Le monde se mobilise face à la crise

le 25 octobre 2008 à 18h32 , mis à jour le 25 octobre 2008 à 18h36

Les appels à une réforme en profondeur du système financier lancés au sommet de l'Asem trouvent de nombreux échos, y compris à l'Onu.

[Expiré] [Expiré] L'inquiétude règne sur les Bourses mondials alors que s'enchaînent les krachs. Ici, un groupe de visiteurs à la Bourse de Sao Paulo, le 9 octobre © AFP PHOTO/Mauricio LIMA

Les appels à une profonde réforme du système financier international se multiplient face à une crise financière et économique qui se mondialise rapidement, tandis que les marchés financiers, saisis par la panique, se préparent à une nouvelle semaine noire. "Nous avons besoin d'innovation financière pour mieux servir l'économie, mais avons encore plus besoin d'une plus grande régulation pour assurer la stabilité financière", a lancé samedi le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à l'issue du sommet Asie-Europe qui a réuni à Pékin 43 pays d'Asie et d'Europe. Pour sa part, le président français Nicolas Sarkozy a souligné à Pékin que le sommet du G20, prévu le 15 novembre à Washington, devait déboucher sur du concret.

La crise financière va durer au moins jusqu'à la fin 2009, a prévenu le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück dans un entretien à paraître dimanche dans le quotidien Bild am Sonntag. "Le risque d'un effondrement est encore loin d'être passé. Il serait erroné de lever l'alerte", a affirmé le ministre social-démocrate. Et les appels lancés au sommet de l'Asem trouvent de nombreux relais dans le monde. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a ainsi appelé vendredi à la mise sur pied d'une "nouvelle solidarité mondiale" pour que les pays pauvres ne fassent pas les frais de la crise financière et économique. "La crise actuelle va affecter tous les pays mais ceux qui en souffriront le plus seront probablement ceux qui en sont le moins responsables, les pays pauvres en développement", a affirmé Ban Ki-moon, à l'issue d'une réunion des chefs des principales agences de l'Onu, du FMI et de la Banque mondiale.

Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent

Car après les marchés boursiers, les banques et les grandes entreprises de divers secteurs, plusieurs pays du monde entier se retrouvent au bord de la faillite, dont certains qui affichaient encore récemment une belle santé. Brésil, Afrique du Sud, Argentine, Turquie, Serbie, Mexique ou Corée du Sud pourraient, selon la presse américaine, devoir faire appel à une aide du FMI. Pakistan, Ukraine, Biélorussie et Hongrie sont déjà en discussion avec le FMI, qui dispose de quelque 200 milliards de dollars et pourrait faire appel au soutien de certaines grandes banques centrales. Avec un prêt de 2,1 milliards de dollars, l'Islande est devenue vendredi le premier pays occidental depuis 1976 à recourir à un emprunt auprès du FMI. "Même si certaines conditions politiques seront toujours attachées aux prêts du FMI, les conditions seront moins nombreuses et plus ciblées que par le passé", a assuré le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn en évoquant le "choc financier le plus dangereux depuis les années 1930".

Mais trois semaines avant le sommet de Washington, les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent et la tempête n'en finit de pas de souffler sur les marchés financiers. Les Bourses de Tokyo et Wall Street sont tombées vendredi à leur plus bas niveau depuis avril 2003. Celle de Paris à perdu 43% depuis le début de l'année. Rare marché ouvert le samedi, la Bourse d'Arabie saoudite cédait plus de 9% quelques minutes à peine après le début des transactions.

D'après agence

le 25 octobre 2008 à 18:32
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