Xavier Bertrand © LCIEn pleine tempête financière et alors que les observateurs s'interrogent sur les marges de manœuvre de la France pour relancer son économie, le ministre du Travail Xavier Bertrand se veut rassurant. Dans une interview au Parisien Aujourd'hui dimanche, il garantit que les mesures annoncées pour combattre la crise financière ne vont pas creuser le déficit, mais empêcher le gouvernement de "le réduire aussi vite que nous le voulions".
"La France tient, et tiendra, ses engagements"
Le ministre cite comme exemples de la capacité de Paris à "anticiper et réagir immédiatement, les 22 milliards que nous venons de débloquer pour les PME (...) ou encore le financement de 30.000 logements". Quant aux critères du pacte de stabilité de Maastricht, Xavier Bertrand réitère la position gouvernementale : "La France tient, et tiendra, ses engagements" en la matière. Ces propos ont d'ailleurs été étayés par les déclarations du secrétaire général de l'Elysée dimanche matin sur Europe 1 (regardez un extrait vidéo de l'interview). "Nous sommes dans des circonstances exceptionnelles et un certain nombre d'Etats, d'ailleurs, se trouvent en situation de dépassement de la règle du respect des 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB. La France n'est pas dans cette situation", déclare Claude Guéant. De fait, les quatre grandes puissances européennes réunies samedi à l'Elysée ont reconnu la possibilité d'assouplir l'application des règles du pacte de stabilité européen en raison de ces circonstances exceptionnelles. Mais, "qu'il y ait la reconnaissance de cette possibilité ne signifie pas que la France s'engage dans cette voie", précise Claude Guéant.
Par ailleurs, concernant l'encadrement des rémunérations des dirigeants, et notamment celles des "parachutes dorés", le ministre du Travail réaffirme la volonté du gouvernement de voir durcir les règles. "Les tergiversations ont assez duré. Les responsables patronaux doivent s'engager: pas question que se reproduisent les quelques situations scandaleuses qu'on a pu constater par le passé. Ce qui est en jeu, c'est la confiance dans le capitalisme. C'est aussi une question d'exemplarité", dit-il. A ce titre, Nicolas Sarkozy a demandé aux organisations patronales de lui présenter avant mardi leurs propositions sur l'encadrement des rémunérations des dirigeants, ce que le Medef doit faire lundi.
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