Le plan d'action du G7, le soutien de Bush

le 11 octobre 2008 à 08h42 , mis à jour le 11 octobre 2008 à 21h06

Les grands argentiers des sept pays les plus industrialisés se sont engagés vendredi à Washington à prendre les mesures nécessaires pour restaurer la confiance à l'issue d'une semaine de krach boursier planétaire.

[Expiré] [Expiré] G7 Washington crise financière © AFP/Tim Sloan

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Ils sont convenus que "la situation actuelle (appelait) une action urgente et exceptionnelle". Après une semaine noire pour les Bourses et des  chutes historiques notamment pour le CAC 40 à Paris, les grands argentiers du G7 ont adopté un plan d'action vendredi soir à Washington, en attendant la réunion de l'Eurogroupe dimanche (Lire notre encadré).
 
Sur le papier, le plan en cinq points du G7 prévoit que les pays membres  débloquent le crédit et les marchés monétaires. Il stipule que les Etats  permettent aux banques de lever des capitaux auprès des secteurs public et  privé. Et il plaide en faveur de garanties "robustes et cohérentes" des pouvoirs  publics aux dépôts des épargnants. De même, les Sept se sont dits prêts à faire le nécessaire pour débloquer le  marché du crédit immobilier, à l'origine de la crise financière.

George W. Bush, qui a reçu samedi, 12 heures après leur réunion, les grands argentiers du G7, a affirmé : "chacun d'entre nous reconnaît qu'il s'agit d'une grave crise mondiale et par conséquent elle requiert une réponse sérieuse à l'échelle mondiale".
 
Un nouveau coup d'épée dans l'eau ?
 
L'engagement des ministres des Finances et banquiers centraux du groupe des sept grands pays industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie,  Japon et Royaume-Uni) d'empêcher toute faillite de banque importante est un message "extrêmement fort", s'est félicité la ministre française de  l'Economie, Christine Lagarde. De fait, cela devrait permettre d'éviter une faillite comme celle de la  banque Lehman Brothers, que l'administration Bush avait laissé tomber le 15  septembre, précipitant la crise.
 
Dans la même ligne, le ministre allemand des Finances Steinbrück a assuré que ce  plan concocté par le G7 était un signal clair à l'adresse des places  financières. Et Peter Steinbrück de se déclarer "plutôt certain que les marchés  peuvent se calmer". Egalement rassurant, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a  répété vendredi soir quelques banques centrales étaient toujours "prêtes à agir à  tout moment". Il s'est cependant refusé à préciser si elles avaient l'intention de mener  de nouvelles actions coordonnées ou de baisser leurs taux, comme cela a été le  cas cette semaine avec une baisse d'un demi-point de leurs taux directeurs, un  geste sans précédent depuis les attentats du 11 septembre 2001, par six banques  centrales, dont la BCE et la Réserve fédérale américaine (Fed).
 
Certains craignent pourtant un nouveau coup d'épée  dans l'eau. "Il n'y a rien là pour calmer les marchés, pas de substance pour y  parvenir", a ainsi souligné Peter Morici, professeur à l'université du Maryland,  face au communiqué final du G7 Finance. "C'est du bon air, mais de l'air quand même", a ironisé de son côté Robert  Brusca, de FAO Economics, pour qui "il n'y a pas une seule promesse concrète". Après ce G7 Finance, Washington devait accueillir samedi une réunion du G20,  rassemblant les ministres et banquiers centraux des principaux pays riches et  émergents. Et l'Eurogroupe va également apporter sa contribution pour tenter de calmer  les marchés dimanche, lors d'une réunion à Paris. Reste maintenant à savoir si ces réunions suffiront à calmer la peur et  l'irrationnel qui se sont emparés des marchés cette semaine. Réponse lundi.

Réunion de l'Eurogroupe dimanche

Objectif de cette réunion  ? "S'assurer qu'au sein de la zone euro les principes définis par le G7  Finance" seront étendus, voire même "aller au-delà", a précisé Christine Lagarde. Outre les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, ce sommet réunira  également le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le  président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela  Merkel devraient déjà aborder le contenu de ce sommet samedi, lors d'une  rencontre bilatérale qui les réunira à l'occasion de l'inauguration d'un  Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises.

le 11 octobre 2008 à 08:42
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6 Commentaires

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  • DRAVIN, le 11/10/2008 à 13h59

    Pourquoi ne pas interdire les ventes à découvert ?

  • Pierre, le 11/10/2008 à 13h27

    Quand je pense que tous ses acteurs se rendent à l'église le dimanche matin pour se donner bonne conscience. Honte à eux, et les plus démunis vous en faites quoi ?

  • Ms, le 11/10/2008 à 12h13

    Vite Mme LAGARDE ! de combien relevez vous le plafond de garantie des comptes bancaires de dépôt en France ! Et que l'on nous indique aussi clairement quel sera le préavis imposé par les banques pour obtenir le retrait de ce montant garanti.

  • Ben, le 11/10/2008 à 11h21

    Ce n'est pas le G7 c'est le JET-7: les trésoriers cherchent tous les moyens pour renflouer les caisses des rentiers milliardaires domiciliés dans les paradis fiscaux.

  • Marcel, le 11/10/2008 à 11h04

    La confiance ne se décrète pas, elle se mérite par la prise de décisions CONCRETES et non par de vagues promesses jamais tenues. Jj'ai bien peur que le pire soit encore devant nous.

  • Jean Bonnot, le 11/10/2008 à 10h47

    "Les grands argentiers des sept pays les plus industrialisés se sont engagés vendredi à Washington à prendre les mesures nécessaires pour restaurer la confiance à l'issue d'une semaine de krach boursier planétaire." Voilà le type de phrase sans aucun sens, sauf pour un couturier : on va nous tailler un costume sur mesure, pour un enterrement de première classe. Il faut être journalistehautement qualifié pour comprendre que les dirigeants du G7 n'ont rien décidé car ils ne comprennent rien à la crise en cours et n'ont donc rien à annoncer.

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