TGV en gare de l'Est, à Paris © TF1/LCIC'était à craindre : pour augmenter les constructions de lignes TGV, les usagers vont devoir mettre la main à la poche. Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, a annoncé mardi que les péages ferroviaires payés par la SNCF pour les TGV allaient augmenter, et que cela aller "certainement" entraîner une hausse des prix des billets.
"Il y aura une augmentation des péages parce que nous avons besoin, dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, de construire assez rapidement environ 2.000 kilomètres de lignes TGV et après 2020 de préparer la construction de 2.500 kilomètres de lignes nouvelles", a justifié Dominique Bussereau sur BFM. "Il faut qu'on régénère le réseau ancien qui sert de plus pour le fret, qui va redémarrer, et les TER", a-t-il poursuivi.
80%? "Un chiffre énorme"
Il a souligné que Réseau ferré de France (RFF), qui supporte le financement de la construction des lignes TGV, était "très endetté" et avait "besoin de plus de ressources". Alors que des informations de presse faisaient état d'une augmentation de 80% du prix du péage payé à RFF pour les TGV, le ministre a jugé ce chiffre "énorme". Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait cde son coté affirmé fin mars n'avoir "jamais entendu parler de ce chiffre". Il a ajouté lundi qu'il n'était "pas possible d'augmenter indéfiniment" les péages.
"Il y a des arbitrages en cours au plus haut niveau de l'Etat", a expliqué Dominique Bussereau, en estimant qu'il ne fallait "pas pénaliser le développement du TGV par des péages trop élevés". "Il faut trouver un équilibre entre une augmentation qui serait ridicule et pénaliserait le développement du TGV (...) et en même temps permettre de financer nos infrastructures", a-t-il ajouté. Quelque 120 millions de voyageurs prennent un billet de TGV chaque année, pour un prix moyen de 47 euros, et 77% d'entre eux voyagent avec une réduction (billets Prems, ID TGV).
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