
Les cours du pétrole ont inscrit de nouveaux records vendredi, le brut léger américain franchissant le seuil de 126 dollars le baril, en hausse de plus de deux dollars sur sa clôture de jeudi, bénéficiant selon des professionnels d'achats spéculatifs et d'envolée des prix des produits distillés. Après avoir fait tomber la barre des 120,121,122,123 et 124 dollars depuis lundi, le marché new-yorkais du brut continue donc sur sa lancée.
"Bien que la demande américaine et des autres pays développés s'affaiblissent, la robuste demande des pays en développement (Chine et Inde en tête, ndlr) et, surtout, l'offre entravée contribuent à propulser les prix du brut coté à New York, et du Brent à des records", ont résumé les analystes de Morgan Stanley. Et ce malgré un regain de vigueur du dollar cette semaine et une augmentation surprise des réserves américaines. Des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et un regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, deuxième producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont servi d'amorce vendredi dernier à cette dernière flambée.
L'approche de la saison des grands déplacements estivaux en voiture risque d'exacerber encore davantage les craintes d'une offre trop limitée par rapport à la demande, notamment car le brut du Nigeria est très apprécié par les Etats-Unis pour être transformer en essence. Par ailleurs, "un autre grand facteur, fréquemment cité en ce moment, est le vif intérêt des fonds d'investissement pour le pétrole, attirés par la rapide appréciation des prix du pétrole cette année", remarque un analyste de la maison de courtage Sucden. "En avril, le retour sur investissement dans le secteur de l'énergie a été de 11,3%, le niveau le plus élevé depuis octobre 2007", ont pointé les analystes de Morgan Stanley.
D'après agence
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