
Le marasme économique, la récession, la crise de longue durée minent les marchés financiers. Les banques rassurées, ce sont désormais les conséquences de la crise financière qui inquiètent. Les Bourses asiatiques replongeaient dans l'abîme jeudi, dans le sillage de Wall Street, qui a connu mercredi sa pire séance en plus de vingt ans, dans un marché paniqué devant la détérioration de l'économie américaine. A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a dévissé de 11,41% en clôture, la deuxième pire chute de son histoire. Les autres marchés d'Asie subissaient la même descente aux enfers. En Europe, même tableau : Paris, Londres, Amsterdam ou encore Madrid ont ouvert dans le rouge, le CAC40 perdant plus de 5% dès les premières minutes. A 16h30, le CAC perdait encore plus de 5%.
"C'est clairement la panique et celle-ci va durer. Les marchés d'actions ont fondamentalement changé", avance Clifford Bennett, économiste en chef chez Sonray Capital Markets à Melbourne, qui exhorte ses clients à s'abstenir de s'exposer en Bourse. "Vous n'avez pas besoin de monter dans un train qui peut s'écraser brutalement n'importe quand", a-t-il conseillé. Les dirigeants européens réunis mercredi en sommet se sont mis d'accord pour demander la tenue d'un sommet mondial d'ici la fin de l'année afin de réformer le système financier, renforçant un peu plus la pression sur les Etats-Unis. Washington, d'abord réticent, est désormais d'accord sur le principe. Le G8 s'est dit favorable à une telle réunion de haut niveau "dans un avenir proche".
De son côté, Wall Street a ouvert en légère hausse, le Dow Jones gagnant 0,13% et le Nasdaq 0,80%. Dans la matinée, le marché avançait prudemment après avoir connu sa pire séance en plus de vingt ans mercredi, où il a paniqué devant la détérioration de l'économie américaine, plus que jamais au bord de la récession. Les indices se sont en effet effondrés en fin de séance, pour finir sur une chute de 7,87% pour le Dow Jones, la plus forte depuis octobre 1987. Le Nasdaq a de son côté abandonné 8,47%. "On a eu quelques bons chiffres économiques : les prix à la consommation étaient du bon côté, signes de désinflation, et non d'inflation, et aussi les demandes d'allocations chômage", dont le nombre a baissé pour la deuxième semaine d'affilée, a indiqué Peter Cardillo, d'Avalon Partners. D'où l'ouverture de Wall Street dans le vert. Mais la confiance reste extrêmement fragile.
D'après agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...




