Après les propos de Guaino, Fillon et l'UMP font l'article de l'Union

le 03 octobre 2008 à 12h44 , mis à jour le 03 octobre 2008 à 17h22

Réunie à Antibes, l'UMP a prôné vendredi une réponse européenne "coordonnée" à la crise, dans le respect de Maastricht, après les déclarations du conseiller du président.

François Fillon journées parlementaires UMP AntibesFrançois Fillon © DR

Eric Woerth avait commencé le travail de reprise en main du dossier dès jeudi, à l'ouverture des journées parlementaires de l'UMP à Antibes (lire notre article). François Fillon a à son tour décidé de reprendre la main vendredi, alors que la veille le conseiller spécial de l'Elysée Henri Guaino avait semé le trouble dans les rangs de l'UMP en déclarant que, dans un contexte de crise financière, les critères d'appartenance à l'euro, qui interdisent un déficit supérieur à 3% du PIB, n'étaient "temporairement" pas "la priorité des priorités". Et Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire du PS François Hollande, n'a pas tardé a dénoncer la "cacophonie" et les propos "inconsidérés" d'Henri Guaino, tandis que Ségolène Royal critiquait le retard pris par l'UE pour élaborer un plan d'urgence face à la crise financière, évoquant la décision unilatérale de l'Irlande de protéger ses banques.

Le Premier ministre a donc remis vendredi les pendules à l'heure sur l'assainissement budgétaire, affirmant que l'objectif était d'avoir un déficit public "proche de zéro" en 2012, malgré une conjoncture qui "n'est pas favorable", pour "ne pas trahir les engagements européens" de la France. Les critères de Maastricht prévoient notamment un déficit public contenu sous la barre des 3% du PIB.

Larcher : "Le respect des critères de Maastricht, c'est un principe"

"Nous tenons la dépense publique", a-t-il assuré lors du discours de clôture des journées d'Antibes, après avoir estimé que le monde était "au bord du gouffre" par la faute d'un système financier international qu'il a qualifié d'"irresponsable". Justifiant ainsi la tenue samedi à Paris d'un mini-sommet européen autour de Nicolas Sarkozy. Ce dernier, a afirmé François Fillon, "rappellera qu'il n'y aura de sortie à cette crise que collective". "Il proposera à l'Europe de sécuriser ses systèmes bancaires, de dégeler le crédit et de coordonner sa stratégie économique et monétaire", a-t-il ajouté, réaffirmant que l'Etat interviendra "à chaque fois que ce sera nécessaire" pour sécuriser le système bancaire. 

D'autres ténors de l'UMP ont aussi soutenu, vendredi à Antibes, l'idée d'une réponse européenne "coordonnée" à la crise, dans le respect des engagements de Maastricht, remis en question par Henri Guaino. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a soutenu "sans réserve l'idée d'une réponse coordonnée avec les grand Européens du G8 à la crise". Et "le respect des critères de Maastricht, c'est un principe, a-t-il ajouté. S'ils devaient être modifiés, ce serait ensemble". Il a aussi proposé la création d'un "groupe d'unité parlementaire" pour "réfléchir aux voies et moyens" pour surmonter la crise financière.

Pour Pierre Lellouche, "la réponse à cette grave crise c'est pas d'indiquer qu'on va tout laisser filer (les déficits,ndlr) aux quatre vents". "Il serait déraisonnable de répondre à la crise en disant qu'il faut accroître la douleur pour les générations suivantes, en envoyant aux autres Européens que c'est chacun pour sa peau", a ajouté le député de Paris. "Que certains, ceux qui étaient contre Maastricht, profitent de cette crise sévère, profonde, et incertaine, pour voir une victoire posthume sur le dos d'emplois perdus, c'est pour le moins irresponsable", a estimé pour sa part le député et ancien ministre chiraquien, François Baroin.

Sarkozy annule son discours devant les jeunes apprentis à Paris

Nicolas Sarkozy a annulé le discours qu'il devait prononcer vendredi matin sur l'apprentissage lors des premières Rencontres européennes des jeunes apprentis à Paris pour préparer le mini-sommet européen de samedi, a annoncé le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli. "Le président de la République m'a dit qu'il était en communications téléphoniques répétées avec un certain nombre de chefs d'Etat et de gouvernement pour préparer très soigneusement la réunion" des quatre pays européens du G8 samedi après-midi sur la crise financière, a déclaré à la presse M. Novelli. "Il ne peut donc pas s'extraire" de ces préparatifs, a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat devait prononcer à 10H30 un discours sur l'apprentissage. Quand sa venue a été annoncée aux jeunes - plus de 12.000 selon les organisateurs - rassemblés au Palais omnisports de Paris-Bercy (POPB), son nom a été copieusement hué par une bonne partie de la salle, a constaté une journaliste de l'AFP. Le secrétaire d'Etat au Commerce s'est refusé à faire le lien entre ces huées et l'annulation de la venue du président. "Vous connaissez les jeunes", a-t-il déclaré.

le 03 octobre 2008 à 12:44
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22 Commentaires

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  • Claudine, le 03/10/2008 à 15h43

    Alors voila : des critiques, tzoujours des critiques ! vous qui faites ces commentaires il ne faut pas copier sur le PS voyons. Au lieu de critiquer, donner des idées. Vraiment vous n´aidez pas la France. C´est ce que font aussi les "chefs" su PS!!!! . Aider plutôt le gouvernement, même si vous êtes contre, là il faut laisser ses états d´âmes personnels et essayer d´ Iaider. Si vous n´avez pas compris cela alors je doute de votre intelligence. Que ce soit Nicolas Sarkosy qui gouverne ce n´est pas le problème, il suffit de se mettre tous ensemble afin de surmonter cette crise. Alors soyez raisonnable et calmez vous. Claudine

  • Furfande, le 03/10/2008 à 15h26

    Plan Paulson et Maastrich La réaction qui est de continuer à sacraliser les critères de Maastricht tout en souhaitant l'adoption du Plan Paulson est paradoxale. Les Etats Unis en fait subventionnent leurs banques , et leur économie et baissent les taux de façon à stimuler l'économie américaine, et on pense en Europe pouvoir limiter la récession alors que la BCE maintient des taux élevés et que l'on prétend limiter le déficit. Bravo à ceux qui ont trouvé la quadrature du cercle

  • Florent, le 03/10/2008 à 15h16

    Ce qui est abérrant dans tous les commentaires des internautes, c'est la mauvaise foi!!! Remettre tout en cause à cause d'une mauvaise conjoncture et d'une crise internationale que la France a jusqu'à présent su limiter les dégats grâce à une bonne politique du président. et puis n'oublier pas que cette crise n'était pas dans son programme, donc à un moment ou un autre il faut s'adapter à une conjoncture aujourd'hui défavorable mais qui surement demain en sera tout autre et là tout le monde encencera Sarko!!! C'est toujours comme ça, quand ca va mal il faut un coupable, mais ce même coupable ne sera jamais responsable lorque tout ira bien...

  • Preselle, le 03/10/2008 à 15h06

    Oui c'est vrai, vous avez raison chers Bruno et Alain. Il aurait mieux valu continuer de creuser les déficits et la dette en augmentant encore plus des dépenses publiques déjà gargantuesques. On s'en serait sûrement mieux portés !.... Quand je lis des commentaires comme les vôtres je suis franchement heureux d'avoir un premier ministre comme Fillon plutôt que les démagos irresponsables à qui vous octroyez votre confiance.

  • Cris, le 03/10/2008 à 14h24

    Une chose que je ne comprends pas ils disent que c est la recession mis ils envoyent des militaires en afganistan en afrique jouer aux cow boys a nos frais

  • Francis, le 03/10/2008 à 14h20

    L'unite national avec un president de la republique qui restreint le pouvoir d'achat et lui s'augmente le budget de l'elysee pour 2009 de 11%

  • Gérard, le 03/10/2008 à 14h13

    M. Bruno de St Jean ..... est bien placé pour donner des leçons d'unité ... Que fait la gauche actuellement qui n'arrive pas à s'entendre entre leaders. Alors vous croyez sans doute qu'ils pourraient mieux faire que le gouvernement actuel !!!!!

  • Regis, le 03/10/2008 à 14h03

    Unité? solidarité? laissez moi rire, aujourdhui c'est chacun pour soi ....... moi je ne suis bon qu'a payer pour les autres, je n'ai droit a rien, "vous gagnez trop monsieur..." alors pour ma part, je garde mes billes pour moi, que chacun se debrouille !

  • TNT, le 03/10/2008 à 13h56

    Le budget de l'Élysée va être augmenté de 11 %... Visiblement, ce n'est pas la crise pour tout le monde !!!

  • GILBERT, le 03/10/2008 à 13h54

    Bien que je ne sois jamais publié (ce qui ne me gêne pas car je pense qu'il est facile de collationner tout ce que j'ai pu écrire tant sur le pole politique que financier) je m'aperçois que j'ai eu raison dans la majorité de mes interventions. La encore la gauche va se faire des gorges chaudes sur les risques du capitalisme. En fait ce n'est que comme dans tous les domaines un excès conduit aux extrêmes qui eux représentent des actions, faits ou résultats tout à fait nuisibles à ce qu'ils avaient à l'origine pour défendre. Un encadrement et une surveillance est nécessaire. Les règles doivent être respectés. Le capitalisme est à l'origine indispensable car il reflète une conception humaine d'abord se défendre soit et sa famille par contre le législateur doit y mettre des barrières et redistribuer une partie à ceux qui ne pourraient s'en sortir par eux-mêmes. Mais la aussi cela conduit à ceux qui méritent d'être aidés et ceux qui utilisent le système et le détruise. Ensuite dans les pays riches les enfants s'habituent à la facilité et à la sécurité et la apparaissent les pays émergeants et leur population qui eux se battent pour vivre mieux. Le socialisme à la base est une catastrophe car il s'appuie sur une mutualisation dès le départ de ceux qui travaillent pour ceux qui veulent profiter. Le problème des banques est autre chose dans tout système elles sont indispensables et si le travail de distribution de crédit est bien fait les résultats ne peuvent être que bénéfiques pour actionnnaires, déposants, emprunteurs. Malheureusement la promotion aux résultats amènent dirigeants, cadres et personnel commercial à faire n'importe quoi. La surveillance des crédits qui est sous la responsabilité des services engagements des Ets financiers doivent être compétents, solides et écoutés des cadres dirigeants à la tête de la Direction Générale et du Conseil d'administration. Au CREDIT LYONNAIS cela n'a pas été le cas et les résultats on les connait.

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