© AFPAlors que le plan de sauvetage des banques américaines était en difficulté mardi soir au Congrès américain face à l'hostilité de nombreux parlementaires, le FBI entre dans la danse funeste en ouvrant une enquête pour fraude à l'encontre des géants américains de la finance Lehman Brothers, AIG, Fannie Mae et Freddie Mac. Une nouvelle qui ne rassure pas des places financières mondiales toujours en repli.
"Désinformation"
Selon la chaîne américaine CNN, les deux géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, récemment placés sous la tutelle de l'Etat, sont concernés par l'enquête diligentée par le FBI, qui vise 26 entreprises de Wall Street. L'enquête vise, selon CNN, à déterminer si les responsables de ces entreprises ont eu une quelconque responsabilité dans le sort des institutions financières ces dernières semaines via une "désinformation". Après la mise sous tutelle de "Fannie" et "Freddie", les autorités américaines ont pris la décision historique de nationaliser l'ex-numéro un mondial de l'assurance AIG, tandis que la banque d'affaires Lehman Brothers a déposé son bilan devant l'intransigeance des pouvoirs publics.
"Cela ne va pas marcher"
Pendant qu'à New York les dirigeants de la planète évoquaient à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU la crise qui secoue les marchés financiers (lire notre article), un influent sénateur démocrate a jugé que le plan préparé par l'administration Bush n'était pas "acceptable" en l'état. "Cela ne va pas marcher", a ainsi déclaré le président de la commission bancaire du Sénat, le démocrate Chris Dodd, à propos du plan du secrétaire au Trésor, Henry Paulson, qui prévoit de débloquer 700 milliards de dollars afin d'éponger les créances douteuses accumulées par les banques dans l'immobilier. Plusieurs heures d'audition avec M. Paulson et le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, n'y ont rien fait. Malgré la tornade financière qui souffle depuis dix jours, le démocrate Jack Reed a regretté que "le contribuable doive assumer le risque de décisions désastreuses prises par des individus fortement rémunérés à Wall Street". Tentant de rassurer, le patron de la banque centrale américaine Ben Bernanke s'est quant à lui dit convaincu de l'efficacité du plan de sauvetage.
Sur les marchés, l'euphorie qui avait accueilli vendredi l'annonce du plan de sauvetage américain a laissé place aux interrogations devant les discussions du Congrès. Après une ouverture en hausse prudente, Wall Street a perdu 1,47% à la clôture. Les marchés asiatiques -à l'exception de Tokyo fermé mardi- ont perdu du terrain, Shanghai reculant de 1,56%. Londres a perdu 1,91%, Francfort 0,64% et Paris 1,98%.
(D'après agence)
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