Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, le 29 septembre 2008 © TF1/LCIHollande (PS) : "un meeting de campagne"
"Il y a eu beaucoup de promesses verbales, beaucoup de 'moi je', beaucoup de 'yaka'. Mais il n'y a pas de mesures décisives pour les Français qui sont dans l'inquiétude, le doute, qui s'interrogent sur la croissance et l'économie", a déclaré le premier secrétaire du parti socialiste. "Il a réinventé les contrats aidés et promis des Contrats de transition professionnelle (CTP) sans en dire le nombre. Avouez que dans ce contexte c'est assez peu", a-t-il poursuivi, qualifiant le discours de Rethel de "meeting de campagne".
LCR : un "pétard mouillé"
La Ligue communiste révolutionnaire juge que "la troisième étape du 'plan anti-crise' de Nicolas Sarkozy" n'était qu'un "pétard mouillé qui souligne la volonté du gouvernement de faire payer la crise au monde du travail". "Autant les milliards d'euros coulent à flots pour les établissements financiers et les spéculateurs, autant c'est la portion congrue pour les salariés", a indiqué le parti d'Olivier Besancenot dans un communiqué. "Au-delà du discours racoleur, ce qui marque surtout, c'est l'indigence des propositions et la relance de la dérégulation du marché du travail", a poursuivi la LCR. Il a également estimé que les mesures proposées étaient du "flan et de la provocation".
Lutte ouvrière : "Nicolas Sarkozy se moque des travailleurs"
La porte-parole Arlette Laguiller : "Nicolas Sarkozy se moque des travailleurs. Il trouve des centaines de milliards à donner aux banques, aux entreprises et pour les travailleurs, rien. C'est comme si il allait vider la mer du chômage avec une petite cuillère. Ce sont vraiment des mesurettes qui ne vont rien changer." "La seule mesure politique qui aurait une vraie importance contre le chômage aujourd'hui, ce serait l'interdiction des licenciements. Il n'y en a pas d'autre."
Dartigolles (PC) : "le contraste entre les milliards (...) et le vide"
"Le contraste entre les milliards promis aux banques sans contreparties, et le vide intersidéral sur les financements des mesures pour l'emploi est saisissant". "De toutes ces promesses, il ne risque de rester pour les salariés que le travail dominical obligatoire et la perspective de voir les emplois précaires se multiplier avec le CDD comme norme. Pour Nicolas Sarkozy, les réponses à la crise ont deux visages : aux banques, la monnaie sonnante et trébuchante, et aux salariés, les grands discours".
Mamère (Verts) : "un revirement à 180 degrés"
"Pour celui qui nous disait lors de sa campagne électorale qu'il ne voulait pas une France d'assistés, c'est un revirement à 180 degrés, mais ce n'est pas le premier".
Bernard Thibault (CGT) : "absolument pas à la hauteur de la crise"
"On demande aux salariés de s'adapter à la situation en mettant quelques pansements ici et là, ce n'est absolument pas à la hauteur de la crise", a déclaré le secrétaire général de la CGT sur France 2. "Il y a eu une intervention pour aider les banques, une deuxième pour les entreprises, l'addition au total s'élève à 400 milliards d'euros de prêts ou de garanties de l'Etat", mais "aujourd'hui, le plan annoncé de soutien aux salariés, c'est zéro", a-t-il déclaré Bernard Thibault.
Le Medef : "lever les tabous"
Sa présidente Laurence Parisot : "La volonté du président de la République de 'lever les tabous', en particulier à propos du travail le dimanche et de l'utilisation des CDD pour stimuler l'économie, sont à saluer." "De même, l'accélération de la réforme du service public de l'emploi et son évaluation sont d'excellentes nouvelles."
Le Pen : "le nouveau catalogue de M. Sarkozy"
Le président du Front national a ironisé mardi sur "le nouveau catalogue de M. Sarkozy". "Nicolas Sarkozy est devenu une machine automatique à égrener les promesses de réformes. De plus en plus nombreuses, de plus en plus détaillées. Et il pense, comme l'écureuil dans sa cage, qu'on ne va jamais assez vite", a estimé M. Le Pen dans un communiqué. "Aujourd'hui c'était sur l'emploi. Tous les domaines y sont passés, en un long catalogue destiné à faire croire qu'il va sécuriser tous les salariés", a-t-il ajouté.
Copé (UMP) : "ce que l'on peut souhaiter dans cette période"
"Les annonces du président de la République concernant les mesures en faveur du travail sont excellentes et, me semble-t-il, tout à fait dans le sens de ce que l'on peut souhaiter dans cette période".
Ollier (UMP) : "le juste retour de l'Etat."
"L'Etat, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, se devait d'intervenir directement en faveur des emplois afin de limiter les effets sociaux de la crise. Il vient de le faire en annonçant une relance des contrats aidés qui vont servir de soupape de sécurité."
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