Image d'archives © Abacapress.comLa journée de mercredi aura été placée sous la couleur du rouge vif sur les marchés : Wall Street a lourdement chuté, accusant sa deuxième baisse consécutive, à la suite d'une batterie de résultats d'entreprise jugée décevante et qui a été prompte à raviver les craintes d'une récession mondiale. Les principaux indices boursiers de la place financière américaine se retrouvent désormais à des plus bas de cinq ans, l'indice Dow Jones ayant perdu 514,45 points, soit un plongeon de 5,69%, à 8519,21.
Sur le Vieux continent, la tonalité était identique : après plusieurs séances d'embellie, la Bourse de Paris a clôturé en forte baisse, le CAC 40 perdant 5,10%. A Francfort, l'indice Dax a perdu 4,46% - tout comme le Footsie à Londres. Chute la plus spectaculaire en Europe, la Bourse de Madrid a perdu 8,16%. Dans le sillage de Wall Street, puis des Bourses asiatiques, les marchés européens ont ainsi rechuté au vu de résultats d'entreprises peu encourageants, notamment aux Etats-Unis. Dans l'ensemble, sur les 49 sociétés américaines qui ont fourni des prévisions de résultats entre lundi soir et mardi, 45% étaient négatives, 30% conformes aux attentes, 21% mitigées "et seulement" 3% positives, selon un recensement du site d'informations financières Briefing.com.
Du côté des monnaies, c'est l'euro qui souffre le plus. Alors que le yen se renforce face au dollar, l'euro a accéléré sa chute mercredi face au billet vert en raison des mauvaises perspectives économiques en Europe. La devise européenne est passée sous la barre des 1,3 dollar, à 1,28 dollar, pour la première fois depuis février 2007.
Le pétrole frôle les 70 dollars
Pour stopper la crise de confiance et faire redémarrer le crédit, la France a annoncé en début de semaine qu'elle allait injecter 10,5 milliards d'euros dans les six plus grandes banques privées. Dopés par cet apport d'argent frais, les titres des grandes banques françaises se sont envolés. En Allemagne, la banque régionale BayernLB, en grande difficulté, va demander une aide financière de l'Etat à hauteur de 5,4 milliards d'euros. Elle devient la première banque du pays à faire usage du plan de soutien au secteur, d'un volume de 480 milliards d'euros. Et au Royaume-Uni, le gouvernement a dévoilé un plan pour aider les petites et moyennes entreprises alors que le moral des industriels n'arrête pas de se dégrader. Il envisage aussi d'augmenter ses dépenses publiques et de les recentrer sur le logement et l'énergie.
La confiance revient donc peu à peu sur le marché interbancaire, qui a continué à se détendre sous l'impulsion des actions conjuguées des gouvernements et des banques centrales. Le prix du pétrole, reparti vers le bas grâce à la baisse de la consommation, pourrait également faciliter un rebond de la croissance. Dans les échanges matinaux en Asie, le prix du baril pour livraison en décembre abandonnait 1,05 dollar à 71,13 dollars le baril contre 72,18 dollars mardi soir à New York. Inquiets des conséquences de la crise, les grands argentiers des six monarchies arabes du Golfe ont d'ailleurs décidé de se réunir samedi à Ryad.
D'après agence
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