La Fed, la Réserve fédérale américaine © TF1/LCISans même attendre sa réunion de mardi, la banque centrale américaine, la Fed, a baissé en urgence dimanche de 3,5 à 3,25% son taux d'escompte, c'est-à-dire le taux de ses prêts aux grandes institutions financières.
Cette intervention en urgence fait suite à la vente au rabais de Bear Stearns, la 5e banque de Wall Street, à sa rivale JP Morgan. Au passage, JPMorgan Chase prévoit de réduire de moitié les effectifs de sa cible, rapporte lundi la chaîne de télévision CNBC. Bear Stearns emploie 14.000 personnes. Cette vente survient à deux jours d'une réunion clé, où la Fed pourrait baisser d'un demi-point ou de trois-quarts de point son principal taux directeur, le taux au jour le jour, qui est actuellement de 3%. Ce dernier taux régit les prêts que les banques se font entre elles.
![]() |
Changement de politique
En outre, la Fed accepte désormais d'aider les banques et les fonds qui ont spéculé sur les crédits immobiliers, après s'être longtemps refusé à le faire. Une nouvelle facilité de crédit leur sera en effet accordée avec largesse dès lundi "pour au moins six mois et pourra être prolongée", a annoncé la réserve fédérale, des mesures sans précédent depuis la crise de 1929.
Le dollar décroche
Le dollar a accéléré sa chute face à l'euro et au yen à cause de l'aggravation de la crise aux Etats-Unis. L'euro a atteint un nouveau pic historique de 1,5905 dollar. La rapide dépréciation du billet vert constitue un sérieux problème pour les pays qui exportent beaucoup vers les Etats-Unis, Japon en tête.
![]() |
L'écroulement de la monnaie américaine face aux principales devises renforce le pouvoir d'achat des investisseurs disposant d'autres monnaies que le dollar. Ces derniers se précipitent vers les marchés des matières premières en raison de la volatilité des Bourses. Résultat : le baril a atteint un nouveau record de 111,42 dollars, lundi dans les échanges électroniques en Asie, après avoir franchi pour la première fois la barre des 111 dollars la semaine dernière à New York.
"L'actuelle crise financière aux Etats-Unis va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale", estime Alan Greenspan, l'ex-président de la banque centrale américaine. "Cette crise laissera de nombreuses victimes", prédit-il. Wall Street s'interroge désormais sur l'identité de cette prochaine victime. Le nom le plus souvent cité est celui de Lehman Brothers.
| Le film de la contagion, mois par mois |
Retour MYTF1



Chargement en cours...





