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Une nouvelle fois, la Bourse de Paris a terminé en fort recul lundi, l'indice CAC 40 perdant près de 4% à 3.067.35 points (-3,96%), après avoir lâché plus de 6% à la mi-séance, dans un marché toujours paniqué par les perspectives de récession mondiale. L'indice Dax des trente valeurs vedettes de la Bourse de Francfort a fini de son côté en hausse de 0,91%, "sauvé" par la folle envolée du cours de Volkswagen, qui a triplé sa valeur après la montée de Porsche dans son capital.
Bien que les pays du G7 se soient dit prêts à coopérer pour freiner l'envolée du yen, la Bourse de Tokyo s'était effondrée de 6,36% en clôture, l'indice Nikkei atteignant son plus bas niveau depuis 1982. Emboîtant le pas aux principales places financières mondiales, la Bourse de New York a terminé en forte baisse après avoir évolué en yo-yo tout au long de la séance: le Dow Jones a perdu 2,77% et le Nasdaq 2,31%, selon des chiffres provisoires.
Les Bourses sont affectées par des opérations de désendettement et par des révisions à la baisse des perspectives de bénéfice des entreprises, mais elles devraient retrouver un équilibre ensuite, a estimé lundi Christine Lagarde. "Il y a (...) un mouvement de désengagement de fonds de gestion alternatifs qui se délestent d'un certain nombre d'actions et d'autre part les anticipations de baisse de croissance, en particulier aux Etats-Unis, et d'une manière générale sur le plan mondial qui amènent les investisseurs à revoir à la baisse leurs provisions de profit sur les entreprises où ils avaient investi et donc à faire tourner leurs investissements", a expliqué la ministre de l'Economie en ajoutant : "Je crois qu'il y a un moment où on va retrouver un équilibre".
"Le pire reste à venir en termes d'activité économique"
"La crise financière internationale a pris en octobre l'allure d'un scénario catastrophe. Elle affecte l'économie réelle", commentent les analystes de BNP Paribas, qui soulignent la contagion aux marchés émergents. "Les opérateurs semblent capituler face à la menace de récession mondiale qui prend de l'ampleur", renchérit Valérie Plagnol, directrice de la stratégie au Crédit Mutuel-CIC. Les marchés sont d'autant plus fébriles que de nombreux indicateurs macroéconomiques clefs aux Etats-Unis comme en Europe sont attendus cette semaine, alors que se poursuivent les publications de résultats trimestriels par de grandes entreprises américaines et européennes.
La première estimation du Produit intérieur brut (PIB) américain au troisième trimestre, notamment, sera dévoilée jeudi: elle "ne devrait pas être désastreuse" mais "elle ne rassurera pas", pronostique la maison de courtage Aurel, car "le pire reste à venir en termes d'activité économique".
Face à la dégradation rapide de l'économie en zone euro qui renvoie à l'arrière plan les inquiétudes sur l'inflation, La Banque centrale européenne (BCE) semble désormais résolument engagée sur la voie d'une réduction de ses taux directeurs. Pour preuve la déclaration, lundi, du président de de la BCE, Jean-Claude Trichet qui annonce qu'une nouvelle baisse des taux directeurs lors de la prochaine réunion du comité directeur de la BCE (le 6 novembre) est "possible". La BCE avait déjà décidé le 8 octobre d'abaisser son principal taux directeur à 3,75%, contre 4,25% jusque là, dans le cadre d'une action concertée de plusieurs banques centrales.
(D'après agence)
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