Un été 2008 pas si pourri

Par , le 01 septembre 2008 à 17h00 , mis à jour le 01 septembre 2008 à 18h32

La saison estivale 2008, devrait être "un cru tout à fait acceptable" selon le secrétaire d'Etat au tourisme. Un bilan qui vient contredire des études pessimistes

Sur la plage à Marseille (3 août 2008)Sur la plage à Marseille (3 août 2008) © TF1/LCI

Le bilan sonne comme un soulagement. La saison d'été devrait s'avérer un "cru tout à fait acceptable" malgré un contexte économique et une météo peu favorables, se situant dans "la moyenne des années précédentes", selon un premier constat présenté lundi par le secrétaire d'Etat au Tourisme Hervé Novelli.
 
 Les touristes français "semblent cependant avoir fait un certain nombre d'arbitrages en termes de consommation sur leur lieu de vacances qui ont pesé sur leurs dépenses de restauration et de loisirs", précise ce bilan établi par l'Insee, le Crédoc et la Direction du Tourisme.
 
Sur juillet et août, la fréquentation des hébergements touristiques marchands devrait se situer dans une fourchette de -0,7% à +0,5%, par rapport à celle des mêmes mois de 2007. Sur l'ensemble du territoire, le gouvernement relève "un léger recul" de l'hôtellerie, (entre -0,5% et -1,5%), mais une "stabilité" des campings et une hausse (entre +3% et +1%) pour les résidences de tourisme et de vacances. Les locations meublées devraient connaître une légère baisse. Les restaurateurs, en revanche, sont les premiers à faire les frais d'un pouvoir d'achat en berne. Certains d'entre eux déclarent une baisse de leur activité de 56% en juillet et 49% en août.
 
Un effet ch'ti dans le Nord

Des disparités sont à noter entre les régions. A la recherche de soleil, de nombreux vacanciers se sont tournés vers la Côte d'Azur. A l'inverse, la Bretagne a pâti d'un temps maussade. La région Nord a bénéficié de l'effet "Bienvenu chez les Ch'tis".
 
L'été 2008 devrait être globalement marqué par une stabilité de la fréquentation des touristes étrangers, avec des évolutions contrastées selon les nationalités. Si la fréquentation des touristes américains, échaudés par l'euro fort, a baissé, tout comme celle des Chinois, boudant la France par rapport aux Jeux olympiques et des Japonais, dont la situation économique est difficile, l'afflux de visiteurs provenant de Russie, du Proche et Moyen-Orient, des Européens de l'Est ainsi que d'Amérique du Sud s'est accru. La fréquentation des touristes provenant des pays voisins de la France, en particulier Pays-Bas, Belgique, Italie, Allemagne, est restée stable.
 
Pour Hervé Novelli, la saison ne sera "certes pas exceptionnelle", mais pas non plus "catastrophique" contrairement à des "annonces intempestives" faite par des analystes. Une façon de faire contrecarrer  les bilans touristiques plutôt pessimistes réalisés par des cabinets privés. Les perspectives pour septembre "apparaissent encourageantes" et pour les mois qui viennent, les professionnels "affichent une confiance pour l'activité du secteur". Avec près de 82 millions de visiteurs étrangers en 2007, la France est restée la première destination touristique au monde, mais ne se classe que troisième, derrière les Etats-Unis et l'Espagne, en termes de recettes intérieures générées par le tourisme.

Près d'un Français sur deux n'est pas parti en vacances

Selon l'étude publiée lundi par le Crédoc, 48% des français ne sont pas parti en vacances depuis un an. La moitié d'entre eux évoquent une faute de moyens financiers. A peine un tiers des  Français percevant moins de 900 euros par mois sont partis en vacances au cours  des douze derniers mois, contre 83% des hauts revenus (supérieurs à 3.100 euros  par mois).
Mais "les Français tiennent trop à leurs vacances pour y renoncer" et "ils  sont prêts à faire beaucoup de concessions pour partir malgré tout", note l'étude. Le malaise des Français vis-à-vis de leur pouvoir d'achat n'a pas trop freiné leur projet d'évasion puisque 52% des Français sont partis en vacances au cours  des douze derniers mois, un peu moins qu'en 2006 (56%).
Plus d'un quart des Français ont mis spécialement de l'argent de côté pour  financer leur départ en vacances, et parmi eux, 59% ont choisi de se restreindre  sur leurs loisirs et sorties et 40% sur l'habillement. 54% des partants ont trouvé l'astuce pour "partir moins cher": 29% d'entre partent hors saison, 24% réservent longtemps à l'avance et 18% optent pour des  formules de séjours "tout compris". 15% sont restés moins longtemps, 14% ont choisi une compagnie à bas coûts et  13% des partants ont guetté une promotion de dernière minute.

(D'après agence)

Par le 01 septembre 2008 à 17:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Économie
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience