L'euphorie en Europe, Wall Street stagne

le 29 octobre 2008 à 22h21 , mis à jour le 29 octobre 2008 à 22h27

En dépit de la baisse des taux de la Fed, les marchés new-yorkais ont fini sans direction claire mercredi, tandis que le CAC 40 a bondi de 9,23%.

Un trader dans une salle de marchéUn trader dans une salle de marché © TF1-LCI

Au lendemain d'un rebond spectaculaire, la Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, et ce malgré la baisse des taux de la banque centrale américaine. Sous l'effet d'un renouveau des inquiétudes sur General Electric en  fin de séance, le Dow Jones a perdu 0,82% et le Nasdaq a gagné 0,47%. La veille, le Dow Jones avait pris plus de  10%.
 
La Fed a baissé son taux directeur de 0,5 point, en le ramenant à son plus bas historique de 1,0%, pour aider une économie américaine en crise et tenter de compenser les effets de "l'intensification" des turbulences boursières. Les analystes avaient anticipé cette baisse, qui ramène le taux directeur à  1,00%, un niveau historiquement bas déjà en vigueur en 2004. "Il y a deux manières de voir: d'un côté la Fed reconnaît que tout ce  qu'elle a fait pour l'instant ne suffit pas à empêcher les Etats-Unis de tomber  dans la récession, d'un autre côté cela montre qu'elle reste déterminée à agir  pour soutenir la croissance", a réagi Lindsey Piegza, de FTN Financial. Pour Brian Bethune, de IHS Global Insight, "il est clair que la Fed est  passée d'une approche défensive, au cas par cas, à une attitude offensive".
 
Un plan d'action fin novembre
 
Avant l'annonce de la Fed, l'heure était à la liesse sur la plupart des  marchés européens: dans le sillage de la flambée de Wall Street mardi, la place  de Paris a bondi de 9,23% et Londres de 8,05%. "Les marchés ont été dopés par des espoirs d'une nouvelle série de baisse de  taux de la part de plusieurs banques centrales, dans le but de contrer les  débuts d'une récession prolongée", commentait à Londres un stratégiste chez IG Index.
 
Pressée de réagir face à la crise, la Commission européenne a promis  mercredi des mesures de relance pour soutenir l'économie menacée de récession,  quitte à fermer les yeux sur les déficits. Un plan d'action présenté le 26 novembre "comprendra des actions ciblées sur  le court terme" pour la croissance et l'emploi, a expliqué le président de la  Commission européenne José Manuel Barroso.
 
Des inquiétudes toujours vives
 
Alors que les menaces sur l'économie mondiale persistent, la remontée des  marchés financiers laissait sceptiques les opérateurs. Et les signes de détente monétaire de se multiplier dans le monde. La Banque centrale européenne (BCE) a déjà jugé "possible" une baisse de ses  taux la semaine prochaine.
 
Sur le front des devises, l'euro continuait à monter face au billet vert,  cotant au-dessus de 1,28 dollar. Le marché des taux interbancaires poursuivait sa détente, signe que les  établissements financiers sont un peu plus enclins à se prêter de l'argententre eux.
 
Malgré cette relative accalmie, les inquiétudes sur l'activité économique  restent vives. Les pouvoirs publics s'efforcent également de freiner la contagion de la  crise aux pays émergents d'Europe centrale et orientale. La Commission de Bruxelles veut relever de 12 à 25 milliards d'euros l'aide  aux Etats membres hors zone euro en difficulté.
 

(D'après agence)

le 29 octobre 2008 à 22:21
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