Un photographe saisit la chute du Dax à Francfort (ARCHIVE). © PHOTO DDP/ THOMAS LOHNES GERMANY OUT![]() |
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Rien n'y a fait. Après une baisse de 9,04% lundi et un léger rebond mardi à +0,55%, le CAC 40 a fini en baisse de 6,31% mercredi, à 3.496,89 points, son plus bas niveau depuis le 13 août 2004. Même tendance à New York, où le Dow Jones a fini en baisse de 2,21% et le Nasdaq de 0,81%. Comme la Bourse de Paris, Wall Street a joué au yo-yo tout au long de la journée, malgré l'annonce de la Fed d'une baisse de son principal taux d'intérêt.
En Europe, l'intervention coordonnée des banques centrales, notamment la BCE et la banque d'Angleterre, n'a également pas rassuré les places boursières, marquées notamment par la chute des bourses asiatiques. En fin de matinée, elles avaient pourtant semblé rassérénées par l'annonce de la BCE, qui a abaissé son taux directeur à 3,75%. Le dernier mouvement sur les taux, une neuvième hausse consécutive, datait de juillet 2008. "Une décision très importante vient d'être prise," a commenté Nicolas Sarkozy à Evian. Au moment de cette annonce , le chef de l'Etat prononçait un discours dans lequel il appelait à une "action coordonnée des banques centrales et des gouvernements" pour remettre sur pied le système financier. Mais après être revenue à l'équilibre, la Bourse de Paris, déjà affectée par une chute de plus de 8% dans la matinée, repartait à la baisse.
Londres et Francfort en pleine déprime
Même manque de confiance en Allemagne et au Royaume-Uni. A la Bourse de Londres, qui avait effacé toutes ses pertes à la mi-séance, le Footsie a clôturé en baisse de 5,18%. La journée avait été particulièrement mouvementée : dans la matinée, l'indice a perdu jusqu'à 7,82%, malgré l'annonce par le gouvernement britannique d'un plan complet de soutien au secteur bancaire, qui inclut une proposition de prise de participations de l'Etat dans le capital des grandes banques, à hauteur de 50 milliards de livres. La Banque d'Angleterre a également réduit son principal taux d'un demi point à 4,50%, ce qui n'a pas empêché à la Bourse de replonger, les investisseurs continuant à craindre une aggravation de la crise financière.
L'inquiétude l'a également emporté à Francfort, où le DAX a fini en forte baisse, de 5,50%. Même chose à la Bourse suisse où l'indice SMI a perdu 5,51% à 6.073,45 points, après le mouvement erratique de ses vingt valeurs vedettes tout au long de la journée. Le Crédit Suisse a chuté de 16,14% à 42,1 francs, UBS de 6,13% à 18,21 francs, alors que Julius Baer prenait 2,56% à 44 francs.
"La baisse des taux d'aujourd'hui est symboliquement positive, mais pas suffisante pour stabiliser les marchés", a commenté Romain Boscher, responsable de la gestion actions chez Groupama Asset Managers. "On est clairement dans la phase de capitulation, pour ne pas dire de panique, et on le restera tant qu'il y aura des ventes forcées, que ce soit de la part de 'hedge funds' en difficultés, de fonds de private equity, d'autres fonds d'investissement ou encore d'oligarques russes", a-t-il ajouté.
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