Action de protestation des pêcheurs bretons (5 novembre 2007) © TF1/LCIDes pêcheurs en colère contre la réduction des quotas de prises de cabillaud ont symboliquement bloqué les ports de Dunkerque et Calais lundi matin tandis que le port de Boulogne-sur-Mer était entièrement paralysé pendant plusieurs heures. A Boulogne, environ 70 fileyeurs ont bloqué le port de 6 heures à 10 heures du matin. Une partie de la flottille a ensuite repris la mer tandis qu'une autre empêchait la sortie des plaisanciers, accusés par les pêcheurs professionnels de pêcher le cabillaud à leurs dépens.
Le facteur déclencheur de cette montée de tension, qui dure depuis vendredi, semble avoir été une opération de la répression des fraudes menée contre quatre fileyeurs de Boulogne soupçonnés d'avoir vendu du cabillaud en le faisant passer pour un autre poisson. Pour leur défense, les pêcheurs estiment que la réduction des quotas décidée par les 27 pays membres de l'UE pour tenter de reconstituer les stocks de ce poisson victime de la surpêche ne leur permet pas de sortir toute l'année. En décembre, les ministres européens et la Commission s'étaient mis d'accord pour réduire de 9 à 18% ces quotas dans les eaux de l'UE.
Barnier plaide à Bruxelles pour un relèvement des quotas
Précisément, le mouvement des pêcheurs coïncide avec la réunion des ministres de la pêche de l'Union européenne lundi et mardi au Luxembourg. Et le ministre français de la Pêche, Michel Barnier, a d'ores et déjà fait savoir qu'il avait plaidé auprès de la Commission européenne en faveur d'un relèvement du quota de pêche au cabillaud pour son pays.
"Je suis attentif à ce qui se passe à Boulogne-sur-mer, même si je dois dire que je regrette vivement un certain nombre d'actions violentes. On n'a pas besoin de violences, pas besoin de telles actions pour qu'on se comprenne", a déclaré Michel Barnier. Il a rappelé que l'accord sur les quotas de décembre incluait une clause de réexamen au printemps 2008 "en fonction des données scientifiques" sur l'état des stocks de cabillaud en mer du Nord et dans la Manche. "Nous avons fourni des données scientifiques qui doivent normalement permettre d'envisager une réévaluation au moins partielle de ce quota de cabillaud, pour permettre aux marins-pêcheurs de travailler", a-t-il précisé.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




