Jacques Chirac et Bernadette Chirac © LCIS'il n'est plus chef de l'Etat, il n'en est pas moins actif à la tête de sa fondation pour le dialogue des cultures et le développement durable, officiellement lancée le mois dernier. Et pour aider les pays pauvres à faire face à la crise alimentaire, Jacques Chirac prône la multiplication de "financements innovants et stables" à l'image de la taxe sur les billets d'avion initiée sous sa présidence pour lutter contre les grandes pandémies.
L'ancien chef de l'Etat veut faire de la lutte contre ce fléau une "priorité" de sa fondation. Face au "caractère inédit de la crise que nous vivons, la communauté internationale n'a d'autres choix que celui de l'imagination et de la solidarité", écrit-il dans une tribune parue dans Le Monde. Outre le maintien de l'effort d'aide publique au développement à hauteur de 0,7% du PIB, Jacques Chirac juge "vital de dégager des ressources additionnelles par financement innovants" pour favoriser, en particulier, le développement en Afrique.
A l'instar du président de la Banque mondiale Robert Zoellick, Jacques Chirac invite le prochain sommet du G8, qui aura lieu en juillet au Japon, à se pencher sur cette question. Face aux émeutes de la faim, l'ancien président invite par ailleurs le Conseil de sécurité des Nations unies à "prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la déstabilisation des Etats les plus menacés".
D'après agence
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