Paris et Berlin réagissent en tandem à la crise

le 09 octobre 2008 à 07h23 , mis à jour le 09 octobre 2008 à 08h58

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé mercredi soir qu'ils avaient décidé de coordonner "totalement" les actions de la France et de l'Allemagne face à la crise financière.

Silvio Berlusconi, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy (octobre 2008)Silvio Berlusconi, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy (octobre 2008) © TF1/LCI

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Depuis que la crise financière a pris pied sur le vieux continent et que s'est lancée la spirale baissière sur les Bourses, les Européens sont en quête d'une réponse concertée. Ils l'appellent de leurs voeux, sans parvenir à la concrétiser vraiment. Les membres de l'UE ont pu s'accorder sur une doctrine en cinq points qui a garanti leur unité de façade, et sur une hausse des garanties des dépôts des particuliers, mais concrètement, le soutien aux banques se fait au coup par coup et en ordre dispersé. Mercredi matin encore, dans la foulée de l'annonce d'un plan sans précédent au Royaume-Uni pour soutenir le secteur bancaire, Gordon Brown appelait à un plan européen de financement des banques. Et ce, après avoir été accusé d'avoir, avec l'Allemagne, bloqué toute solution à l'échelle européenne lors du "mini-sommet" du G4 samedi dernier à l'Elysée.

Entre une unité introuvable et la stratégie du cavalier seul, des alliances ponctuelles semblent s'ébaucher : mercredi soir, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont décidé de coordonner "totalement" les actions de la France et de l'Allemagne face à la crise financière. La chancelière allemande et le président français ont annoncé cette décision dans une déclaration conjointe qui, selon le communiqué de l'Elysée, précise qu'ils ont "approuvé pleinement les décisions prises par la Banque Centrale Européenne tant en ce qui concerne la baisse de ses taux directeurs décidée en concertation avec les banques centrales d'Angleterre, du Canada et des Etats-Unis d'Amérique, qu'en ce qui concerne les améliorations considérables apportées à l'accès des banques de la zone euro à son refinancement".

"Nos montres marquent la même heure"

Dans la journée à Evian, Nicolas Sarkozy avait déjà jugé excellente la décision des banques centrales de baisser leurs taux d'intérêt et s'était réjoui de ce que la coordination internationale face à la crise financière progresse. Même si, chose qu'il n'a pas soulignée, elle ne se concrétise pour l'heure qu'au niveau des banques centrales. De même, le chef de l'Etat français a rejeté toute idée de divergences avec Angela Merkel, notamment sur le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des quatre pays européens du G8 de samedi. "Le sommet du G4 a été un succès et en aucun cas un échec", a-t-il assuré.

Mais si Nicolas Sarkozy a reconnu avoir eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, il n'a pas répondu publiquement à la demande britannique d'un plan concerté européen pour sauver les banques, alors que lui-même plaide sans succès depuis des jours pour une réponse commune à la crise et voit ses efforts régulièrement remis en cause. Il a toutefois apporté son soutien au plan annoncé dans la matinée par le Trésor britannique - 200 milliards de livres sterling (259 milliards d'euros) mis à la disposition des banques et établissements de crédit immobilier britanniques pour renforcer leurs fonds propres et restructurer leurs finances.

D'après agence

Nouveau bol d'air pour Dexia

Le bancassureur franco-belge en difficulté Dexia aura la garantie des Etats français, belge et luxembourgeois pour emprunter à hauteur de 4,5 milliards d'euros sur les marchés, a-t-on indiqué jeudi de sources proches des gouvernements français et luxembourgeois. Cette mesure a été décidée à l'issue d'une nuit de négociations à Bruxelles entre des représentants des trois gouvernements et des actionnaires de la banque des collectivités locales. L'Etat belge apportera sa garantie pour 60,5%, la France pour 36,5%, et le Luxembourg pour 3%. Dexia avait déjà été renfloué à hauteur de 6,4 milliards d'euros par ses actionnaires français et belge au début de la semaine dernière, revenant à une nationalisation partielle du groupe. Mais le titre continuait à être très malmené en bourse et avait encore perdu 15% de sa valeur mercredi.

le 09 octobre 2008 à 07:23
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2 Commentaires

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  • CHRISTIAN, le 09/10/2008 à 09h04

    C'est excellent pour redonner la confiance l'axe PARIS BERLIN est de toute façon le moteur de l'EUROPE Isoler la GRANDE GB me semble pas logique, mais les anglais ont refusé l'euro donc pourquoi font ils bande à part et pourquoi les associer à cet accord FRANCO ALLEMAND ? va t'on faire une explosion de l'EUROPE ?

  • Giromaxi, le 09/10/2008 à 08h55

    Mais que les Anglais se débrouillent avec leur livre puisqu'ils n'ont pas voulu de l'Euro !..

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