Voici le plan de sauvetage à l'européenne

Par , le 12 octobre 2008 à 20h45 , mis à jour le 13 octobre 2008 à 15h42

Lors d'une réunion d'urgence à l'Elysée dimanche, l'Eurogroupe a convenu d'un plan d'action "commun".

Eurogroupe crise financièreLes chefs d'Etat et de gouvernement des pays de la zone euro, réunis au Palais de l'Elysée à Paris dimanche © TF1
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La réponse des Européens

Ce que devrait être le plan français

 

Face au plan Paulson américain, après les essais trop abstraits du G4, du G7 Finances et du G20, et avant la réouverture des marchés lundi matin, traumatisés par la pire semaine de leur histoire, les yeux étaient rivés dimanche vers l'Eugroupe, réuni en urgence à l'Elysée. Au terme de 3 heures de discussion, les 15 chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se sont mis d'accord sur un plan "commun" concret. Une série de mesures qui "traitent de toutes les dimensions de la crise" et "qui seront mises en oeuvre" dès lundi, simultanément en France, Allemagne, Italie "et d'autres", a assuré Nicolas Sarkozy. En France, cela s'est fait lors d'un Conseil des ministres exceptionnel suivi d'une allocution solennelle du président (Voir les mesures annoncées par Sarkozy).

Voici les points principaux de ce plan, annoncés dimanche soir par Nicolas Sarkozy, Jose-Manuel Barroso, Jean-Claude Juncker et Jean-Claude Trichet, après le sommet :

  • Le mot d'ordre : un cadre commun, coordonné, mais des application spécifiques, nationales. Le plan tient compte des flexibilités nationales mais qu'il s'agit bien d'un "plan commun".
  • Les Etats membres de l'Eurogroupe vont notamment garantir les crédits interbancaires (*)pour une période temporaire, jusqu'au 31 décembre 2009. L'idée est de débloquer les crédits aux particuliers et aux entreprises en faisant revenir les liquidités, les fonds propres, des banques.
  • Ces garanties données par les Etats auront une durée de 5 ans et seront payantes pour les banques, rémunérées selon les taux du marché.
  • Recapitalisations possibles : les Etats membres de la zone euro qui le souhaitent pourront entrer au capital des banques, pour les empêcher de faire faillite.
  • Les managers défaillants des banques seront sanctionnés : "il y aura des responsables qui devront assumer leurs responsabilités" dans la crise financière internationale, "il y aura des remises en cause et des changements".
  • L'Eurogroupe a obtenu l'accord de la Grande-Bretagne sur une modification des normes comptables qui sera proposée au Conseil européen mercredi.
  • Et le Conseil européen des 15 et 16 octobre étudiera la mise en place d'un dispositif pour gérer la crise en commun : la création d'un régulateur européen.
  • Essayer de convaincre les Américains de tenir un sommet mondial pour refonder le système financier.
  • La BCE a pris de nombreuses mesures importantes et précoces, elle ne donc peut pas aller beaucoup plus loin que les mesures qu'elle a prises ces derniers jours, dit Trichet. 

"Nous avons adopté une boite à outils à la disposition des Etats membres", a résumé le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. "Nous n'avons pas le droit d'échouer et nous n'échouerons pas", a-t-il ajouté. Une action "exemplaire", selon Jean-Claude Trichet. "Ce (dimanche) soir, ce devait être l'heure de l'Europe qui affiche son unité. Demain, ce sera l'heure de chaque nation qui tirera les conséquences de ce que l'Europe a décidé", selon Nicolas Sarkozy. Ce plan à l'européenne est inspiré de la solution britannique. Gordon Brown, dont le pays ne fait pas partie de l'Eurogroupe, a d'ailleurs été reçu dimanche à l'Elysée avant la réunion et a même été invité à exposer le plan anglais en début de sommet.

(*) Le blocage des crédits interbancaires est au coeur de la crise. Par manque de liquidités, manque de confiance désormais entre elles et peur des faillites, les banques ne se prêtent plus entre elles. Celles qui ne trouvent pas les fonds nécessaires pour équilibrer leurs comptes peuvent très rapidement se retrouver en difficultés comme cela s'est produit pour plusieurs établissements européens.

Par Diane Heurtaut le 12 octobre 2008 à 20:45
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27 Commentaires

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  • Etel, le 13/10/2008 à 09h04

    Un ouvrier, un employé enfin tout citoyen lambda qui commet une faute peut être licencié pour faute lourde sans indemnité, sans préavis pourquoi ne pas agir de la même façon pour les dirigeants des banques des assurances et de toutes les dirigeants des grandes sociétés publics ? à quand un plan de sauvetage pour les français et leur pouvoir d'achat, l'état a mentit en nous disant depuis un an que les caisses étaient vides !!!

  • Jerem, le 13/10/2008 à 09h02

    Je vois ici bcp d'enfant gatté qui parle de nouveau pauvre sans n'avoir jamais vu la moindre misére. Sarko fait du mieu qu il peut et je le felicite. Plutot que de tjs critiquer le moidre de ses gestes, la gauche serai plus avisé de reflechir à des meusures constructives. Et pour finir, arretont de critiquer ce systeme qui a permis au monde (à la france aussi) de prospérer pendant de multiples années. Préférez vous le communisme??????? Je crois qu'il a fait ses preuves aussi..

  • Loran, le 13/10/2008 à 09h00

    A force de nous faire des plans de sauvetage, il finira bien par nous en faire un qui tombera à la fin de la crise Boursière. Le CAC va rebondir de 5% à l'ouverture, c'est un rebond technique car le Nasdaq a terminé vert.Dans les semaines qui viennent il pourra aller jusqu'a 3700, mais il faudrait qu'il dépasse les 4000 pour parler de nouvelle hausse. Le cassage des 3000 points invaliderais tout ca.

  • Daniel, le 13/10/2008 à 08h13

    Que fait-on des paradis fiscaux (Banques Suisse, Monaco............la il y a de l'argent)

  • JGH, le 13/10/2008 à 08h08

    Il est grave de constater que ce sont les mêmes hauts responsable politiques, qui, en raison de l'absence de tout contrôle efficace des marchés financiers de leurs parts et du surendettment colosale qu'ils ont fait subir à leur états réciproques, sont, en partie, responsables de la situation économique actuelle, qui nous présentent maintenant leur plan de sauvetage..

  • Pascal, le 13/10/2008 à 07h39

    Bien sur que les responsables devront etre sanctionnés, quant un petit patron fait des erreurs de gestion dans son entreprise, c'est lui mêmes qui trinque; Alors ceux qui de part leur grosse responsabilités touchent de grosses rémunérations doivent sauter à la première erreur et sans parachute cette fois ci.

  • Jean Bon, le 13/10/2008 à 07h36

    J'ai personnellement travaillé dans les salles de marché d'une grande banque à Paris. J'ai constaté que les traders avaient un revenu de l'ordre de 30.000 euros / mois pour un travail qui consiste à choisir une position (achat/vente de dérivés). Est-ce que ce plan de refinancement va mettre un terme à ces rémunérations délirantes? Je suis sûr que rien ne va changer... et les contribuables seront heureux de voir que l'argent public sert notamment à financer des jeunes de 30 ans qui jouent sur des écrans d'ordinateurs et créent du risque systémique.

  • Lala, le 13/10/2008 à 07h21

    Je vois que le gouvernement ce bouge pour les banques par contre pour les petits contribuable qui ont du mal à finir les fins de mois sont toujours mis de côtés. Décidément il faut être dans le gouvernement ou dans une grosse institution pour ce faire écouter et Aidé. Je suis d'accord Mr sarkozy diminuait votre salaire et ceux de vos ministres et tout ira mieux pour certain il faut équilibrer les classes amooins que vous vouliez que ce soit une France de riche et de l'autre côtés une France de pauvre en fait nous revenons au temps des rois!!

  • Camille, le 13/10/2008 à 07h13

    Nous pourrons juger de la sincérité de ce plan au vu du nombre de têtes de responsables qui tomberont.

  • Charles marlot, le 13/10/2008 à 07h03

    Ok pour les managers defaillants qui seront sanctiones! et si il en etait de meme pour les gouvernants incapables de mener a bien une politique economique et sociale?

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