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Réunion au haut sommet à l'Elysée

Edité par
le 12 octobre 2008 à 15h28
Temps de lecture
4min
Eurogroupe Elysée crise fiancière

Réunion d'urgence de l'Eurogroupe à l'Elysée au sujet de la crise fiancière, le 12 octobre 2008 / Crédits : TF1-LCI

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ConjonctureNicolas Sarkozy a reçu les 15 dirigeants de l'Eurogroupe. Selon le projet, les gouvernements sont prêts à garantir le financement des banques jusqu'à fin 2009.

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Sarkozy attend "un plan ambitieux, coordonné"

Après le G4, le G7 Finances, le G20, l'Eugroupe parviendra-t-il à une solution ? A la veille d'un Conseil des ministres extraordinaire sur la crise financière, les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se sont réunis en urgence ce dimanche, durant près de 3 heures, à l'Elysée, avec Jean-Claude Trichet, Jean-Claude Juncker et Jose Manuel Barroso. Objectif : annoncer un contenu concret et fort à une réponse "coordonnée" face à la crise financière... quelques heures avant la réouverture des marchés, après une semaine noire sur les places boursières. Les Bourses américaine et canadienne seront toutefois fermées lundi, pour cause de jour ferié.

Voici le projet en discussion

Selon un projet de déclaration commune, les dirigeants seraient prêts à apporter leur garantie aux opérations de refinancement des banques, de manière provisoire, à moyen terme. Le plan envisagé sera limité au 31 décembre 2009. Il serait demandé à la Banque centrale européenne (BCE) de fournir des liquidités aux entreprises financière et non financières tant que la crise se poursuit. Et les pays de l'Eurogroupe pourraient mettre des capitaux à disposition de leurs banques.

"Vous ne serez pas déçus", a en tous cas promis la ministre des Finances Christine Lagarde à Washington, en marge des réunions du G7 et du Fonds monétaire international. Le président français souhaite en tous cas "un plan ambitieux, coordonné, qui apporte des solutions". "Ce que j'attends c'est que l'Europe parle d'une seule voix", a-t-il déclaré sur le perron de l'Elysée dimanche après-midi (voir la vidéo). "Mercredi (lors du conseil européen à Bruxelles) nous essaierons d'entraîner toute l'Europe dans la même direction coordonnée et ambitieuse", a-t-il ajouté. A son arrivée à l'Elysée, Angela Merkel a estimé que le sommet enverrait un "signal important" aux marchés.

Brown consulté, pour un solution à l'anglaise ?

Ce devrait être vers la Grande-Bretagne -le pays le plus réfractaire à la monnaie unique-, que les dirigeants des pays de la zone euro vont puiser l'inspiration. Jose Manuel Barroso a affirmé que l'UE "devait aller au-delà des décisions du G7" vendredi à Washington (lire notre article). Le plan britannique, qui allie nationalisations partielles et garantie des prêts entre banques, paraît à tous le plus abouti. Gordon Brown, le chef du gouvernement britannique, a d'ailleurs été reçu juste avant le sommet de l'Eurogroupe par Nicolas Sarkozy. "Je vais à Paris pour persuader les autres pays européens d'adopter l'approche globale que nous avons prise en Grande-Bretagne", avait-il expliqué.
 
Le plan mis en place par Londres, et qui doit être dévoilé lundi matin, pourrait conduire à une prise de contrôle majoritaire de deux des plus grandes banques du pays, RBS et HBOS. Il prévoit 50 milliards de livres (62,5 milliards d'euros) d'argent public pour entrer dans le capital des banques les plus faibles et 250 milliards de livres (315 milliards d'euros) pour garantir les échanges entre banques. Car le blocage de ce marché interbancaire est au coeur du problème. Par peur des faillites, les banques ne se prêtent plus entre elles. Celles qui ne trouvent pas les fonds nécessaires pour équilibrer leurs comptes peuvent très rapidement se retrouver en difficultés comme cela s'est produit pour plusieurs établissements européens. Les banques rechignent aussi à faire crédit aux entreprises et aux ménages, menaçant l'ensemble du système économique et financier.
 
Tandis que le gouvernement allemand travaillait dimanche à un plan qui serait adopté dès lundi en Conseil des ministres extraordinaire (300 et 400 milliards d'euros avec des garanties et l'entrée de l'Etat au capital de banques), la France envisage aussi un projet de loi visant à garantir le refinancement des banques françaises par l'Etat. Le texte sera proposé lundi en Conseil des ministres extraordinaire (lire notre article) et Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il annoncerait lundi "un certain nombre de mesures pour la France", lors d'une allocution solennelle.

Commenter cet article

  • Ixe : Dévaluez déjà l'EURO de 30% pour le ramener à sa valeur réelle ensuite on y verra plus clair pour les échanges intermonétaires!

    Le 12/10/2008 à 19h38
  • Alain : Mr SARKOZY , comme le dit votre texte va annoncer des mesures pour faire face à cette crise en esprérant que ces mesures soient justes, et qu'elles ne soient pas encore une fois des mesures pour diminuer le pouvoir d'achat des français car je crois que depuis que la France est à droite on nous en prend assez comme cela

    Le 12/10/2008 à 17h35
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