Wall Street finit dans le rouge, le CAC dégringole

Par O. L. avec agences, le 08 octobre 2008 à 09h48 , mis à jour le 08 octobre 2008 à 22h44

Malgré le coup de pouce surprise des banques centrales, qui ont baissé leurs taux, les places boursières ont toutes fini en baisse. Le CAC 40 a clôturé à -6,31%.

Un photographe saisit la chute du Dax à Francfort (ARCHIVE).Un photographe saisit la chute du Dax à Francfort (ARCHIVE). © PHOTO DDP/ THOMAS LOHNES GERMANY OUT

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Rien n'y a fait. Après une baisse de 9,04% lundi et un léger rebond mardi à +0,55%, le CAC 40 a fini en baisse de 6,31% mercredi, à 3.496,89 points, son plus bas niveau depuis le 13 août 2004. Même tendance à New York, où le Dow Jones a fini en baisse de 2,21% et le Nasdaq de 0,81%. Comme la Bourse de Paris, Wall Street a joué au yo-yo tout au long de la journée, malgré l'annonce de la Fed d'une baisse de son principal taux d'intérêt. 

En Europe, l'intervention coordonnée des banques centrales, notamment la BCE et la banque d'Angleterre, n'a également pas rassuré les places boursières, marquées notamment par la chute des bourses asiatiques. En fin de matinée, elles avaient pourtant semblé rassérénées par l'annonce de la BCE, qui a abaissé son taux directeur à 3,75%. Le dernier mouvement sur les taux, une neuvième hausse consécutive, datait de juillet 2008. "Une décision très importante vient d'être prise," a commenté Nicolas Sarkozy à Evian. Au moment de cette annonce , le chef de l'Etat prononçait un discours dans lequel il appelait à une "action coordonnée des banques centrales et des gouvernements" pour remettre sur pied le système financier. Mais après être revenue à l'équilibre, la Bourse de Paris, déjà affectée par une chute de plus de 8% dans la matinée, repartait à la baisse.

Londres et Francfort en pleine déprime
 
Même manque de confiance en Allemagne et au Royaume-Uni. A la Bourse de Londres, qui avait effacé toutes ses pertes à la mi-séance, le Footsie a clôturé en baisse de 5,18%. La journée avait été particulièrement mouvementée : dans la matinée, l'indice a perdu jusqu'à 7,82%, malgré l'annonce par le gouvernement britannique d'un plan complet de soutien au secteur bancaire, qui inclut une proposition de prise de participations de l'Etat dans le capital des grandes banques, à hauteur de 50 milliards de livres. La Banque d'Angleterre a également réduit son principal taux  d'un demi point à 4,50%, ce qui n'a pas empêché à la Bourse de replonger, les investisseurs continuant à craindre une aggravation de la crise financière.
 
L'inquiétude l'a également emporté à Francfort, où le DAX a fini en forte baisse, de  5,50%. Même chose à la Bourse suisse où l'indice SMI a perdu 5,51% à 6.073,45 points, après le mouvement erratique de ses vingt valeurs vedettes tout au long de la journée. Le Crédit Suisse a chuté de 16,14% à 42,1 francs, UBS de 6,13% à 18,21 francs, alors que Julius Baer prenait 2,56% à 44 francs.

"La baisse des taux d'aujourd'hui est symboliquement positive, mais pas suffisante pour stabiliser les marchés", a commenté Romain Boscher, responsable de la gestion actions chez Groupama Asset Managers. "On est clairement dans la phase de capitulation, pour ne pas dire de panique, et on le restera tant qu'il y aura des ventes forcées, que ce soit de la part de 'hedge funds' en difficultés, de fonds de private equity, d'autres fonds d'investissement ou encore d'oligarques russes", a-t-il ajouté.

Par O. L. avec agences le 08 octobre 2008 à 09:48
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19 Commentaires

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  • Bernard, le 08/10/2008 à 22h25

    Et voilà les effets du système capitaliste!

  • GILBERT, le 08/10/2008 à 15h01

    Toutes ces informations apportent des fluctuations erratiques des marchés. A l'origine avant tout la spéculation. Il faut donc sévir sur ce point et pénaliser très fortement les allers retours sur les valeurs. La spéculation sera arrêtée si l'on frappe ou le bas blesse c'est à dire le gain artificiel. Que les autorités financières et boursières prennent des mesures dans ce sens et l'on évitera des allers retours dans une même journée de plus de 10%

  • Régis, le 08/10/2008 à 14h36

    Si les Banques centrales soulagent les bourses, le marché risque de se raidir! :)

  • Bande de gros ***, le 08/10/2008 à 14h21

    Je sais que je ne serais pas publier mais je tenais à dire à ceux qui publie les articles sur ce site d'arrêter un peu de paniquer dés que les courbes baisses de quelques points. A part faire paniquer les gens et les obliger à aller retirer massivement leur argent en banque je ne vois pas à quoi cela sert d'être autant alarmiste. D'autant plus que cela aggrave la crise... Bravo le journalisme de bas étage, vous êtes tombé encore plus bas que les places boursiéres mondiale. A croire que le reigne de la terreur vous amuse... Vous n'êtes juste que des pions pathétique sans honneur et sans savoir-vivre. A bon entendeur...

  • Chinaski, le 08/10/2008 à 14h19

    Je suis sur que c'est grâve mais bon sang si j'y comprenais quelque chose je me ferai plus de souci. Enfin quand çà sera plus la peine de se lever le matin pour aller bosser prévenez nous, d'ici là amusez vous bien avec notre pognon.

  • Lemont, le 08/10/2008 à 13h59

    Le veau d'or s'éffondre !

  • Alou, le 08/10/2008 à 13h53

    Cela ressemble beaucoup à du terrorisme non????????????????? ne serait-ce pas un 11 septembre financier???????????????curieux les spéculations!!!!!!!! on ne nous dit pas tout.

  • Irma12, le 08/10/2008 à 13h52

    Nous n'entendons plus Mr Besancenot. Que pense-t-il de cette situation? Dans sa campagne présidentielle de 2007, il voulait partager les bénéfices du CAC 40, pourquoi ne propose-t-il pas de partager ces immenses pertes? Peut-être est-il directement concerné. Pour nous simples retraités, quelle embrouille!!!

  • Toto, le 08/10/2008 à 13h44

    Sur LCI, on lit : "une porte-parole de Nyse-Euronext. Elle a expliqué que quand 35% de la capitalisation boursière de l'indice est réservée à la baisse, Nyse Euronext a pour règle d'arrêter le calcul de l'indice pendant 15 minutes." D'après le journal Le Monde: "une porte-parole de NYSE-Euronext. Elle a expliqué que quand 65 % de la capitalisation boursière de l'indice est réservée à la baisse, NYSE-Euronext a pour règle d'arrêter le calcul de l'indice quinze minutes." ALORS? c'est 35% à la baisse ou 65%?

  • GILBERT, le 08/10/2008 à 13h32

    Il est à craindre que ce soit les petits épargnants qui s'affolent car pour eux leurs économies sont primordiales et que les plus fortunés tirent les marrons du feu. Les fluctuations erratiques de la bourses résultent autant de la spéculation que de problèmes purement économiques.

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