© pétrole forageLes prix du pétrole sont repartis nettement à la baisse vendredi à New York, finissant sous les 65 dollars. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini à 64,15 dollars, en baisse de 3,69 dollars par rapport à la clôture de mercredi. Les cours sont tombés en séance à 62,65 dollars, un nouveau plus bas depuis mai 2007.
Tout ceci, malgré la décision de l'Opep de diminuer ses livraisons. Les ministres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole réunis à Vienne ont en effet décidé vendredi de réduire leur production de brut de 1,5 million de barils par jour à partir du 1er novembre. Cette réunion du cartel avait été convoquée dans l'urgence, pour trouver les moyens d'enrayer la chute des cours du baril de brut qui a perdu plus de 50% de sa valeur depuis juillet dernier.
Les marchés rassurés par l'ampleur limitée de la baisse
Mais les marchés avaient déjà anticipé cette baisse, et en redoutaient même une plus importante : la chute des cours s'est donc à peine ralentie vendredi. En effet, la force retrouvée de la monnaie américaine, qui est passée sous 1,25 dollar pour un euro vendredi, éloigne les investisseurs des matières premières, libellées en dollars, vers lesquelles ils s'étaient précipités en début d'année. Les mouvements de retrait des matières premières depuis le début de la crise financière, en août, s'expliquent par le désir des investisseurs de revenir vers les valeurs les plus résistantes (dollar, yen, bons du Trésor américain) et le besoin de liquidités en raison des tensions persistantes sur le marché du crédit. Du côté de la demande de pétrole, les perspectives moroses sur la croissance mondiale font craindre aux investisseurs qu'elle ne flanche fortement, non seulement dans les pays développés mais également dans les économies émergentes.
"Les craintes de récession continuent de hanter le marché alors que les conditions difficiles sur le marché du crédit mettent en péril les projets de développements énergétiques et pourraient à terme soutenir les prix", commente Nimit Khamar du cabinet Sucden.
D'après agence
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