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Paris, score historique. Londres, score historique. Madrid, score historique. Milan, score historique. Les places boursières européennes ont toutes clôturé, vendredi, dans l'euphorie avec des hausses record, rassurées par le plan de sauvetage américain annoncé la veille.
A Paris, le CAC 40 a ainsi fini à +9,27% (gagnant 367,01 points à 4.324,87 points), soit sa plus forte progression quotidienne depuis la création de l'indice il y a 20 ans ! Le précédent record à la hausse en une séance datait du 14 mars 2003, où la bourse avait regagné 7,25%, après la baisse qui avait suivi l'invasion américaine en Irak. A Londres, idem. Le Footsie-100 a pris 8,84% (à 5.311,30 points), une hausse record en une séance. A Francfort, le Dax a fait un joli bond de 5,56% (à 6.189,53 points). A Madrid, l'indice vedette Ibex-35 a terminé à +8,71% (à 11.557,9 points), un score historique aussi. A Milan, l'indice phare SP/Mib a fini sur une hausse, historique là encore, de 8,62% (à 27.877 points). Les Bourses nordiques ont également enregistré des hausses hors normes : Helsinki a bondi de 9,73%, Stockholm de 8,24%, Oslo de 8,86% et Copenhague de 6,81%. La Bourse suisse a pris 6,07% et l'AEX d'Amsterdam 8,58%. Encore un chiffre spectaculaire : l'action de la banque UBS a clôturé à Zurich sur une hausse vertigineuse de 33,66% à 21 francs suisses.
Noyer promet les liquidités nécessaires
Outre-Atlantique, même topo. Les Bourses de Sao Paulo et de Buenos Aires ont enregistré vendredi des hausses record en clôture de respectivement 9,7% et 10,24%. Quant à la Bourse de New York, elle a terminé en fanfare une semaine pleine de rebondissements. Le Dow Jones a repris 3,35% et le Nasdaq 3,40%, au lendemain l'annonce jeudi, par le Trésor américain et la Réserve fédérale, de l'ouverture de discussions avec le Congrès sur un "vaste plan" afin d'aider les banques à se débarrasser des actifs à risque accumulés pendant la dernière bulle immobilière. Des discussions qui pourraient démarrer dès la fin de la semaine prochaine. En attendant, Goldman Sachs et Morgan Stanley, les deux seules grandes banques d'investissement américaines à avoir résisté, pour l'instant, à la tempête, recommandent chacune à leurs clients d'acheter des titres de l'autre, tandis que George Bush a prévenu que le plan comportait des risques pour l'argent du contribuable (lire notre article).
Se félicitant que les autorités américaines aient pris la situation de leur système bancaire en main "de façon déterminante", le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré vendredi sur LCI que les banques centrales allaient injecter des liquidités dans le système bancaire autant que nécessaire. Il a souligné que la situation des banques européennes n'était en rien comparable avec celle des banques américaines. Il a enfin indiqué que l'Autorité des marchés financiers était "en train de décider un durcissement de ses règles" sur les ventes à découvert.
L'AMF interdit les ventes à découvert sur les financières
A son tour, l'Autorité des Marchés financiers a annoncé vendredi l'interdiction momentanée des ventes à découvert et la transparence sur ce type de positions "courtes" sur les valeurs du secteur financier. Dans la matinée, l'AMF avait publié un communiqué rappelant à l'ordre les investisseurs sur le respect des délais de trois jours de livraisons de titres, sans toutefois interdire, comme Londres et New York, la pratique de ces ventes à découvert.
Ce durcissement de position du régulateur français s'inscrit dans un souci de coordination avec l'ensemble des autorités boursières et financières en Europe. Le président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a estimé vendredi soir que les ventes à découvert étaient de la spéculation pure et qu'il serait bon de les interdire momentanément.
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