Mauvaises nouvelles en cascade, Bush se veut rassurant

Par D.H. (avec agence), le 15 juillet 2008 à 18h22 , mis à jour le 15 juillet 2008 à 23h17

Un billet vert au plus bas, des épargnants paniqués, des bourses en chute libre. La crise n'en finit pas. Bush a tenté mardi de rassurer des marchés sur les nerfs.

TF1/LCI : George W. Bush lors d'une allocution sur l'IrakGeorge W. Bush lors d'une allocution sur l'Irak © TF1/LCI

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Panique sur les marchés financiers

En quatre jours, c'est la 7e semaine de baisse consécutive et la troisième séance de forte baisse à Paris. Le CAC a encore cédé mardi 1.96% à 4061 points. Son plus bas niveau depuis plus de 3 ans. Des indices toujours plombés par la santé du secteur financier, notamment aux Etats Unis. L'euro en a profité pour battre un nouveau record mardi en séance. Le billet vert n'a jamais été aussi bas : 1.6038 dollar pour 1 euro. Un record qui ne fait que confirmer une tendance depuis de mois. Seule conséquence positive : le baril de brut a chuté de 9 dollars, autour de 136 dollars.
 
Même nervosité sur les autres marchés financiers, européens et asiatiques. Venue dans la foulée des déclarations pessimistes du président de la Réserve fédérale (lire plus bas) sur la situation difficile que traverse le système bancaire américain, première économie mondiale. Alors que plusieurs établissements sont au bord de la faillite, l'inquiétude des épargnants s'est même transformée en panique, avec une affluence inhabituelle dans les bureaux de change. Et le Dow Jones a clôturé en baisse (à moins de 11.000 points pour la première fois depuis juillet 2006) après une séance mouvementée.

Bush se veut rassurant

D'où le discours du président américain mardi. George W. Bush a déclaré que l'économie américaine traversait une période difficile, mais a assuré avoir confiance dans ses fondations. "Nous traversons une période dure, mais notre économie croît", a dit le président lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. "Nous pouvons avoir confiance dans les fondations à long terme de notre économie", a-t-il dit.
 
Le président Bush a aussi rejeté l'idée de puiser dans les réserves stratégiques de pétrole pour soulager les Américains confrontés aux prix records de l'essence aux Etats-Unis. Ces réserves servent aux "urgences", mais puiser dans les réserves "ne résout pas le problème fondamental", a fait valoir le président américain. Il a enfin réclamé au Congrès de valider rapidement le plan d'aide gouvernemental aux deux géants du refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.
 
"Des marchés financiers fonctionnant bien"
 
Au même moment, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Ben Bernanke, plus prudent, mettait en garde, lors d'une audition au Congrès, contre une "hausse malvenue de l'inflation", tout en annonçant une nette révision à la hausse des prévisions de croissance aux Etats-Unis pour 2008. "En général, une croissance économique saine dépend de marchés financiers fonctionnant bien", a souligné Ben Bernanke dans un discours au Congrès, quelques jours après que la Fed et le Trésor eurent volé au secours des géants du refinancement hypothécaire Fannie Mac et Freddie Mae.
 
Alors que le prix du pétrole et de l'essence est une préoccupation majeure des Américains, le président américain a annoncé lundi la levée de l'interdiction des forages pétroliers au large des Etats-Unis et fait part de la nécessité que le Congrès lève les restrictions relevant du législatif pour que l'exploitation puisse reprendre.

Bush et les grandes questions internationales du moment

A presque six mois de la fin de son mandat, le président américain a aussi été mardi interrogé sur les grandes questions internationales du moment, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan ou le Soudan. Il a réaffirmé son opposition aux calendriers "artificiels" de retrait des troupes d'Irak et répété que tout retrait devait dépendre des conditions sur le terrain. "Je rejette fortement les calendriers artificiels de retrait" des troupes américaines d'Irak, a-t-il dit. Ce serait "arbitraire", a-t-il ajouté. Dans l'immédiat, "les Irakiens nous ont invités à rester mais ils partagent notre objectif de retrait de nos troupes" à terme, a-t-il précisé. Les Etats-Unis comptent aujourd'hui quelque 150.000 militaires en Irak.

(D'après agence)
Par D.H. (avec agence) le 15 juillet 2008 à 18:22
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4 Commentaires

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  • Max, le 16/07/2008 à 00h45

    Si Bush est rassuré, ça m'inquiète...

  • Crysis, le 15/07/2008 à 21h59

    Est-ce l'aube d'une crise majeur aux USA?

  • PATRICK, le 15/07/2008 à 21h02

    Ceux sont vos guerres qui plombent l'économie mister bush Combien de milliards de dollars pour continuer à saccager l'IRAK

  • Mojorisin, le 15/07/2008 à 20h04

    Après moi le déluge....

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