Traders devant des écrans d'ordinateur © TF1/LCI| La déclaration de Christine Lagarde |
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Le gouvernement belge a annoncé mardi soir avoir approuvé la création d'une "bad bank" pour isoler les actifs financiers à risques de Dexia et protéger ses autres activités, concrétisant ainsi le démantèlement en cours de la banque franco-belge.
Publié le 04/10/2011
Dans 24 heures, Dexia sera fixée sur son sort
Le ministre de l'Economie François Baroin estime mercredi que la banque franco-belge, en grande difficulté, ne pourra pas conserver sa structure actuelle. Il confirme la piste CDC pour reprendre une partie des activités de Dexia.
Publié le 05/10/2011
La France et la Belgique soutiendront Dexia, menacée de démantèlement
A l'issue d'un conseil d'administration marathon, la banque sauvée de la faillite en 2008 a ouvert la voie à de nouvelles cessions et alliances pour résoudre ses "problèmes structurels". Si elle était démantelée, cette banque serait la première européenne victime de la crise de la dette.
Publié le 04/10/2011
Dexia supprime 665 postes de plus, la France touchée
La banque franco-belge annonce qu'elle supprimera 665 postes supplémentaires dans le cadre de nouvelles mesures d'économies. La Belgique, le Luxembourg et la France sont concernés.
Publié le 15/09/2010
![]() |
La crise financière est bel et bien aux portes de l'Europe. Après la nationalisation partielle de Fortis, après la crise B&B au Royaume-Uni, la prochaine victime sera-t-elle Dexia ? Leader mondial du financement des collectivités locales, le groupe franco-belge est fragilisé depuis le début de la crise par les difficultés de FSA, sa filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit qui a accumulé près d'un milliard de dollars de pertes sur les trois derniers trimestres. Or, Le Figaro assure que le groupe s'apprête à lancer prochainement une augmentation de capital afin de "reconstituer ses fonds propres et rassurer les marchés". Des informations qui ont fait aussitôt chuter le titre en Bourse, lequel accusait une baisse de 23% à 7,04 euros vers 11h30 après avoir touché 6,62 euros, un plus bas depuis la création du groupe à la fin des années 1990.
Dexia, qui a annoncé la semaine passée tabler sur des pertes d'environ 350 millions d'euros liées à son exposition sur Lehman Brothers, la banque d'investissement américaine qui vient de déposer son bilan, s'est refusé jusqu'à présent à tout commentaire sur ces informations du Figaro ; un porte-parole a simplement réitéré que la situation de liquidité de Dexia était "tout à fait saine" et que les événements récents autour de son concurrent Fortis n'avaient aucun impact sur celle-ci. Le groupe assure qu'il continue d'évaluer une réponse à la crise financière et que son conseil d'administration en discutera à nouveau à partir de 18 heures, après l'avoir déjà fait la veille à la lumière des événements du week-end.
Les gouvernements montent au créneau
Pourtant, après Fortis, les gouvernements se tiennent prêts à intervenir sur le cas Dexia. Le ministre belge des Finances Didier Reynders s'est dit prêt lundi à apporter son aide. A sa suite, Christine Lagarde a assuré que la Caisse des dépôts "prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire" de Dexia, rappelant en outre qu'il n'y avait "pas de risque" pour les déposants français puisque "Dexia n'a pas de déposants en France".
Actuellement, les grands actionnaires de Dexia, les belges Arcofin, Holding Communal et Ethias ainsi que la Caisse des dépôts française (et sa filiale CNP) détiennent 51,9% de son capital. A elle seule, la Caisse des dépôts, considérée comme le "bras financier" de l'Etat (elle gère au total plusieurs dizaines de milliards d'euros, investis notamment dans les plus grands groupes français), détient environ 11%.
D'après agence
Retour MYTF1
Dexia : la Belgique approuve la création d'une "bad bank"
Chargement en cours...




