Nicolas Sarkozy recevait le 4 octobre 2008 à l'Elysée les dirigeants des 4 pays européens du G8 à l'Elysée © TF1-LCILes ministres européens des Finances ont de nouveau affiché lundi leurs divergences sur l'opportunité d'un plan paneuropéen de secours aux banques frappées par la crise financière. "Je ne pense pas que nous arriverons à quoi que ce soit qui s'approche d'un consensus sur un fonds européen" d'aide aux banques en difficulté, a reconnu le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, à son arrivée à une réunion avec ses collègues de la zone euro à Luxembourg.
Les Pays-Bas ont été les premiers à avancer la semaine dernière l'idée d'un plan de sauvetage européen, à l'image de celui de 700 milliards de dollars mis sur pied par les Etats-Unis, chaque pays contribuant à hauteur de 3% de son Produit intérieur brut. Mais le projet, qui a les faveurs de la présidence française de l'Union européenne, a été immédiatement torpillé par l'Allemagne et la Grande-Bretagne, qui privilégient des solutions nationales. Berlin, en particulier, ne veut pas avoir à payer la facture pour les problèmes bancaires d'autres pays.
Un plan paneuropéen "pas utile"
L'Allemagne a réitéré sa position à Luxembourg, par la voix de son secrétaire d'Etat aux Finances, Jörg Asmussen. "Nous sommes d'avis qu'un plan de sauvetage européen ne serait pas utile", a-t-il dit à la presse. Le ministre de l'Economie espagnol Pedro Solbes a estimé également que l'idée d'un plan de sauvetage comme aux Etats-Unis "serait assez difficile" à réaliser en Europe "compte tenu de la structure de l'Union européenne", qui ne dispose pas d'un budget fédéral suffisant notamment.
L'Italie tente pourtant de relancer l'idée. Dimanche soir, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a indiqué que son ministre de l'Economie Giulio Tremonti proposerait lundi à ses homologues européens la création "d'un fonds commun égal à 3% du PIB", affirmant même que la chancelière allemande Angela Merkel se serait rangée à l'idée. Ce que Berlin a nié. De son côté, Nicolas Sarkozy a assuré lundi que l'Union européenne prendra "toutes les mesures nécessaires" pour garantir la stabilité du système financier et protéger les épargnants. "Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité est aujourd'hui réalisée", a-t-il indiqué. Pour autant, cela ne signifie pas que la France soutient l'idée d'une plan de sauvetage européen, assure l'Elysée. "C'est une position de l'Italie (...) ce n'est pas une position commune
européenne qui a le soutien de la France et de l'Allemagne", a-t-on indiqué lundi soir à la présidence française.
(D'après agence)
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