
Les marchés financiers européens flambaient mercredi, dans la foulée de New York et Tokyo, dopés notamment par une perspective de baisse des taux d'intêret, même si les menaces persistent sur l'économie mondiale.
Possibles baisses de taux aux Etats-Unis, au Japon et en Europe, accalmie sur le marché des changes et stabilisation du prix du pétrole, rebond technique après les plongeons de la semaine passée, ralentissement des ventes panique des fonds spéculatifs : de nombreux facteurs concouraient à la remontée des cours, qui laissait pourtant sceptiques de nombreux opérateurs. "C'est typique des marchés baissiers de rebondir de manière complètement folle", a rappelé à New York un analyste financier. "On ne peut s'empêcher de penser que cette force extrême va être suivie d'une faiblesse extrême. Ce qu'on aimerait vraiment, c'est retrouver un niveau stable". Des rebonds de mauvais augure pour la suite, donc.
Volkswagen tire Francfort à la baisse
La Bourse de Paris a clôturé sur une très forte hausse mercredi, le CAC 40 s'envolant de 9,23%. Plus tôt, Tokyo avait fermé en hausse de 7,74%, galvanisé par New York où le Dow Jones a fait un bond de 10,88% mardi. Victime des mouvements erratiques du titre Volkswagen (voir notre sujet vidéo), Francfort se démarquait avec une baisse de 2,3%. Le constructeur automobile chutait d'environ 40% mercredi, après la décision de son principal actionnaire Porsche de mettre sur le marché 5% du capital pour améliorer la liquidité du titre. L'action Volkswagen avait été multipliée par plus de quatre depuis lundi à la suite d'une prise de contrôle par Porsche. Des acteurs financiers, qui avaient spéculé à la baisse sur le titre, ont été contraints de se ruer sur le peu d'actions restantes à n'importe quel prix.
Cet épisode a accru les doutes sur les pratiques risquées des établissements bancaires, dont plusieurs sont soupçonnés par les marchés d'avoir été piégés dans l'affaire Volkswagen.
(D'après agence)
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