Un trader dans une salle de marché © TF1-LCIÇa se confirme... Lundi, les Bourses mondiales remontaient aussi vite qu'elles avaient plongé la semaine dernière, quelques heures après l'annonce d'un plan commun européen de garantie interbancaire. Ce mardi, elles ont poursuivi leur ascension mais à un rythme moindre.
Après les Bourses asiatiques, les places européennes ont clôturé en hausse, nette certes, mais pas spectaculaire : à Paris, le CAC 40 a terminé la journée en gagnant 2,75%, à peine plus que le Dax à Francfort (+ 2,70%). A Londres, le Footsie a terminé en hausse de 3,23%. De son côté, la Bourse de New York a fini dans le rouge, le Dow Jones perdant 0,82% et le Nasdaq 3,54%, malgré une ouverture en forte hausse suite à l'annonce de l'entrée de l'Etat américain au capital des grandes banques.
L'embellie pourrait cependant être de courte durée, la publication des mauvais indicateurs économiques pour les pays occidentaux pouvant rapidement doucher l'enthousiasme boursier, selon des analystes. Mardi soir, le Trésor américain a ainsi publié les chiffres du déficit budgétaire pour 2007-2008, presque trois fois supérieur au déficit de la période précédente. Témoin de la nervosité persistante des marchés, la banque franco-belge Dexia a de son côté dû démentir mardi des rumeurs de nationalisation par l'Etat belge qui ont fait chuter la valeur de son titre à la Bourse de Paris. A 17 heures 30, l'action Dexia perdait 16,16% à 5,24 euros, à contre-courant du CAC.
"Les banques qu'on assistera devront payer"
En Europe, la coopération des gouvernements qui ont promis près de 1700 milliards d'euros pour dégripper la machine bancaire a, dans l'immédiat, fait oublier la panique de la semaine dernière. Berlin a mis 480 milliards d'euros sur la table, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. L'Italie a annoncé qu'elle dépenserait autant qu'il le faudrait. Ces actions concertées, réclamées de longue date, ont redonné espoir aux investisseurs auparavant restés de marbre face au plan du secrétaire au Trésor américain Henri Paulson et à la baisse des taux directeurs des banques centrales.
Autre signe de détente, les taux à trois mois sur le marché interbancaire, dont le blocage est au coeur de la crise, se sont repliés, les établissements financiers étant moins réticents à se prêter de l'argent. Ces mesures de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d'euros. Londres va investir jusqu'à près de 50 milliards d'euros dans trois des plus grandes banques du pays, RBS, HBOS et Lloyds TSB, les nationalisant de fait.
Garanties aux crédits interbancaires jusqu'au 31 décembre 2009, recapitalisation des banques menacées de faillite : déclinable dans chaque pays, le plan européen vise à réamorcer la pompe du crédit, qui est pratiquement tombée à l'arrêt, menaçant de paralyser l'économie. Les gouvernements européens qui semblent ainsi prêts à laisser filer leurs déficits ont essayé de rassurer les contribuables, affichant leur intention de récupérer un jour leur mise auprès des banques. "Les banques qu'on assistera devront payer", a souligné le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.
Le titre de la SoGé reprend des couleurs |
L'action de la Société Générale remonte fortement mardi, au lendemain d'une baisse de 2%, la direction de la banque ayant annoncé un résultat net "positif" au troisième trimestre et démenti tout projet d'augmentation de capital. Attaquée lundi sur des rumeurs d'augmentation de capital, liée selon des sources de marché à ses participations en Russie, la banque a démenti avoir subi "des pertes significatives sur ses activités de produits structurés, nécessitant une quelconque recapitalisation". |
D'après agence
Retour MYTF1

Chargement en cours...




