Après Wall Street, les Bourses asiatiques en chute libre

le 10 octobre 2008 à 06h36 , mis à jour le 10 octobre 2008 à 08h47

La compagnie d'assurance japonaise Yamato Life, écrasée par une dette de 2,7 milliards de dollars, s'est déclarée en faillite vendredi matin.

Bourse de Hong Kong le 16 septembre 2008.Bourse de Hong Kong le 16 septembre 2008. © TF1/LCI

Dans le sillage de Wall Street qui a cédé plus de 7% jeudi soir, et dans l'inquiétude concernant le système financier américain, les places asiatiques plongeaient vendredi matin sous l'effet de ventes panique.
 
La Bourse de Tokyo, qui avait ouvert en baisse de 1,5%, a accentué son recul. A la clôture, l'indice Nikkei  a terminé la séance de vendredi sur un plongeon de 9,62%, sa pire chute en pourcentage en 21 ans. Sur une semaine, l'indice nippon a perdu pas moins de 24%. Preuve de la gravité de la situation, les échanges ont été interrompus durant quelques temps sur les marchés à moyen terme. Autre indice, la compagnie d'assurance japonaise Yamato Life, écrasée par une dette de 2,7 milliards de dollars, s'est déclarée en faillite vendredi, devenant le premier établissement financier du Japon à tomber sous les coups de la crise mondiale du crédit. A Hong Kong, une nouvelle journée noire se précise. L'indice Hang Seng  a ouvert en recul de 7,8% et tombe sous les 15.000 points, à son plus bas niveau depuis novembre 2005. Sur les 1.088 valeurs cotées à Hong Hong, sept seulement s'échangeaient à la hausse vendredi matin.

"Le marché panique"

A Séoul, où la faiblesse de la devise sud-coréenne, le won, accentue les craintes, la cote recule de plus de 7%. Vers 2h30, l'indice KOSPI  perdait 7,46% à 1.198,41 points. La Bourse de Singapour a également décroché, l'indice Straits Times  perdant 7%. En Australie, dont les entreprises sont affectées par le ralentissement des économies émergentes comme la Chine et l'Inde, l'indice vedette de la Bourse de Sydney, le S&P/ASW 200, perd 6,85%. "Le marché panique et son comportement n'obéit plus à aucune norme. L'extrême volatilité sur les marchés des changes aggrave le sentiment", soulignait un analyste chez Samsung Sec, témoignant du désarroi notoire sur les places asiatiques.

Ce nouvel effondrement des marchés met la pression sur la réunion des ministres de l'Economie et des Finances et des gouverneurs des banques centrales des sept pays les plus industrialisés (G7) qui débute à Washington vendredi soir à 20 heures. Alors que les Etats-Unis se retrouvent en position d'accusés face aux membres du club (Allemagne, Canada, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), le président George W. Bush doit en outre faire une déclaration à 15 heures pour "assurer aux Américains qu'ils peuvent avoir confiance" car ". Selon la presse japonaise, Tokyo va proposer au G7 la création d'un fonds d'urgence d'environ 200 milliards de dollars (146 milliards d'euros) pour prêter de l'argent aux petits pays affectés par la crise financière mondiale. Le Japon, qui préside cette année le G8 (G7 plus Russie), est également prêt à convoquer un sommet extraordinaire de ce club de grandes puissances si aucune solution pour faire face à la crise financière n'émerge lors de la réunion du G7 finances vendredi, a annoncé le Premier ministre japonais Taro Aso. 

(D'après agence)

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le 10 octobre 2008 à 06:36
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4 Commentaires

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  • Stéphane, le 10/10/2008 à 08h55

    Rien d'étonnant ,c'est que le début et entre nous ,les bandits doivent etre punis d'une certaine manière

  • F Wiel, le 10/10/2008 à 08h18

    Ca ne fat que commencer!

  • Dudu, le 10/10/2008 à 08h02

    Tous des bandits ses banquiers ils jouent avec l'argent des gens comme avec des jetons du casino

  • Dominique PLAISANCE, le 10/10/2008 à 07h20

    Il est 7 heures du matin et il est encore un peu tôt pour présumer le score du CAC 40 en fin de journée. On peut néanmoins constater que les pouvoirs publics, Nicolas Sarlozy en tête, cherchent à rassurer les épargnants ; ce comportement serait somme toute normal si Nicolas Sarkozy prenait la décision de fermer la Bourse de Paris pour une durée indéterminée, le temps que l'orage passe sur tout le système financier international. Que fait-on à la place ? Eh bien, de sa retraite auvergnate, on va chercher Valéry Giscard d'Estaing pour tenter de sauver les apparences qui montrent l'amateurisme dont font preuve nos gouvernants en matière financière par leur manque d'expérience à ce niveau ; cette initiative apparaît excellente, encore faut-il la concrétiser en nommant VGE au Ministère des Finances (pour les plus jeunes d'entre nous, je rappellerai qu'il a été Ministre du Général de Gaulle à ce poste).

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