L'avenir du système financier se jouera à Washington

le 22 octobre 2008 à 16h33 , mis à jour le 22 octobre 2008 à 17h19

C'est en fait une série de sommets de dirigeants du G20 qui auront lieu à partir du 15 novembre pour réformer le système financier international.

Les salles des marchés sous tensionLes salles des marchés sous tension © TF1/LCI

Le 15 novembre se déroulera à Washington le premier d'une série de sommets des dirigeants du G20 (pays développés et émergents) consacrés à la réforme du système financier mondial. Pour ce premier sommet, il sera notamment question des causes de la crise et de l'identification des bases de la réforme, a annoncé mercredi la Maison Blanche. Il sera également question de "développer des principes de réformes nécessaires pour faire en sorte que  (la crise) ne se reproduise pas", et "charger des groupes de travail de formuler  des recommandations que les dirigeants envisageraient au cours d'un prochain sommet", avait expliqué peu avant l'annonce officielle un haut responsable de l'administration américaine. Le nouveau président américain (Barack Obama ou John McCain) participera à la première réunion du 15 novembre.

Nicolas Sarkozy a "salué l'annonce" de ce sommet qui sera "suivi de plusieurs autres, afin de refonder le système financier international et, à travers une meilleure régulation et une  surveillance plus efficace de tous les opérateurs, d'assurer que la crise  actuelle ne se reproduira pas", affirme également la présidence. L'Elysée précise que "ces sommets devront également traiter de la situation  économique mondiale ainsi que des conséquences de la crise dans les pays en développement".

Sarkozy détaille son plan jeudi

Face à la pire crise depuis 1929, Européens et Américains étaient tombés d'accord samedi pour réunir une série de sommets internationaux peu après  l'élection présidentielle américaine du 4 novembre. Tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown admettait que l'économie britannique n'échapperait pas à une récession et que l'euro poursuivait sa chute, les divergences d'approche en Europe sur les remèdes à  apporter à la crise ont éclaté au grand jour. L'Allemagne a notamment renvoyé dans les cordes Nicolas Sarkozy et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger l'industrie contre des prédateurs étrangers.

L'euro, pénalisé par la récession qui gagne le Vieux continent, est passé  sous 1,30 dollar, soit une perte de plus de 20% depuis son sommet historique de 1,60 dollar le 15 juillet. Ces mouvements marquent le retour en grâce du dollar, les cambistes tablant  sur un deuxième plan de relance américain, alors qu'ils doutent de la capacité  des dirigeants européens à trouver une riposte commune face à la récession. Les Européens ont en effet écarté toute idée de plan de relance généralisé. Pourtant, le mot "récession" n'est désormais plus tabou. "Après avoir pris des mesures pour le système bancaire, nous devons maintenant agir contre la récession financière mondiale", a réclamé mercredi  Gordon Brown. En France, Nicolas Sarkozy présentera jeudi ses "mesures de soutien à  l'économie". Il devrait détailler le plan de soutien de 22 milliards d'euros dévoilé début octobre visant à prévenir les risques d'assèchement du crédit des entreprises.

le 22 octobre 2008 à 16:33
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