Paris perd des plumes

Par , le 01 juillet 2008 à 12h17 , mis à jour le 01 juillet 2008 à 18h29

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse mardi, l'indice CAC 40 lâchant 2,11% pour atteindre un nouveau plus bas niveau de clôture depuis le début de l'année

Salle des marchés Salle des marchés © TF1/LCI

La Bourse de Paris a terminé en nette baisse mardi, l'indice CAC 40 lâchant 2,11% pour atteindre un nouveau plus bas niveau de clôture depuis le début de l'année, l'entame du second semestre ne permettant pas de trouver de nouveaux acheteurs.

L'indice vedette a reculé de 93,64 points à 4.341,21 points, dans un volume d'échanges étoffé de 5,71 milliards d'euros, au lendemain d'une hausse de 0,85%. Le CAC 40 a entamé sa baisse dès l'ouverture et flirté avec le seuil des 4.300 points vers 11 heures (-2,88% à 4.307,09 points), avant que la publication aux Etats-Unis d'indicateurs moins mauvais qu'attendu ne limite un peu ses pertes dans l'après-midi, au premier jour du second semestre de l'année.

"On a eu des vagues de vendeurs importantes ce matin, puis les statistiques américaines qui sont sorties un peu mieux que prévu sont venues apporter une petite vague d'acheteurs", avec une légère reprise de l'activité industrielle en juin (indice ISM), a expliqué à l'AFP Yves Marçais, vendeur institutionnel chez Global Equities.

Rumeurs en série 

Tout au long de la journée, le marché a dû faire face à de nombreuses rumeurs, notamment des inquiétudes sur la possibilité d'une attaque contre l'Iran ou de nouvelles "histoires bancaires", a ajouté le vendeur. Les investisseurs attendent également l'intervention jeudi de Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, sur les taux directeurs, ce
qui "n'incite pas les gens à acheter maintenant". France Télécom (+2,41% à 19,16 euros) a nagé à contre-courant du marché tout au long de la séance. "Les seules valeurs en hausse sont les valeurs de la téléphonie, refuge classique", puisque le secteur ne souffre d'"aucun effet matière première ou dollar", a expliqué un vendeur d'actions.

BNP Paribas (-2,76% à 55,95 euros), Crédit Agricole (-4,70% à 12,37 euros), Dexia (-4,04% à 9,74 euros) et Société Générale (-2,98% à 53,64 euros) ont de nouveau pesé sur l'indice, affectées par les rumeurs d'avertissement sur résultats entourant Deutsche Bank et UBS. Michelin (+0,59% à 45,91 euros) est passé dans le positif en fin de séance, après avoir annoncé une nouvelle hausse des prix de ses pneumatiques en Amérique du nord à partir du 1er septembre.

Pernod Ricard (-6,4% à 64,98 euros) a été violemment attaqué sur fond d'inquiétudes pour le secteur des spiritueux, l'américain Fortune Brands ayant revu à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires. Gaz de France (-0,07% à 40,85 euros) a affirmé, par la voix de son PDG Jean-François Cirelli, que si les prix du pétrole dépassaient durablement les 140 dollars le baril, les tarifs réglementés du gaz continueraient à augmenter. Renault (-2,02% à 51,05 euros) et Peugeot (-3,60% à 33,25 euros), déjà en forte baisse en juin, ont encore reculé sous la pression de l'annonce du numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal de la volonté d'augmenter ses tarifs. TF1 (-7,06% à 9,88 euros) a dégringolé en même temps que sa part d'audience, qui a reculé de trois points à 27,5% sur un an, selon l'institut Médiamétrie.

Par Olivier Levard le 01 juillet 2008 à 12:17
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14 Commentaires

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  • Ufo, le 01/07/2008 à 16h34

    L'echeance du 21 decembre 2012 s'approche et ce n'est que le debut ,a ce train la catastrophe est imminente d'ici quelques temps on va en voir de plus belle chutes!!!!!!!!!!!!!

  • Bertrand, le 01/07/2008 à 16h34

    On est foutu...

  • Florian, le 01/07/2008 à 16h33

    Pas fous les courtiers! Ils savent que depuis minuit, c'est la France qui préside l'Europe, donc faut investir ailleurs pour les 6 prochains mois. Si Sarkozy fait autant de bien à l'Europe qu'il est en train de le faire en France, moi je vais investir aux USA.

  • Arthur, le 01/07/2008 à 14h50

    Voilà le capitalisme dans toute sa splendeur, ce sont les rumeurs qui dirigent le monde, vivement la fin de l'ère humaine.

  • Euzenot-furiga, le 01/07/2008 à 14h38

    La bourse fête, dans l'euphorie, l'arrivée de la présidence française à l'UE.

  • MANU, le 01/07/2008 à 14h34

    C'est vraiment ridicule !! quand on voit des valeurs comme bouygues qui chutent alors que son action est sous évalué de 30 % par rapport à ses actifs et qu'il fait plus de la moitié de son CA à l'étranger et notamment dans les pays émergents qui eux ont une forte demande de routes (partie COLAS et SCREG) de communication (BOUYGUES TELECOM et SECORAIL pour les trains) de génie civil (avec BOUYGUES CONSTRUCTION). on voit bien par cela que la bourse n'est vraiment pas logique et repose plus sur des sentiments primaires de l'homme que de la réalité économique.

  • Picsou, le 01/07/2008 à 14h28

    Ca va bientôt être le moment d'acheter, pourvu que ça baisse encore un peu

  • GILBERT, le 01/07/2008 à 13h41

    Le plus surprenant sont les commentaires sur l'actualité boursiére en marge de la bourse. En la lisant de façon régulière ont s'aperçoit qu'elle est aussi fiable que les prévisions météo qui varient de jour en jour au point que nous ne savons pas si nos météorologues savent encore ou est situé le nord et s'il n'y a pas déjà inversion de nos poles magnétiques. Les prévisions boursières semblent totalement déconnectées de la valeur des entreprises et de leur évolution à deux ou trois ans : seules subsistent la spéculation au jour le jour en fonction du prix du pétrole qui lui même fait l'objet de la part des spécialistes de prévisions tout à fait contradictoires. La Bourse est devenu un jeu de hasard ce qui est en contradiction totale avec l'économie et le capitalisme. Que dire des effets des médias de toutes natures : que celui qui en doute regarde l'évolution de la S.G. qui a subbit un scandale historique et celui du CREDIT AGRICOLE. Les deux valeurs ne valent pas plus l'une que l'autre en matière de valeur boursière. La spéculation en matière boursière serait-elle la même que celle en matière pérolière ? Le capitalisme risque fort de scier la branche sur laquelle il est assis.

  • Lmi, le 01/07/2008 à 13h33

    C'est tout simplement un crack

  • Bruno, le 01/07/2008 à 13h26

    LA bourse salut l'arrviée de bling bling cuouac couac a la présidence de l'Europe et ne lui accorde aucun crédit ! C'est clair net et precis !

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