Un trader dans une salle de marché © TF1-LCIAu lendemain d'un rebond spectaculaire, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, et ce malgré la baisse des taux de la banque centrale américaine. Sous l'effet d'un renouveau des inquiétudes sur General Electric en fin de séance, le Dow Jones a perdu 0,82% et le Nasdaq a gagné 0,47%. La veille, le Dow Jones avait pris plus de 10%.
La Fed a baissé son taux directeur de 0,5 point, en le ramenant à son plus bas historique de 1,0%, pour aider une économie américaine en crise et tenter de compenser les effets de "l'intensification" des turbulences boursières. Les analystes avaient anticipé cette baisse, qui ramène le taux directeur à 1,00%, un niveau historiquement bas déjà en vigueur en 2004. "Il y a deux manières de voir: d'un côté la Fed reconnaît que tout ce qu'elle a fait pour l'instant ne suffit pas à empêcher les Etats-Unis de tomber dans la récession, d'un autre côté cela montre qu'elle reste déterminée à agir pour soutenir la croissance", a réagi Lindsey Piegza, de FTN Financial. Pour Brian Bethune, de IHS Global Insight, "il est clair que la Fed est passée d'une approche défensive, au cas par cas, à une attitude offensive".
Un plan d'action fin novembre
Avant l'annonce de la Fed, l'heure était à la liesse sur la plupart des marchés européens: dans le sillage de la flambée de Wall Street mardi, la place de Paris a bondi de 9,23% et Londres de 8,05%. "Les marchés ont été dopés par des espoirs d'une nouvelle série de baisse de taux de la part de plusieurs banques centrales, dans le but de contrer les débuts d'une récession prolongée", commentait à Londres un stratégiste chez IG Index.
Pressée de réagir face à la crise, la Commission européenne a promis mercredi des mesures de relance pour soutenir l'économie menacée de récession, quitte à fermer les yeux sur les déficits. Un plan d'action présenté le 26 novembre "comprendra des actions ciblées sur le court terme" pour la croissance et l'emploi, a expliqué le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Des inquiétudes toujours vives
Alors que les menaces sur l'économie mondiale persistent, la remontée des marchés financiers laissait sceptiques les opérateurs. Et les signes de détente monétaire de se multiplier dans le monde. La Banque centrale européenne (BCE) a déjà jugé "possible" une baisse de ses taux la semaine prochaine.
Sur le front des devises, l'euro continuait à monter face au billet vert, cotant au-dessus de 1,28 dollar. Le marché des taux interbancaires poursuivait sa détente, signe que les établissements financiers sont un peu plus enclins à se prêter de l'argententre eux.
Malgré cette relative accalmie, les inquiétudes sur l'activité économique restent vives. Les pouvoirs publics s'efforcent également de freiner la contagion de la crise aux pays émergents d'Europe centrale et orientale. La Commission de Bruxelles veut relever de 12 à 25 milliards d'euros l'aide aux Etats membres hors zone euro en difficulté.
(D'après agence)
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