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le 06 octobre 2008 à 16h10 , mis à jour le 06 octobre 2008 à 21h27

Nicolas Sarkozy a reçu lundi après-midi les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises alors que la crise financière s'aggrave en Europe.

Nicolas Sarkozy s'exprimant sur le perron de l'Elysée à propos de la crise financière (6 octobre 2008)Nicolas Sarkozy s'exprimant sur le perron de l'Elysée à propos de la crise financière (6 octobre 2008) © TF1/LCI

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Sarkozy : "l'Europe protègera ses épargnants"
 

Le 30 septembre déjà, alors que la crise financière s'installait en Europe, Nicolas Sarkozy avait réuni à l'Elysée les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises. Désormais, la crise s'aggrave, BNP Paribas, l'une des plus grandes banques d'Europe, a confirmé qu'elle allait prendre le contrôle du bancassureur en difficulté Fortis en Belgique et au Luxembourg ; tous les pays européens doivent intervenir les uns après les autres et annoncer des mesures exceptionnelles, notamment pour garantir les dépôts des particuliers... et un deuxième sommet de crise a eu lieu lundi après-midi à l'Elysée. A l'issue de cette rencontre, le président de la Fédération bancaire française, Georges Pauget, a affirmé que la situation des banques et des assureurs était "complexe" mais faisait "l'objet d'une coordination étroite entre les acteurs publics, les acteurs privés, les assureurs et les banquiers". "Nous avons avancé dans le domaine de la solvabilité des établissements, de la liquidité pour garantir le financement de l'économie", a déclaré Georges Pauget, également directeur général du Crédit agricole. Selon lui, "des réunions régulières" de ce type auront lieu avec le président Sarkozy, "compte tenu du caractère évolutif" de la crise.

Cette réunion de crise a été précédée d'une intervention du chef de l'Etat sur le perron de l'Elysée, dont il a tenu à souligner qu'elle était  "commune" aux 27 membres de l'UE, et au cours de laquelle il a tenté de rassurer en affirmant que "les gouvernements des 27 pays de l'UE" sont "unis, solidaires et déterminés" face à la crise et que "chacun d'entre nous prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier, que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques  centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs  renforcés de protection des dépôts". Soulignant une nouvelle fois qu'à l'heure actuelle, "aucun déposant dans les banques de nos pays n'a subi de pertes", il a réaffirmé "la nécessité d'une coordination et d'une coopération étroites".

"Rester calme, avoir du sang froid"
 
Une déclaration dans le droit fil de celle qu'il avait faite, le matin-même, en marge d'une visite à l'usine Renault de Sandouville : "Il faut garder le cap, rester calme, avoir du sang-froid et, s'agissant de la France, les choses se passent le plus calmement possible (...) Nous avons pris des décisions samedi". Une référence au mini-sommet qui avait réuni samedi à Paris les représentants européens du G8 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie), ainsi que Trichet, Barroso et le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe. Lors de ce sommet, ils s'étaient engagés à tout faire pour soutenir leurs banques en difficulté et avaient réclamé la convocation d'un sommet international en vue d'une réforme "réelle et complète" du système financier mondial. Pour Nicolas Sarkozy, "mon travail maintenant c'est de faire en sorte que les 23 autres européens adoptent les mêmes décisions que celles que nous avons adoptées à sept". Le Conseil européen des 15 et 16 octobre en sera l'occasion.

Après la réunion de crise avec les banquiers et assureurs, Nicolas Sarkozy a reçu le Premier ministre de Belgique, Yves Leterme. Ce dernier a annoncé que des "initiatives" allaient être prises "dans les jours qui viennent" pour "renforcer" le groupe bancaire franco-belge Dexia. "Sur les éléments fondamentaux du groupe Dexia, il n'y a pas vraiment de craintes à avoir, c'est un problème temporaire. Nous sommes résolus à faire face ensemble, le gouvernement belge et le gouvernement français, à ses problèmes", a affirmé Yves Leterme. A l'Elysée, on a fait état d'un consensus franco-belge sur le choix du futur management de Dexia qui succèdera au président français Pierre Richard et à l'administrateur délégué belge Axel Miller, tous deux démissionnaires. Sa nomination devrait être annoncée "dès que possible", a-t-on dit, en précisant qu'il viendrait de l'extérieur. "Ensuite, on définira très rapidement les décisions stratégiques qui doivent être prises pour que Dexia se redresse", a-t-on ajouté à l'Elysée.

D'après agences

le 06 octobre 2008 à 16:10
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