Wall Street au plus bas, le CAC dévisse

le 09 octobre 2008 à 07h15 , mis à jour le 09 octobre 2008 à 22h50

A New York, le Dow Jones a perdu jeudi 7,33%, passant sous les 9000 points, son plus bas niveau depuis juin 2003. A Paris, le CAC 40 a perdu 1,55%.

Fébrilité sur les marchés : évokution du Dax à la Bourse de Francfort (7 octobre 2008)Image d'archives © www.abacapress.com

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Trop beau pour être vrai... Après avoir laissé croire à un rebond la plus grande partie de la journée de jeudi, le CAC 40 s'était stabilisé dans l'après-midi avant de dévisser dans les derniers échanges. L'indice a finalement perdu 1,55%, à 3.442,70 points, son plus bas depuis le 27 novembre 2003. Depuis le début de la semaine, le CAC a perdu 15,64%.

Un calme tendu régnait également jeudi sur les autres Bourses de la planète après l'appel au calme des responsables internationaux et à la veille de grands rendez-vous financiers à Washington. Le Footsie-100, l'indice vedette de la Bourse de Londres, est passé dans le rouge à une heure de la clôture, cédant 1,21%, alors qu'à Francfort, le Dax a perdu 2,53%. Dans ce contexte, l'entrée en Bourse prévue le 27 octobre de la compagnie allemande de chemins de fer Deutsche Bahn, dernier grand monopole public du pays, a été repoussée "au moins de quelques semaines".

A New York, la Bourse a également fini sur un plongeon. Le Dow Jones a clôturé en baisse de 7,33%, sous la barre symbolique des 9000 points pour la première fois depuis juin 2003. Le Nasdaq a lui perdu 5,47%. Ce nouveau plongeon intervient précisément un an après le dernier record absolu atteint par le Dow Jones à 14,164,53 points. Depuis, l'indice vedette de la Bourse de New York a perdu près de 40% de sa valeur.

"Reprenez vos esprits"

"C'est une catastrophe. Les titres des assureurs et des banques mutualistes dévissent aux Etats-Unis, ce qui entraîne toute la cote ici. Il n'y a même plus besoin d'avoir des annonces pour voir les cours plonger", a expliqué à l'AFP un vendeur d'actions parisien. Selon lui, ce décrochage pourrait s'expliquer par la reprise des ventes à découvert sur les valeurs financières à la Bourse de New York, alors qu'elles étaient interdites depuis le 19 septembre. Ce mécanisme, pratiqué par de nombreux spéculateurs, consiste à emprunter une action dont on pense que le prix va baisser et à la vendre aussitôt, avec l'espoir d'empocher une forte plus-value au moment où il faudra la racheter pour la rendre au prêteur. 

"Reprenez vos esprits", avait pourtant imploré mercredi le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, en direction des marchés financiers. "Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller", avait-il dit après la dégringolade des marchés mercredi, qui avaient également souffert des sombres perspectives du Fonds monétaire international pour l'économie mondiale, qui annonçait un coup d'arrêt brutal à la croissance.

Le Trésor américain pessimiste

Mais jusqu'à ira la crise ? Les analystes jugent que la baisse de taux décidée par la Réserve fédérale mercredi est insuffisante. Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a même annoncé que d'autres faillites d'institutions financières étaient à prévoir aux Etats-Unis, et ce,  malgré le plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars. Comme pour lui donner raison, la Fed a annoncé dans la foulée qu'elle allait fournir à l'assureur AIG, qui avait été nationalisé à la mi-septembre, 37,8 milliards de dollars de liquidités supplémentaires, après que ce dernier eût consommé une grande partie du prêt de 85 milliards déjà accordé.

En plus des banques centrales, les gouvernements restent également mobilisés pour renforcer le système bancaire et éviter un assèchement complet du crédit. Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a affirmé jeudi que toute action non coordonnée au sein de l'Union européenne contre la crise financière devait "être évitée, voire condamnée". Alors que les annonces tous azimuts de plans de sauvetage se poursuivent, une réforme de la régulation du système financier, proposée par Londres, devrait en tout cas figurer au menu de la réunion vendredi à Washington des ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7, qui regroupe l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni.

A Bagdad, tout va bien

Alors que les marchés boursiers du monde entier sont plongés dans la tourmente, la Bourse de Bagdad a gagné plus de 5% au cours des dix derniers jours. Cette hausse poursuit le même rythme depuis la mi-septembre, alors que la crise financière née aux Etats-Unis a gagné rapidement l'ensemble des places boursières d'Europe, d'Asie et du Moyen-Orient. Les échanges bancaires constituent les deux tiers des échanges. Plus de 391 millions d'actions ont été échangées lors de la dernière séance le 7 octobre, représentant un volume de 609 millions de dinars irakiens, soit 520.000 dollars. Ouverte trois jours seulement de la semaine, la Bourse de Bagdad a développé  ses activités ces derniers mois, dans le sillage de l'amélioration significative de la sécurité dans la capitale et en Irak. Située dans Karrada, un quartier commerçant du centre de Bagdad, "la Bourse  d'Irak" a ouvert en 2004, un an après l'invasion américaine de mars 2003,  prenant la succession de la "Bourse de Bagdad", selon sa dénomination officielle sous la dictature de Saddam Hussein.

D'après agence

le 09 octobre 2008 à 07:15
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22 Commentaires

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  • PUTUN Robert, le 09/10/2008 à 18h27

    Les Français moyens sont en crise depuis 10 ans, alors ce qui se passe en ce moment ils n'en ont rien à faire. Par contre les abonnés du CAC 40 sont mobilisés mais les petits on est pas concernés. Qui n'a pas 10 millions d'euros en banque ??

  • Papyrus, le 09/10/2008 à 18h27

    E X P L I C A T I O N S : Cette crise est une crise purement financière et n'affectera pas l'économie, RIEN A VOIR AVEC 1929 OU L'ECONMIE ETAIT TOUCHEE; l''emploi, si les crédits permettent à nos entreprises de "vivre" leur route, ( et les mesures sont encours d'être prises par Sarkozy ) ne sera pas touché. Il n'y a aucune raison d'aller vers une recesssion. C'EST DU PIPEAU CETTE CRISE ! Il faut uniquement que tout le monde reprenne confiance et que les investisseurs arretent de "déconner"...de toute façon on n'a pas le choix...aller à la banque chercher notre argent ??? STUPIDE . Il faudra sitôt que possible mettre des régles au secteur non reglementé. Heureusement nos banques ont un capital solide et ne se sont pas fourvoyées dans des opérations par trop spéculatives comme les banques américaines, Asiatiques et anglo-saxonnes. Pour nous avec nos banques sériieuses, que nous critiquons toujours pour leur rigidité, cette fois on en sort gagnant....ALORS NE PLEUREZ PAS ET INVESTISSEZ.... VOUS VOULEZ UN COUPABLE = monsieur GREENSPAN, le directeur de la reserve bank aux états Unis qui a relancé l'économie en injectant des liquidités à un taux de 1% et tous les américians ont acheté...ce qu'ils ne pouvaient pas payer plus tard...et on a vendu les dettes dans des produits financiers "toxiques" fort heureusement, tout le monde conscient ne s'est pas fait prendre...et les banques françaises, par nature conervatrices ne se sont pas "mouillées"...DONC PAS DE PANIQUE et continuez à acheter et à investir...vous gagnerez dans un an au plus tard...les prix sont bas !!! enplus

  • Alain, le 09/10/2008 à 18h18

    Ce que beaucoup ne comprennent pas, c'est que si les banques "coulent", vos économies disparaitront aussi, car il sera impossible d'indemniser tous les épargnants, contrairement à ce que l'on vous promet. "Le monde vit à crédit". Et là ce sera le chaos total, la misère, et peut être pire : la guerre. Le système financier est comme un château de cartes. Alors, même si comme vous, je suis scandalisé par le fait que l'on vole au secours de ces gens là, et pas du pauvre particulier,, sauvons les banques mais pas leurs dirigeants qui devraient être poursuivis pour fraude fiscale. Rebatissons un système financier plus régulé et controlé, et apprenons à vivre avec moins de crédits.

  • FREDERIQUE, le 09/10/2008 à 18h11

    JE VOUDRAIS BIEN SAVOIR SE QUI SE PASSERAIT SU IL N'Y AVAIT PLUS DE BOURSE PARTOUT FINI LES CRISES AVEC LES TRAIDEURS QUI PRENNENT NOTRE ARGENT POUR ACHETER DE ACTIONS ET DONS LES ATIONS SONT EN BAISSE. HEUREUSEMENT QUE LES BANQUES RAMBOURSENT. SCHMITT FREDERIC 57600 FORBACH

  • Vincz, le 09/10/2008 à 18h03

    Je suis d'accord avec le commentaire pile en dessous, on pourrai avoir enfin une explication simplifié car là c'est tellement fouillis qu'on ne comprend plus rien ! Si vous êtes journaliste vous devez faire votre boulot, cela implique d'informer mais aussi d'expliquer !

  • Vincent, le 09/10/2008 à 17h31

    Avant que l'état remplume les caisses des banques, il devrait récupérer les milliards que tous les dirigeants et les traders se sont mis dans les poches pendant ces derniéres années, car la crise ces gens la, ne la subissent pas personnellement.

  • Momo, le 09/10/2008 à 17h03

    Le sauvetage propose par les differants etats en mettant de l'argent dans les caisses des entreprises est simplement des deficits publics à payer par les contribuables dans le futur car l'argent mis à disposition des societes correspont à des dettes à payer

  • Troany, le 09/10/2008 à 11h52

    Vous pourriez pas faire un article pour expliquer à tous ceux qui n'y connaissent rien comment les problèmes boursiers peuvent influer sur notre vie de tous les jours? Parce que là on a plein d'infos sur les cours de la bourse, mais on n'a pas les moyens de les interpréter.

  • Pascal, le 09/10/2008 à 11h46

    Il est grand temps d'épurer ce qui doit l'etre afin de repartir sur des bases saines

  • René, le 09/10/2008 à 11h45

    Je suis tout a fait d'accord avec Pakal.

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