Image d'archives © TF1Une crise financière qui inquiète et un pouvoir d'achat des Français en baisse, pas un jour ne passe sans qu'on apprenne qu'un secteur de l'économie est touché. L'immobilier, lié aux crédits accordés par les banques, n'est pas épargné. Dernier exemple en date, la baisse de 25% du volume des transactions dans l'ancien sur l'année écoulée, annoncée par les notaires. Ces derniers, qui bénéificent par nature de quelques mois de décalage, commencent à leur tour à être affectés. La chambre des notaires de Paris constate une baisse du chiffre d'affaires des études de 6% à 7% sur les huit premiers mois de 2008.
Le BTP rattrapé par la crise
Après un recul global d'activité de 18% en deux ans, les professionnels de la construction craignent de perdre 60.000 emplois en deux ans. Ils réclament la mise en oeuvre rapide des grands travaux décidés lors du Grenelle de l'Environnement.
Publié le 22/04/2010
L'immobilier a chuté à Paris... mais remonte déjà
La Chambre des notaires de Paris et de l'Ile-France note, pour le logement ancien en région parisienne, une diminution de 5,6% en 2009, la première baisse annuelle depuis 1997. Mais les prix remontent.
Publié le 25/02/2010
La baisse des prix de l'immobilier ancien, c'est fini ?
Les prix de vente des logements anciens en Ile-de-France ont enregistré une hausse de 1,9% au troisième trimestre 2009 par rapport au deuxième trimestre, selon une étude de la Chambre des notaires rendue publique jeudi.
Publié le 26/11/2009
Immobilier : est-ce le moment d'acheter ?
Selon la Fnaim, même si la baisse devrait atteindre les 5% cette année dans l'ancien, la hausse des prix des logements a repris en octobre.
Publié le 18/11/2009
Les agents immobiliers font bonne figure mais les temps sont durs. Serge Vacquerizo, responsable de l'agence Bien-ensemble dans les Yvelines l'accorde : "Oui, on est en pleine crise, les ventes de biens sont en chute". Mais, tous les professionnels ne seraient pas logés à la même enseigne. "Bien sûr, il y a des agences qui ferment mais cela ne dépend pas uniquement de la conjoncture actuelle. La crédibilité des agents est essentielle pour le maintien d'une agence", assure Christian Descamps, agent immobilier à Lille.
"Un client sur cinq impacté"
Chez Orpi, où l'on annonce la fermeture de 50 agences, on n'est pas loin de tenir le même discours. 50 bureaux ? C'est bien moins de 5% des 1400 agences. "Ce qui correspond au turn over habituel, assure Bernard Cadeau. Il n'y a pas lieu d'être alarmiste." Si son réseau résiste à la crise, le président d'Orpi pense que c'est parce que ses agences "sont en accord avec le marché, celles qui ne le sont pas sont immédiatement sanctionnées".
A en croire ces acteurs, la crise touche davantage les clients que les agents. "Depuis le début de l'année, le refus de prêts a augmenté de 20% ; l'apport est indispensable. Ce qui veut dire que pour les primo-accédants c'est le parcours du combattant", constate Christian Descamps. Bernard Cadeau confirme : "un client sur cinq est impacté pour mener à bien son projet". Serge Vaquerizo cite l'exemple de "deux acheteurs qui se sont vu refuser leur prêt alors qu'il y a six mois encore ils l'auraient obtenu sans problème. Les banques leur demandent d'avoir un apport".
"Pour résister à la crise, il faut être crédible"
Reste que les ventes baissent. On l'a dit, un quart de transactions en moins en un an. Chez Orpi, Bernard Cadeau reconnaît "une baisse du volume de transaction de 11%" mais, assure-t-il, " son réseau s'en sort mieux que d'autres". La Fnaim, premier syndicat d'agents immobiliers, chiffre entre 10% et 15% de baisse d'activité sur les trois premiers trimestres. Bref, le temps est à l'orage et à faire le gros dos. Encore faut-il y être préparé. Pour certaines agences, le coup de mou équivaut au coup de grâce. Celles qui ont investi dans des locaux dispendieux et engagé beaucoup de personnel se retrouvent avec des charges bien lourdes à supporter. Une contrainte que n'ont pas de nombreux indépendants, souvent seuls dans leur agence.
Ensuite, les professionnels veulent croire que l'expérience fera la différence. "Le gros problème actuellement," explique Christian Descamps, "c'est que vendeurs et acheteurs attendent. C'est à nous de les faire se rencontrer et de leur apporter notre expertise". "Dans cette période de crise, les gens ont besoin d'être rassurés, d'avoir quelqu'un en qui ils puissent avoir confiance", assure-t-il avant d'ajouter très critique : "Pour résister à la crise, il faut être crédible. Les gens ne veulent pas avoir à faire à un jeune commercial qui n'est là que pour rentrer un mandat." Et de prédire : "La crise va purger tous ceux qui font ce métier pour faire de l'argent facile".
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