Fillon : une bourrasque, pas la tempête

Par , le 18 août 2008 à 17h19 , mis à jour le 18 août 2008 à 22h53

Lors de son point presse après la réunion d'urgence du gouvernement, le premier ministre a voulu rassurer sur la santé de l'économie française.

Fillon © DR

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L'analyse d'Eric Revel

Le tableau économique français n'est pas encore noir, selon François Fillon. Lors de son point presse après la réunion d'urgence du gouvernement, le premier ministre a voulu rassurer sur la santé de l'économie. Un chiffre de l'Insee avait semé le trouble jeudi : la France a enregistré au deuxième trimestre un recul de son PIB de 0,3% au deuxième trimestre.
 
François Fillon a répondu en deux temps. D'abord, en tempérant cette mauvaise nouvelle : "L'estimation de croissance émise par l'Insee n'est pas une surprise. Elle est le reflet français d'un ralentissement mondial", a expliqué le premier ministre. "Je ne considère pas qu'il soit raisonnable de parler de récession", a-t-il ajouté : "C'est sur l'ensemble de l'année qu'il faut juger".

François Fillon a ensuite valorisé d'autres indicateurs, au vert, comme le nombre de création d'entreprise en France ou le recours au crédit. "Je dis la vérité aux français depuis 15 mois. Et même parfois avec un peu d'excès...", a répondu François Fillon à l'opposition qui l'accuse de cacher la gravité de la situation aux français et faisant sans doute référence à ce qui était passé pour une gaffe il y a maintenant un an, lorsqu'il avait parlé d'un Etat "en situation de faillite".
 
Quelle réaction du gouvernement?
 
Le gouvernement avait prévenu : il n'y aurait pas d'annonces de nouvelles mesures ce lundi. François Fillon s'en est expliqué en affirmant que la France n'a "pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel". Sans employer le terme maudit de "rigueur", il a toutefois concédé que pour tenir ses objectifs budgétaires la France devrait tenir les cordons de sa bourse. "Nous ne transigerons pas sur les dépenses", a promis François Fillon.

Tout en promettant pour septembre de prochaines mesures sur la "nouvelle" prime à la cuve et une aide pour les transports négociée avec les syndicats, le premier ministre à préféré rappeler les réformes "de structure" déjà engagées par le gouvernement, des réformes qui devraient porter leurs fruits "à moyen terme". Pressé d'agir avec les autres pays de l'Union Européenne, le chef du gouvernement français a évoqué l'échéance du prochain sommet des ministres des Finances de l'UE, les 12 et 13 septembre à Nice, pour y aborder cette question. "Nous avons un espace économique commun, une monnaie commune" et cela rend une coordination "indispensable", a-t-il plaidé.

Répondant à la presse, il a par ailleurs affirmé que l'objectif de croissance pour 2008, entre 1,7% et 2%, sera ajusté lors de la présentation du budget 2009 à l'automne, et a maintenu l'objectif de déficit public de 2008, fixé à 2,5% du PIB, alors que celui de 2009 pourrait être révisé. L'économie française devrait échapper de peu à la récession mais la croissance du PIB ne dépasserait guère 1% cette année, selon une enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France.

Par Olivier Levard le 18 août 2008 à 17:19
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23 Commentaires

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  • Xtia, le 18/08/2008 à 21h51

    Eh ! ce n'est que le d"but d'un long coup de vent digne de ravager l'économie Française

  • Seb, le 18/08/2008 à 20h35

    Le mot (RECESSION) me fait peur !!!!!!

  • Jean-jacques, le 18/08/2008 à 19h19

    Je pay 650e de loyer je touche 1300 e de retraite par mois mon epouse touche rien apres avoir elever 4 enfants sans avoir travailler q uoi faire fillion que du blabla

  • Kangooroux, le 18/08/2008 à 18h45

    "Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien..."

  • Yoyo, le 18/08/2008 à 18h44

    La demission du gouvernement est indispensable.dans une societe lorsque l'on ne fait ses objectifs on prend la porte.

  • Pandore, le 18/08/2008 à 18h39

    Que le gouvernement soit de gauche ou de droite, la situation actuelle est bien le fait d'un ralentissement mondial. Tout gouvernement aurait a coeur de trouver une solution. Alors ne critiquons pas ce que bien d'autres n'arriveraient pas à faire aussi et faisons confiance à l'équipe en place

  • Louis, le 18/08/2008 à 18h34

    Que de "génies" en puissance dans ces commentaires! Heureusement, si on n'a pas d'argent, on a encore la "gueule" pour rouspéter en France. Tout le monde n'a pas cette chance!

  • Frederic, le 18/08/2008 à 18h29

    Que l'Etat commence par donner enfin l'exemple : - Combien coûte un déplacement du Président SARKOZY en province souivent pour une ou deux heures ? ( quelques centaines de policiers...avions...voiture présidentielle amenée en avion .... etc.. - Combien coutent les réceptions permanentes et cocktails dans les Ministères et à l'Elysée ? - Combien coûte la surveillance des deux résidences d'été du Président de la République ? - Combien coutent les déplacements des Ministres ?... - Combien coûtent les missions inutiles des parlementaires hors de France et qui ne servent absolument à rien ? ( souvent effectués comme par hasard en période de vacances ) - Combien coûte un Député ou un Sénateur ?avec tous les avantages y attachés . - Que coûtent les logements de fonction des parlementires .....Ministres ou autres serviteurs de l'Etat? Et il faudrait que les Français se serrent la ceinture alors que tous ces messieurs profitent des ors et trésors de la République et ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils coutent à l'Etat et par voie de cnséquence aux contribuables . Il est temps que cela cesse .Mais en ont-ils vraiment la volonté ce n'est pas certain ETC.....ETC.....

  • JM, le 18/08/2008 à 18h24

    Encore de belles paroles de la part de nos dirigeans devant une situation catastrophique.

  • Bruno, le 18/08/2008 à 18h24

    Tout va tres bien madame la marquise ! Il n'y a rien a faire ! Encore des incompétents qui vont nous expliquer qu'ils n'y peuvent rien comme d'habitude...L'esprit de la France est mort depuis l'election de Sarkozy, il faut faire comme les autres, aucune imagination rien de rien... Nous sommes devenus des moutons et ce sont bien sur les petits qui trinquent pour cette politique de regression sociale...

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