Salle de marchés boursiers © TF1/LCI
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Après les marchés du vieux continent, la Bourse de New York a ouvert en forte hausse vendredi, sur sa lancée de la veille, stimulée par l'intervention des autorités américaines qui visent à limiter les conséquences de la crise financière: le Dow Jones gagnait 2,55% et le Nasdaq 5,23%. Mettant un terme à une semaine catastrophique, les Bourses européennes étaient en délire vendredi en début d'après-midi, avec des hausses allant jusqu'à 8%, dopées par la perspective d'une intervention massive des pouvoirs publics aux Etats-Unis pour combattre la crise financière.
Vers 15 heures 30 heures à Paris, elles affichaient des hausses comprises entre 5% et 8%, avec des pointes à plus de 20% en Russie. Les Bourses du continent étaient littéralement propulsées par la flambée des valeurs financières, en déroute ces derniers jours et dorénavant renforcées par un retour de la confiance après l'annonce d'un plan de sauvetage du gouvernement américain visant à aider les banques à se débarrasser de leurs actifs à risque. A Paris, le CAC 40, très mal en point ces derniers jours, grimpait de 7,95% à 4.272 points.
Les craintes demeurent
Après une série de mesures qui n'avaient pas suffi à rassurer, dont le sauvetage de l'assureur américain AIG et d'abondantes injections de liquidités, les autorités américaines semblent avoir réussi à rétablir un peu de confiance sur les marchés boursiers avec un nouveau plan. Il s'agirait d'aider les banques à se débarrasser de leurs actifs à risque, accumulés pendant la dernière bulle immobilière. Selon la presse américaine, le dispositif rappellerait celui imaginé pendant les années 1980 après l'effondrement de centaines de caisses d'épargne. Le secrétaire au Trésor Henry Paulson a évoqué vendredi un plan gouvernemental à plusieurs "centaines de milliards" de dollars. "Il faut que cela soit suffisamment gros pour faire une vraie différence et aller au coeur du problème", a-t-il estimé. L'influent sénateur Richard Shelby parle même de 1.000 milliards de dollars.
"Les avantages (d'une telle solution) pourraient être substantiels. En déversant tous les déchets toxiques dans un seul silo, le climat de suspicion qui a conduit aux problèmes de refinancement des banques devrait se dissiper", estimait à Paris Rob Carnell, économiste de la banque ING. Le financier George Soros s'est montré moins optimiste. Même si "le marché continue à fonctionner", "en revanche, le fait nouveau depuis quelques jours, c'est que la possibilité d'un éclatement du système existe", affirme-t-il, conséquence de "l'idéologie du laisser-faire et de l'autorégulation" qu'il qualifie "d'intégrisme de marché".
L'espoir d'un plan d'envergure avait déjà fait rebondir Wall Street jeudi soir et a dopé les places asiatiques vendredi. A la clôture, l'indice Nikkei 225 de la Bourse de Tokyo s'affichait en hausse de 3,76%, après avoir atteint la veille son plus bas niveau en plus de trois ans. En France, le président Sarkozy, silencieux depuis lundi sur le dossier, a indiqué qu'il se prononcerait jeudi prochain sur la crise financière : lire notre article.
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