Vendredi morose sur les places financières

le 24 octobre 2008 à 07h46 , mis à jour le 24 octobre 2008 à 22h28

Dans le sillage des Bourses asiatiques, les places européennes ont clôturé sur des chutes spectaculaires, pendant que Wall Street suivait la tendance.

Trader déconfit quittant la Bourse de New York (19 septembre 2008)Trader déconfit quittant la Bourse de New York (19 septembre 2008) © www.abacapress.com

  Fébrilité sur les marchés : évokution du Dax à la Bourse de Francfort (7 octobre 2008)
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La chute est générale : après les Bourses asiatiques (-9,60% à la clôture à Tokyo), ce sont les places européennes qui ont sévèrement trébuché vendredi, en raison de craintes sur une récession profonde et durable, avec des pertes de 3,54% à Paris, 5% à Londres et de 4,96% à Francfort. Pendant qu'à New York, Wall Street emboîtait le pas : en fin d'après-midi (à l'heure française) le Dow Jones dévissait de 4,81%. La Bourse de New York a toutefois limité les dégâts en fin de séance, malgré la panique qui s'était  emparée plus tôt des places financières asiatiques et européennes : à la clôture, le Dow Jones avait perdu 3,59% et le Nasdaq 2,28%.

Les Bourses d'Europe de l'Est n'ont pas été épargnées, forcées parfois d'interrompre les transactions pour limiter la casse, comme à Moscou ou Bucarest. Prague a notamment dégringolé de 11,77%, touchant un plus bas depuis mai 2004. Les Bourses nordiques ont suivi la tendance, Oslo accusant la plus forte chute (-9,24%). L'Eurostoxx 50, qui regroupe les poids lourds boursiers de la zone euro, a finalement reculé de 5%.

"Une capitulation"

"Ce n'est même plus de panique qu'il s'agit, mais d'une capitulation : les marchés baissent les bras face au spectre de la récession", a commenté Robert Halver, stratège actions de la Baader Bank. "Tout le monde n'a plus qu'une idée en tête: se débarrasser de tous les actifs à risque, comme les actions, et mettre l'argent qu'il reste en lieu sûr". Christine Lagarde a expliqué de son côté la débâcle par "un mouvement profond de deleveraging", c'est-à-dire de ventes de titres par des acteurs contraints de se désendetter en urgence.
 
L'annonce vendredi d'une baisse de production de l'Opep, le cartel des pays producteurs de pétrole, n'a rien fait pour dérider les investisseurs. Puis, très vite, une série de mauvaises nouvelles sont venues confirmer que la crise financière avait bien commencé à empoisonner l'économie réelle. Le Royaume-Uni a annoncé son premier recul de l'activité économique depuis 1992, avec une baisse de 0,5% de son produit intérieur brut au troisième trimestre. Les indicateurs macroéconomiques montrent "que la dynamique des profits va continuer de s'infléchir et que les sources d'impulsion sur l'activité, en provenance des pays émergents, vont se tarir au fur et à mesure alors qu'elles jouent un rôle essentiel depuis 2006", confirme Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis.

Les secteurs qui souffrent : automobile, transport aérien, banques

Le secteur le plus emblématique de cette contagion de la crise financière aux chaînes de montage vendredi était l'automobile : tour à tour les Français PSA Peugeot Citroën et Renault ont annoncé des arrêts de production, tandis que les suédois Volvo et Scania avouaient connaître la baisse de régime "la plus brutale jamais vue". Du coup les actions du secteur ont été très fortement sanctionnées en Bourse: Renault a affiché la plus grande perte du CAC 40 à Paris, chutant de 12,55% après avoir dévissé de plus de 16% en début d'après-midi. Volkswagen ou Daimler ont finalement reculé respectivement de 7,93% et 5,92% tandis que Fiat, dont l'action a été un moment suspendue à Milan pour freiner son plongeon, a au final dégringolé de plus de 8%.

Autre secteur touché : le transport aérien, avec un déclin pour la première fois depuis cinq ans du trafic passagers international et la pire chute du cargo depuis sept ans. Air France-KLM a également dévissé en Bourse après avoir émis un avertissement sur résultats. Et sur toutes les places européennes, les bancaires ont continué de souffrir : en Italie, les titres d'Unicredit et d'Intesa SanPaolo ont dû être suspendus après des plongeons de plus de 10%.

D'après agence

le 24 octobre 2008 à 07:46
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9 Commentaires

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  • Zoum, le 24/10/2008 à 12h44

    Les grands financiers de L'europe comme dans le Monde savent ou lis vont et de mettre l'économie au plus bas et de relancer ensuite avec leurs propres régles financiieres et le travail à bas prix voilà la sratégie financiére, éconmique. Les présidents des pays de l'eurpoe comme dans le monde sont esclaves de ses financiiers ( pouvoir de l'argent ) SANS COMPLEX ! MERCI MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUPLIQUE DE FRANCE QUI NOUS COUTENT UNE FORTUNE POUR DIT QUOI ! FAIRE ON PASSE ! ON ARGUMENTE QUOI ! MA POUPEE JE L'INTERDIT SUR LE MARCHE FRANCAIS

  • Calou, le 24/10/2008 à 12h35

    Ma reaction ben je dit que depuis l'euro on est dans la misere on vas redevenir dans l'ancien tant les riche resterons riche est les pauvre resteron pauvres il n'y aurra plus de juste milieu pourquoi toujour augmenter les prix pourquoi il faut dire merci au gens qui on dit a l'euro

  • John, le 24/10/2008 à 12h32

    Pas étonnant du tout.

  • Papy 14, le 24/10/2008 à 12h23

    La mondialisation, une chance pour la france entre-autre on peut se poser des questions?il doit bien y avoir un remède assez de faux fuyants,cela ne fait qu'empirer la crise.

  • POULAIN, le 24/10/2008 à 11h55

    Apparemment les banques n'ont pas eu assez d'argent, elles veulent faire couler aussi les états et les politiques, une fois que ce sera fait, que fait-on ?? ploum ploum ploum c'est toi qui annonce la suite ? mais qui ? et quoi surtout ? tout est à refondre ! tout est à refaire ! mais par ou commencer ? et par qui surtout !!!

  • Matt, le 24/10/2008 à 11h16

    Il faudrait que Monsieur Sarkozy arrête de prendre des initiatives en matière d'économie, "sommets" ou discours, à chaque fois ça plonge un peu plus le lendemain...

  • Lionel, le 24/10/2008 à 11h01

    Bonjour, ces dernières semaines me font m'intérroger. Tout d'abord, j'ai l'impression que la bourse est un gamin capricieux !! On met des milliards sur la table mais il y a toujours quelque chose qui ne convient pas... Dans ces conditions pourquoi donner autant? Autre question, si on ferme la bourse ca change quoi fondamentalement? Parce que au prix que ca coute on ferait peut être mieux d'arrêter les frais non? Merci d'avance pour ceux qui pourront m'éclairer

  • Eleves Dautet, le 24/10/2008 à 10h14

    Nous devons chercher des arguments sur la crise financière; Bien, mauvais, utile, quel est votre avis ? Merci

  • Pascal, le 24/10/2008 à 09h50

    Et oui les speculateurs pleurent aujourd'hui ,hier ils mangeaient du caviar sur le dos des petits ,maintenant ils vont apprendrent aussi a manger du pain sec !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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