© DRAu début de l'année, Bernard Cadeau, président d'Orpi, le premier réseau en France, avait prédit que "l'année 2008 verrait la fermeture probable de nombreuses agences immobilières", ajoutant "que ce ne serait que justice". La prédiction est en train de se confirmer : nombre d'agences commencent déjà à fermer leurs portes, victimes de la baisse du nombre de transactions. Le net ralentissement de l'immobilier en France a été confirmé fin mai, avec l'annonce d'un effondrement des ventes de logements neufs au premier trimestre (-27,9% sur un an) et une chute du nombre des mises en chantier, selon le ministère de l'Ecologie.
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Profitant d'une période euphorique, avec des prix de l'immobilier qui explosaient un peu partout en France, les agences immobilières se sont multipliées au début des années 2000. Au point de faire tomber la part des transactions de particulier à particulier, une spécificité française, de 50% à 35% du total. En 12 ans, le nombre de "cartes professionnelles" (qui peuvent concerner plusieurs agences) a presque doublé, passant de 17.000 à 30.000, alors que le nombre de transactions réalisées par les agences immobilières ne progressait que de 60% (680.000 contre 420.000), selon des chiffres de la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier).
Pas de scénario catastrophe en vue
Ce sont en priorité ces agences montées depuis quelques années qui sont frappées de plein fouet par la crise. D'autant plus que ces petites structures s'étaient, contrairement à une majorité de professionnels déjà implantés depuis longtemps, spécialisées dans ce qui paraissait alors le plus porteur : les transactions immobilières. Les transactions baissant, elles ne peuvent se reporter sur d'autres activités comme la location ou la gestion de copropriétés... Si le nombre des fermetures augmente mois après mois, cette contraction est donc, au final, vue plutôt comme un assainissement par nombre de professionnels. Par ailleurs, et malgré la morosité du marché, personne en France n'imagine un scénario catastrophe comme en Espagne, où en 2007 quelque 40.000 petites agences immobilières ont fermé leurs portes, soit la moitié du total, selon l'association des agences de propriété immobilière.
A noter toutefois que la contraction du nombre de transactions n'a pour le moment aucune incidence sur les prix. "En tendance nationale, les prix devraient être stables pendant toute l'année 2008", affirme Jean-François Buet, secrétaire général de la FNAIM. Avec toutefois de fortes disparités selon les régions : "une augmentation de 5% pour Paris intra-muros, une stabilité pour l'Ile-de-France et les centres-villes d'agglomérations comme Nantes, des baisses pour des villes moyennes".
D'après agence
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