Bush plaide pour le plan Paulson, encore et malgré tout

le 30 septembre 2008 à 16h32 , mis à jour le 30 septembre 2008 à 22h31

S'exprimant depuis la Maison Blanche au lendemain du rejet du plan de sauvetage des banques par la Chambre des représentants, il a plaidé pour une action résolue.

George W. Bush plaidant pour le plan Paulson (30 septembre 2008)George W. Bush plaidant pour le plan Paulson (30 septembre 2008) © TF1/LCI

LCI picto cliquez regardez
L'allocution de George W. Bush

Les cotations en direct
en cliquant ici

L'économie américaine a besoin d'une action résolue, a déclaré mardi George W. Bush depuis la Maison Blanche, au lendemain du rejet du plan mis au point par le secrétaire au Trésor Henry Paulson. Un rejet à une courte majorité, par 228 voix contre et 205 pour à la Chambre des représentants, dont le président américain a assuré toutefois qu'il ne signifie pas "la fin" des efforts de son administration pour faire adopter son projet de sauvetage des banques.

"La réalité, c'est que nous sommes dans une situation urgente, dont les conséquences seront pires chaque jour si nous n'agissons pas", a-t-il averti. "Mais je promets aux citoyens (américains) et aux citoyens du monde que ce n'est pas la fin du processus législatif. Mon administration va continuer à travailler étroitement avec les dirigeants des deux partis", républicain et démocrate au Congrès, a-t-il assuré. "Le moment est critique pour notre économie et nous avons besoin d'une législation qui traite des actifs en difficulté (et) permette à l'économie américaine de se remettre en marche. Si notre pays continue sur cette tendance, les dégâts économiques seront douloureux et durables".

Wall Street remonte après sa chute de lundi

Un conseiller de Bush a déclaré de son côté que la Maison Blanche avait commencé à étudier "des petits changements" pour faire pencher certains parlementaires en faveur du projet. Des républicains de la Chambre ont exprimé en particulier leur opposition à de telles dépenses juste avant les élections du 4 novembre. Le sénateur démocrate John Kerry a lui indiqué que le Sénat pourrait commencer à étudier le plan rejeté lundi dès mercredi, sans attendre que celui-ci soit approuvé par la chambre des représentants.

Il est vrai que le temps presse sur les marchés : dans ce contexte de crise, le coût du crédit est de plus en plus élevé. Pendant que le président américain s'exprimait, le taux interbancaire au jour le jour (fed funds) flambait à 7% alors que la Réserve fédérale en a fixé l'objectif à 2%. Le discours de Bush semble néanmoins en phase avec l'attitude des marchés. Ceux-ci semblent en effet garder l'espoir que le plan Paulson soit finalement voté. Les valeurs américaines ont d'ailleurs clôturé en hausse mardi (lire notre article) après la dégringolade de lundi consécutive au rejet du plan.

D'après agence

le 30 septembre 2008 à 16:32
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

2 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Iparaitke, le 30/09/2008 à 17h12

    Pourquoi ne pas rendre heureux une partie de la populaiton américaine en leur donnant purement et simplement les logemenst dans lesquels ils habitaient. Ces mêmes banques qui considéraient que les citoyens n'étaient pas assez endettés et qui ont organisé la flambée des prix de l'immobilier ces trente dernières années. Je pense qu'assez d'argent a été gagné pour le rendre maintenant à ces pauvres gens. Et d'ailleurs pourquoi s'arréter en si bon chemin !

  • Fanfan, le 30/09/2008 à 17h12

    Que l'administration américaine commence par faire payer ceux qui ont fauté,qui se sont gavé et qui ont mis le monde entier dans la pétrasse et son plan passera,encore faut-il le vouloir!!!!!!!!!

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience