3 à 5 milliards de recettes en moins

le 10 juillet 2008 à 07h19 , mis à jour le 10 juillet 2008 à 07h23

Cette "moins-value" s'explique par une baisse des recettes de l'impôt sur les sociétés et de l'impôt sur le revenu, selon Eric Woerth.

TF1-LCI, Eric WoerthEric Woerth © LCI

La révision à la baisse des perspectives de  croissance de la France pour 2008, entre 1,7 et 2% selon le gouvernement, risque  d'entraîner une perte de recettes fiscales de l'Etat de l'ordre de 3 à 5  milliards d'euros, a indiqué mercredi le ministre du Budget, Eric Woerth. Dans la loi de finances initiale 2008, adoptée à la fin de l'année dernière,  le gouvernement tablait sur une croissance comprise entre 2 et 2,5%. Le budget  lui-même a été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25%. Il a depuis été  contraint de revoir cette prévision à la baisse en raison de l'impact de la  crise financière sur l'activité économique mondiale et française.
 
Selon Erich Woerth, auditionné dans la soirée par la commission des Finances de l'Assemblée nationale avant le prochain débat d'orientation budgétaire, cette  "moins-value" par rapport à la loi de finances initiale pour 2008 proviendrait  d'une baisse des recettes de l'impôt sur les sociétés (1 à 3 milliards d'euros)  et de l'impôt sur le revenu (IR - de 1,5 à 2 milliards). Le ministre du Budget et des Comptes publics a toutefois assuré que le  gouvernement avait "pour objectif de respecter les montants" votés par le  Parlement pour le budget 2008.

Inflation 2008 "autour de 3%"
 
Si elle se confirme, cette moins-value de recettes fiscales pour l'Etat  serait compensée par une partie des crédits traditionnellement "gelés" au titre  de la "réserve de précaution". "Environ la moitié des crédits mis en réserve,  soit de l'ordre de 3 milliards d'euros, pourrait faire l'objet d'une annulation", a estimé Eric Woerth.

Interrogé par les députés au sujet de la flambée de l'inflation, qui  complique beaucoup la donne budgétaire et les prévisions économiques sur lesquelles elle se fonde, le ministre a estimé que le taux d'inflation s'établirait en moyenne en 2008 "autour de 3%". Or la dernière prévision de croissance officielle du gouvernement, en avril,  était fondée sur une inflation de seulement 2,2% pour cette année. Pour 2009, Bercy a retenu une hypothèse d'inflation de 2,0%, puis 1,75% en  2010 et 2011.
 
D'après agence

le 10 juillet 2008 à 07:19
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