Paris brûle toujours

Par D'après agence, le 01 avril 2008 à 15h52 , mis à jour le 01 avril 2008 à 17h56

Les prix de l'immobilier ont à nouveau flambé à Paris en 2007 avec une hausse à deux chiffres, à 6360 euros le m2 en moyenne, tandis qu'ils se tassent en banlieue.

agence immobilière acheter louer un appartement vendreImage d'archives © TF1

Malgré la crise, Les prix de l'immobilier ont à nouveau flambé à Paris en 2007 avec une hausse à deux chiffres, à 6.360 euros le m2 en moyenne, tandis qu'ils se tassent dans la petite et la grande couronne de la capitale selon les chiffres des notaires publiés mardi.
 
"Le coup de frein généralisé des prix est devenu plus sélectif", indiquent les notaires. Le ralentissement de l'activité se traduit par des acquéreurs qui "renoncent à leurs projets" immobiliers, confrontés "à des prix jugés prohibitifs" et d'autres qui le diffèrent "dans l'attente d'une baisse escomptée des prix". Ce marché est "entré dans une phase de ralentissement d'activité" au cours des premiers mois de 2008. Les premiers chiffres des notaires pour janvier et février 2008 montrent une baisse de respectivement 4% et 2,5% des transactions. Ces chiffres "confirment et amplifient" la tendance observée en 2007.
 
5000 euros... minimum
 
Dans Paris intro-muros, les prix des logements restent très élevés avec une hausse de 10,5% en 2007 contre 9,7% un an plus tôt. Pour la première fois, la barre des 5000 euros le m2 est dépassée dans tous les arrondissements. Ni la crise financière, ni la baisse du pouvoir d'achat, ni le resserrement des conditions de crédit n'ont, pour le moment, d'impact sur ce marché.
 
A fin 2007, les trois arrondissements les plus chers qui dépassent la barre des 9000 euros/m2 sont le 6e à 9790 euros/m2 (+14,4% sur un an), suivi du 7e à 9260 euros/m2 et le 4e à 9040 euros/m2. Mais c'est le 1er qui connaît la plus forte hausse annuelle, +16,1%, à 8200 euros/m2. Seuls les 8e et 10e arrondissements connaissent des hausses inférieures à 10%. Le moins cher reste le 19e, à 5050 euros/m2. Trois autres arrondissements ne franchissent pas encore la barre des 6000 euros/m2 : le 20e à 5.340 euros/m2, le 10e à 5560 euros/m2 et le 11e à 5970 euros/m2.
 
En petite couronne, les prix des appartements anciens ont augmenté de 1,9% mais ils ont baissé pour le neuf de 4,2%. Pour les maisons, les prix ont augmenté de 1% sur 32395 ventes et baissé de 5,9% pour les 696 transactions enregistrées. C'est en grande couronne parisienne que les ventes immobilières, tous biens confondus, se sont le plus tassées, avec une baisse globale de 2,8%. Un avant goût ce qui pourrait venir dans la capitale?

Par D'après agence le 01 avril 2008 à 15:52
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4 Commentaires

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  • Momone, le 02/04/2008 à 11h03

    Les "Baissiers" (personnes croyant à un crack immobilier et l'ayant annoncé pour 2004, 2005, 2006, 2007 et...2008 et amplement relayés par les médias) ne s'averent donc n'etre que ce qu'ils sont: une bande de bloggers ignorants qui en inquietant une majorité d'acquereurs comme moi les ont empeché d'acheter des biens au moment ou c'etait encore financierement possible. Messieurs, je ne vous dis pas merci!

  • Eric, le 02/04/2008 à 10h38

    Moralité c'est pas dans Paname qu'il faut habiter, mais dans l'Illinois. Pas loin de Chicago, on trouve des maisons à 40 000 euros, le prix d'une belle voiture environ. Qui dit mieux? Elle est pas belle la crise? Une crise c'est une redistribution des cartes, il suffit juste de pas prendre une mauvaise main. Et la mauvaise main en ce moment, c'est l'Europe!

  • Laeti, le 01/04/2008 à 20h01

    C'est comme pour les promotions, on gonfle les prix un peu avant que les soldes arrivent.......

  • Rafo, le 01/04/2008 à 19h14

    Et pendant ce temps, les parasites de l'immobilier qui ont tous, sans exception, intérêt à ce que les prix soient les plus élevés possible (courtiers, agents immobiliers, notaires, syndics, etc...), et qui y parviennent, car ils contrôlent ce marché si juteux d'une façon quasi-mafieuse continuent de se frotter les mains en nous assénant que "c'est comme ça, on y peut rien". Nous non, eux si.

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