L'impatience des salariés

le 05 mars 2008 à 08h52 , mis à jour le 05 mars 2008 à 09h00

52% des Français sont préoccupés par leur niveau de salaire, selon un sondage Ipsos pour Les Echos et LCI.

Image d'archivesImage d'archives © TF1/LCI

Le pouvoir d'achat est sans surprise le sujet de préoccupation numéro un des salariés, révèle un sondage Ipsos pour Les Echos et LCI. 52% des Français sont préoccupés par leur niveau de salaire, soit le plus haut niveau depuis 1996. C'est dans la branche publique que les salariés sont les plus inquiets (56%, +4 points comparé à  novembre 2007), alors que dans le privé, le nombre d'inquiet stagne à 50%. Dans l'ordre des préoccupations, viennent ensuite le maintien de l'emploi (27%, -3  points par rapport à 2007) et le temps consacré au travail (17%, +2 points).
 
Le moral des salariés du secteur public est en nette dégradation, marqué par une forte augmentation de sentiments négatifs, comme l'inquiétude (73%, +4 points), le stress (35%, +8 points) et la colère (23%, +4 points). Dans l'ensemble, les salariés du public citent davantage de sentiments négatifs (70%, +8 points) que positifs (63%, -6 points).
 
42% des salariés jugent cependant l'éventualité d'un conflit social improbable là où ils travaillent et 19% impossible, mais 29% la trouvent possible. En cas de conflit, la volonté des salariés d'y participer a progressé, comparé à novembre 2007 (56%, +4 points). Globalement, les salariés citent dans des proportions identiques des sentiments positifs (67%, +3 points) et négatives (67%, +4 points), alors qu'ils  citaient jusqu'à présent davantage de sentiments positifs.

D'après agence
 
Cette étude a été réalisée par téléphone du 15 au 23 février auprès d'un échantillon représentatif de 962 salariés français, constitué selon la méthode des quotas.

le 05 mars 2008 à 08:52
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14 Commentaires

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  • Lolo60, le 06/03/2008 à 09h36

    A Rani: Il y en a marre.Il n'y pas que les retraités moi aussi je gagne 900 euros avec un loyer de 509 euros. 9 euros d'augmentation de loyer au mois de Janvier par contre rien en plus sur ma paie contrairement à vous qui avez eu 1,1 %!

  • Jean, le 05/03/2008 à 17h59

    Vous n'avez qu'à moins consommer et les prix baisseront !

  • Paul, le 05/03/2008 à 15h09

    Un jour "peut-être", les français comprendront l'astuce qui à été utilisée pour leur piquer leur jours de RTT. Trop tard...

  • Michelle, le 05/03/2008 à 13h14

    Certes le pouvoir d'achat s'est dégradé et les français sont excédés par la montée des prix, mais il faudrait reprendre entièrement le système pervers dans lequel nous sommes en boucle depuis 40 ans. Les augmentations des salaires sont immédiatement répercutées sur les prix. On augmente le SMIC et si on ne remonte pas aussi les salaires légèrement au-dessus : il y a encore plus de SMICARDS. De plus si on compare un salarié moyen (souvent des personnes seules)qui ne bénéficie d' aucune allocation et paie 2 mois de son salaire en impôts ne gagne pas plus en final qu'un salarié au SMIC qui ne paie pas d'impôt et qui bénéfie d'un crédit d'impôt et d'allocation logement se retrouvent à égalité en fin de mois. Les premiers ont souvent fait et payé des études difficiles et ont des responsabilités dans leur job : les 1ers sont dégoutés et les seconds jalousent les 1ers qui leur poarazissent des nantis. Chirac, puis Sarkozy ont bien compris le système souvent fustigé dans leur campagne et pourtant ils sont impuissants à le résoudre. Que celui qui a des idées (de vrais vrais idées pour casser ce système le dise). Il faudrait mais je sais que c'est utopique et sujet à révolution, donner un vrai, salaire de base (SMIC)correspondant aux cours de la vie actuelle et qui serait ensuite indexé sur des critères obligatoire selon le poste occupé, les études, l'expérience, puis le mérite aux gens de tous âges et toutes conditions et qu'une retenue à la source pour les impôts soient effectuée directement sur le bulletin de paie en % et supprimer les aides en tout genre qui faussent tout. Pour que les gens soient motivés et reprennent confiance, il faut arrêter de niveler tout par le bas...nous allons nous retrouver dans un pays du tiers monde.

  • Florian Santi, le 05/03/2008 à 13h08

    Je pense que les discussions sur le pouvoir d'achat sont là pour noyer le poisson; la vrai question c'est LE SALAIRE. Le salaire est un tabou en France, ce qui permet aux gens sans scrupules (patrons, salariées, profession libérales) de s'enrichir sur de façon indescente. Lorsque je vois ces grands patrons, piller l'entreprise en toute impunité en s'accordant des bonus et primes de départ dépassant l'entendement je ne vois aucune action des syndicats, pourtant on parle bien de l'argent des employées. Je crois que l'on est tombé dans un modèle de se dire "je ne gagne pas beacoup et bien je vais faire mon possible pour tricher ou gratter tout ce que je peux". Je trouve ce comportement puéril et proche de la mendicité...le vrai fond dans tout ça étant "Est-ce que les français ont vraiment envie de travailler?".

  • Rani, le 05/03/2008 à 13h06

    Et les retraités ? 900 EUROS PAR MOIS ET 500 EUROS DE LOYER? ON FAIT COMMENT ? nous, on ne peut pas faire grève, à part celle de la "faim" ! honteux au 21 ème siècle ! les restos du coeur et les épiceries sociales ont encore de beaux jours devant eux !!!

  • Laeti, le 05/03/2008 à 11h20

    Pour ma part je préfère être positive, ça change quoi d'être négatif ? a part se rendre malade. Même dans la merde pendant des années j'ai toujours été positive, regarder vers l'avant, la roue tourne. et surtout ne compter que sur soi.

  • RESISTANCE, le 05/03/2008 à 10h31

    Plus forte dans le public quand dans le prive ? Il y a pas un problème là ?

  • Jean paul, le 05/03/2008 à 10h25

    Ce qui fait le plus raler la base c'est de voir des capitaux partir dans les paradis fiscaux. Ceux qui les ont, peuvent encore mener une belle vie, meme avec une imposition au niveau de leurs revenus.Ce qui fait raler la base c'est cette somme de 30 a 40 milliards qui rassemble toutes les escroqueries faites en FRANCE, dont certains auteurs ne seront jamis découverts par manque de moyens. cette somme pourrait a elle seule combler le déficit. Voilà ce qui fait mal, quand on se lève de bonheur pour aller travailler, gagner un mois de salaire, et ne rien a voir en bout, quand on a enlevé les frais courants de la vie.Il faut maintenant réagir très vite avant que l on devienne aussi pauvre, dans un pays qui est pourtant très riche encore.

  • TRUFFINET, le 05/03/2008 à 10h14

    Soit une augmentation brute de 1.50% en 2007. Soit une inflation officielle de 2.80% en 2007. Soit une régression d'1,30 point du pouvoir d'achat. En tant que salarié du privé, je suis de ceux qui peste contre cette nouvelle politique patronale, qui consiste à baisser chaque année un peu plus le pouvoir d'achat. Il serait peut-être bon de rappeler que les restrictions budgétaires qu'ils nous imposent se retournent contre eux, notamment au niveau de leur chiffre d'affaires. Pour des gens qui pour la plupart ont fait des études supérieures voire d'économie leur vision à court terme est lamentable.

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