Après Fortis, Dexia ?

le 29 septembre 2008 à 12h45 , mis à jour le 29 septembre 2008 à 14h02

La banque franco-belge voit son titre chuter sur fond d'inquiétudes pour ses liquidités. La Caisse des dépôts "prendra ses responsabilités", assure Christine Lagarde.

Traders devant des écrans d'ordinateurTraders devant des écrans d'ordinateur © TF1/LCI

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La déclaration de Christine Lagarde
 
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La crise financière est bel et bien aux portes de l'Europe. Après la nationalisation partielle de Fortis, après la crise B&B au Royaume-Uni, la prochaine victime sera-t-elle Dexia ? Leader mondial du financement des collectivités locales, le groupe franco-belge est fragilisé depuis le début de la crise par les difficultés de FSA, sa filiale américaine spécialisée dans le rehaussement de crédit qui a accumulé près d'un milliard de dollars de pertes sur les trois derniers trimestres. Or, Le Figaro assure que le groupe s'apprête à  lancer prochainement une augmentation de capital afin de "reconstituer ses fonds propres et rassurer les marchés". Des informations qui ont fait aussitôt chuter le titre en Bourse, lequel accusait une baisse de 23% à 7,04 euros vers 11h30 après avoir touché 6,62 euros, un plus bas depuis la création du groupe à la fin des années 1990.

Dexia, qui a annoncé la semaine passée tabler sur des pertes d'environ 350 millions d'euros liées à son exposition sur Lehman Brothers, la banque d'investissement américaine qui vient de déposer son bilan,  s'est refusé jusqu'à présent à tout commentaire sur ces informations du Figaro ; un porte-parole a simplement réitéré que la situation de liquidité de Dexia était "tout à fait saine" et que les événements récents autour de son concurrent Fortis n'avaient aucun impact sur celle-ci. Le groupe assure qu'il continue d'évaluer une réponse à la crise financière et que son conseil d'administration en discutera à nouveau à partir de 18 heures, après l'avoir déjà fait la veille à la lumière des événements du week-end.

Les gouvernements montent au créneau

Pourtant, après Fortis, les gouvernements se tiennent prêts à intervenir sur le cas Dexia. Le ministre belge des Finances Didier Reynders s'est dit prêt lundi à  apporter son aide. A sa suite, Christine Lagarde a assuré que la Caisse des dépôts "prendra ses  responsabilités en tant qu'actionnaire" de Dexia, rappelant en outre qu'il n'y avait "pas de risque" pour les déposants français puisque "Dexia n'a pas de déposants en France".

Actuellement, les grands actionnaires de Dexia, les belges Arcofin, Holding Communal et Ethias ainsi que la Caisse des dépôts française (et sa filiale CNP) détiennent 51,9% de son capital. A elle seule, la Caisse des dépôts, considérée comme le "bras financier" de l'Etat (elle gère au total plusieurs dizaines de milliards d'euros, investis  notamment dans les plus grands groupes français),  détient environ 11%.

D'après agence

le 29 septembre 2008 à 12:45
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