Que va annoncer Sarkozy ?

Par O.L. avec agences, le 22 octobre 2008 à 18h17 , mis à jour le 23 octobre 2008 à 11h00

Le président de la République présente jeudi en Haute-Savoie une série de mesures de soutien à l'économie, notamment en faveur des PME.

Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse au Conseil européen (16 octobre 2008)Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse au Conseil européen (16 octobre 2008) © TF1/LCI

Face à la crise, Nicolas Sarkozy aura-t-il les moyens de tenir jeudi un de ces discours "d'action" qu'il affectionne ? En s'appuyant sur quelles mesures ? Selon l'Elysée, le président de la République présentera en Haute-Savoie une série de mesures de soutien à l'économie, notamment en faveur des PME, incluant des dispositions destinées à amortir les effets de la crise financière sur la situation de l'emploi, il "n'annoncera pas de plan emploi en tant que tel", tempère l'Elysée. Le chef de l'Etat devrait en effet s'exprimer de nouveau sur le thème de l'emploi mardi prochain à Rethel (Ardennes).
 
Lors de son déplacement de jeudi à Annecy-le-Vieux, Nicolas Sarkozy doit notamment détailler, à l'occasion d'une visite d'entreprise puis d'une table ronde, son plan de soutien de 22 milliards d'euros présenté début octobre afin de prévenir les risques d'assèchement du crédit des entreprises. A cette occasion, il détaillera également quelques mesures destinées à soutenir l'emploi, dont la situation s'est fortement dégradée depuis le mois d'août. Selon Les Echos, l'exécutif planche sur des mesures pour venir en aide aux secteurs les plus touchés, comme l'automobile et le bâtiment. Et selon  Le Figaro, Nicolas Sarkozy pourrait annoncer la création d'une "sorte de fonds souverain" pour soutenir les entreprises en difficultés. "L'une des pistes envisagées, la plus spectaculaire, serait d'opérer un rapprochement entre la Caisse des dépôts et l'Agence de participations de l'Etat", pour alimenter ce fonds souverain, poursuit le quotidien ."Cela donnerait un fonds d'investissement de près de 200 milliards de réserve. De quoi rivaliser avec les vrais fonds souverains étrangers", précise le quotidien.

 
Contrats aidés, reformes accélérées
 
Nicolas Sarkozy reviendra une nouvelle fois sur le thème de l'emploi mardi à Rethel en évoquant la fusion ANPE-Unedic. Le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi Laurent Wauquiez avait évoqué la semaine dernière la préparation d'un "plan d'action sur le front de l'emploi". Il avait précisé que ce "plan" insisterait sur la poursuite des réformes de structures (formation professionnelle, Pôle emploi), la détection des "emplois de demain" (numérique, services à la personne ou emplois verts) et le recours accru à des outils existants tels que les contrats de transition professionnelle (CTP) et les contrats aidés.
 
Le Premier ministre François Fillon a lui-même récemment indiqué que le nombre de ces contrats aidés, peu utilisés par son gouvernement, augmenterait "sans doute un peu" en 2009 pour servir d'"amortisseur" à la crise, tout en précisant qu'ils ne constituaient "pas une solution au problème du chômage". En baisse régulière depuis 2006, le nombre de demandeurs d'emploi a amorcé une forte remontée en août qui devrait, selon l'Unedic, rapprocher en fin d'année le nombre des chômeurs de la barre symbolique des 2 millions.
 
"La crise financière que nous traversons ne doit en rien retarder les réformes. Elle doit au contraire les accélérer", a prêché mercredi Nicolas Sarkozy lors d'une allocution à l'Elysée devant les membres de la commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur. "Plus que jamais, nous devons moderniser notre pays. Nous avons besoin de réponses ambitieuses et novatrices. Je veux croire que le pays y est prêt. Je suis convaincu que l'évolution des esprits, tant dans l'opinion que parmi les élus, quelle que soit d'ailleurs la famille politique à laquelle ils appartiennent, peut nous y aider", a-t-il ajouté.
 
Sarkozy soutient l'Espagne, l'Allemagne le tacle
 
Au chapitre du règlement international de la crise, Nicolas Sarkozy a "salué" jeudi "l'annonce par la Maison-Blanche de la tenue, le 15 novembre à Washington, d'un sommet des principaux pays et institutions concernés" (Voir notre article). Il a aussi assuré mardi au chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, qu'il soutenait la participation de l'Espagne aux prochains sommets.
 
L'Allemagne a de son côté renvoyé dans les cordes le président français et sa proposition de créer des fonds souverains nationaux pour protéger les industries européennes, un refus ancré à la fois dans une opposition sur le fond et une défiance à l'égard de l'activisme du président français. Le ministre de l'Economie, le conservateur Michael Glos, a opposé une fin de non recevoir à l'idée quelques heures après que Nicolas Sarkozy l'eût lancée au Parlement européen mardi. Cela "contredit tous les principes d'une politique économique couronnée de succès", a-t-il dit. 

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A partir de 11 heures 50, suivez le discours de Nicolas Sarkozy en direct sur LCI.fr. 

Par O.L. avec agences le 22 octobre 2008 à 18:17
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15 Commentaires

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  • Joel2, le 23/10/2008 à 12h13

    Bonjour sans doute du bla bla comme d'ab toujours des taxes et toujours pas de pouvoir d'achat a

  • Isa, le 23/10/2008 à 11h34

    Toujours la même chose: plus vite, encore plus vite... dans le mur!

  • STEPH, le 23/10/2008 à 11h25

    Franchement qui croit encore aux promesses de Mr Sarkozy ? Du blanc dans les paroles, du noir dans les actes c'est comme ça depuis le début. A l'arrivée ce sont de toutes façons toujours les mêmes qui trinquent.

  • Jo, le 23/10/2008 à 11h25

    Encore des réformes qui ne profiteront pas aux petits commerçants qui chaque jour s'enfoncent sous le poids des charges...Adieu les petits commerces!!!(un restaurateur)

  • Bibi, le 23/10/2008 à 11h08

    Stop de taxer les petits commerces. nous suportons tros de charges dans nos petites boutiques, et avons de plus en plus de difficultés à vivre. Les centres villes meurent de plus en plus. Ce ne sont pas des vitrines de banques, ou d'assurances qui font vivre une ville. Mobilisons nous pour sauver les commercants, du moins ceux qui restent, ils faut de la solidarité. Les commercants ne vivent pas d'amour et d'eau fraiche, il faut une clientèle fidèle, et quotidienne. De l'exemple, et arrêtons de soutenir les grands surfaces, sinon ils seront les maîtres du monde, nous n'aurons plus de pouvoir d'achat.

  • Analogue, le 23/10/2008 à 11h05

    Entièrement d'accord avec Gilbert de St Thurien, voilà quelqu'un de réaliste, j'espère que nous sommes nombreux en France à plaider de cette façon...il est inadmissible que la gauche socialiste ai l'attitude néfaste qu'elle a actuellement, arrêtons la démagogie pour un temps et soyons uni face à la situation économique qui doit mobiliser toutes les volontés;Notre Président n'est pas responsable de la crise financière ni des conséquences..ce gouvernement subi comme toute l'Europe tous les abus du libéralisme exacerbé américain et des traders devenus fous..il faut règlementer le plus vite possible tout çà au niveau mondial.

  • Cécile, le 23/10/2008 à 10h54

    Tout le monde est touché par la crise économique .....Pourquoi toujours favorisé les classes moyennes !!!! Nous aussi ont a du mal à bouclé les fins de mois et ont a droit à rien c'est pas logique !!!!!!

  • Claude, le 23/10/2008 à 10h51

    Ce qui intéresse surtout le citoyen c'est ce qu'il peut acheter avec ce qu'il gagne , la politique , la bourse , le cac 40 , les fluctuations .......... pour la plupart ça leur " passe au dessus des oreilles " , la vie , leur quotidien c'est leur souci principal . Que notre président éssai de juguler la situation est normal , on l'a élu un peu pour cela .

  • Alain, le 23/10/2008 à 10h22

    Il faut absolument aider et soutenir les petits commerces car ce sont eux les premiers a souffrir de la crise et si ils disparaissent, le monopole des grandes enseignes tuera definitivement nôtre pouvoir d'achat. Je pense qu'il faudrait taxer les grandes surfaces et distribuer des primes au petit commerce.

  • ROM, le 23/10/2008 à 10h13

    Et bien qu'il annonce un renforcement des droits de douane sur tous les produits en importation hors CEE sur la base de prix de vente au detail nos productions européennes. Nous consommateurs nous pouvons aussi limiter la crise en Europe avec le refus d'acheter (cher en plus par rapport à leur valeur d'importation) des produits Made in China (non conforme, dangereux, (DF les bons jouets Mattel du Noel dernier et les fauteuil Confo...) Acheter moins mais mieux l'écologie (nos dechetterie sont pleines de Produits Chinois irreparables aprés quelques mois....) et l'économie vont diront merci Si vous ne pouver pas faire autrement que du Chniois exiger votre recours en garantie (meme et surtout si le produit n'est pas cher) plutot que racheter le meme produit !!!

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