Nicolas Sarkozy et François Fillon à l'Elysée, le dimanche 12 octobre 2008 © TF1/LCI![]() |
La réponse des Européens |
En matière de communication, Nicolas Sarkozy n'aime pas se faire griller. A domicile qui plus est. Dimanche alors que les 15 représentants de la zone euro tentaient d'établir un plan commun de réaction à la crise économique, une mouture du texte - la quatrième semble-t-il - se retrouve entre les mains des journalistes.
Agacement à l'Elysée. Et le président français ne se gêne pas pour la dénoncer : "Ceux qui ont donné la source ne sont pas forcément ceux qui ont le plus travaillé, tiens. On n'avait pas le temps de sortir" pour aller parler à la presse, explique-t-il à un journaliste qui s'étonne qu'un passage du brouillon qu'il a eu entre les mains a disparu dans le texte définitif.
"Je peux même vous donner le prénom"
Et d'ajouter qu'il n'a pas de doute sur l'identité de celui qui a trop parlé : "C'est la même source qui a dû vous donner le papier numéro quatre. Certainement et je peux même vous donner le prénom de la source".
Plus tôt, le Premier ministre belge, Yves Leterme, avait regretté, lors d'une interruption de séance, que les 15 pays ne se soient pas mis d'accord sur "un système de surveillance européen". Ce à quoi Nicolas Sarkozy avait répondu : "La déception du Premier ministre sera de courte durée". "Mercredi, au conseil européen, nous ferons des propositions précises sur le sujet".
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