© INTERNEUn nouveau record est tombé mercredi. Le prix du pétrole brut a dépassé pour la première fois cap de 110 dollars le baril pour la première fois, en grimpant jusqu'à 111 dollars jeudi, un nouveau record historique. Le marché du pétrole a une nouvelle fois balayé ses records de la séance précédente, aussi bien à New York qu'à Londres, et continué de repousser plus loin ses sommets, parallèlement à une nouvelle chute du dollar qui pousse les investisseurs vers les marchés de matières premières.
A Londres, le Brent de la mer du Nord, qui est plus lourd et plus souffré que le brut côté à New York et par conséquent généralement un peu moins cher, a lui franchi pour la première fois les 106 dollars le baril, pour inscrire un nouveau record à 106,40 dollars. Depuis plusieurs jours, les seuils symboliques sont tombés les uns après les autres en parallèle sur le marché du pétrole et sur le marché des changes. Du côté des devises, c'est la barre des 1,56 dollar pour un euro qui a été passée pour la première fois depuis l'introduction de la monnaie unique en 1999.
La bourse en berne, l'or hors de prix
Conséquence de ces hausses, les principales places boursières en Europe et aux Etats-Unis étaient en nette baisse jeudi après-midi. En milieu d'après-midi, le Dow Jones perdait 1,71% et le Nasdaq 1,52%, la Bourse de New York ne résistant pas à de nouveaux signes d'une consommation américaine en berne et d'une inflation accrue. Les indices de consommation sont observés à la loupe, car celle-ci compte pour les deux-tiers de la croissance américaine. Or les ventes de détail ont accusé un recul inattendu de 0,6% en février. En Europe, le CAC 40 parisien chutait de 3,05% à la mi-journée, Londres cédait 2,20%, Francfort 2,78% et l'Eurostoxx 50 2,88%.
L'or, qui connaît une ascension continue depuis le début de l'année, a dépassé pour la première fois le seuil très symbolique des 1.000 dollars l'once jeudi, aidé par la dégringolade du dollar, les incertitudes économiques mondiales et la flambée du pétrole. Après avoir pulvérisé le 2 janvier un record historique qui remontait au second choc pétrolier (850 dollars en janvier 1980), le cours au comptant du précieux métal a atteint 1.000,45 dollars l'once un peu avant 16 heures sur le marché londonien.
Ce seuil avait été franchi quelques heures avant sur le marché à terme à New York. Depuis le début de l'année, les cours ont gagné plus de 15%. En 2007, ils s'étaient déjà envolés de plus de 30%. Ce que, en 1923, l'économiste John Keynes appelait "la relique barbare" pour stigmatiser le système de l'étalon-or, trouve particulièrement grâce aux yeux des investisseurs en cette période de fortes incertitudes économiques.Les raisons de l'engouement pour l'or ne manquent pas, en tête desquelles la faiblesse du billet vert.
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