Sale temps pour les promoteurs

le 09 octobre 2008 à 12h53 , mis à jour le 09 octobre 2008 à 12h57

Deux grands groupes frappés par la crise licencient : Nexity se sépare de 150 personnes et envisage 500 suppressions d'emplois, Kaufman & Broad prévoit 166 suppressions d'emplois.

TF1/LCI : BTP : chantier de construction d'une maisonBTP : chantier de construction d'une maison © TF1/LCI

Le secteur immobilier est frappé de plein fouet par la crise. De nombreux promoteurs en souffrent déjà, et désormais, le marasme n'épargne pas les plus grands. Dans un entretien que publie Le Monde, Alain Dinin, PDG de Nexity, plus important promoteur immobilier français, dresse un tableau sombre des perspectives du secteur. Alors que son groupe a nettement revu à la baisse jeudi ses prévisions de bénéfice (de 200 millions d'euros à 140 millions) et a annoncé le licenciement de 150 personnes, le dirigeant envisage déjà 500 suppressions d'emplois chez Nexity, essentiellement par le biais de départs naturels.

Sur l'ensemble du secteur immobilier et BTP, estime-t-il, 180.000 salariés sont menacés de chômage, et le nombre des mises en chantier en 2008 en France pourrait être inférieur de 90.000 au nombre de celles de l'année 2007. "Les pertes de chiffres d'affaires ou de recettes fiscales pour l'Etat" pourraient atteindre la somme de "3 milliards en moins rien que pour la TVA", estime-t-il. Pour autant, le PDG du premier promoteur français veut rassurer sur le compte de son propre groupe. Nexity, dont les Caisses d'Epargne sont actionnaires à 39,6%, a déjà affirmé que sa "situation financière est saine" car ses "financements sont sécurisés". Les Caisses d'Epargne n'ont "pas l'intention" de vendre, a renchéri jeudi Alain Dinin.

Kaufman & Broad dégraisse aussi

Mercredi, Kaufman & Broad, un autre grand promoteur immobilier français, avait annoncé un plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant 166 suppressions d'emplois. "Depuis le début de l'année nous avons renégocié les prix du foncier déjà acquis, revu nos coûts de construction et nos frais fixes avant de décider que sur les 155 opérations que nous avions prévu de lancer en 2008, nous n'en réaliserons que la moitié", avait indiqué le PDG de Kaufman and Broad. Néanmoins, "devant l'aggravation de la crise nous avons été obligés de procéder à un plan de sauvegarde de l'emploi".

Les mesures du plan de réorganisation de l'entreprise seront concentrées sur la fin de 2008 et le début 2009 et se termineront par la fermeture, fin 2010, de deux agences (Lille et Strasbourg) sur les quatorze que compte le groupe.

D'après agences

le 09 octobre 2008 à 12:53
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7 Commentaires

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  • J.PO., le 09/10/2008 à 16h53

    Revoir les couts de constructions = serrer encore le"kiki" des sous-traitants!!!!

  • Fifi, le 09/10/2008 à 16h50

    ça fait longtemps que l'on attendait cela. je ne dirai pas que c'est bien fait car les gens licenciés ne sont pour rien dans tout ça. mais la politique du fric toujours plus sera peut-être vu autrement. mais les grands directeurs ne sont pas touchés comme d'habitude. quand on voit un certain G. Nafilyan qui fait ses déplacements en jet......l'immobilier était trop cher il se sont gavés pendant des années...... revenons à des vrais valeurs........ fifi, Grenoble

  • Dranem.c, le 09/10/2008 à 16h24

    Voila ou nous mène les spéculateurs, eux sont pénards. On ne viendras pas leurs chercher des noises. ils pourrons recommencer à la première occasion.

  • Jack92, le 09/10/2008 à 16h14

    L'effet DOMINO commence

  • Henri, le 09/10/2008 à 14h45

    Je n'irai pas pleurer sur les pertes de bénéfices de ces bétonneurs, lesquels, jour après jour, année après année, défigurent encore plus la région parisienne, et aggravent les difficultés de circulation en agglutinant leurs maisons "Monopoly" sur de superbes terres agricoles, lesquelles "baraques" coûtent, d'ailleurs, une fortune...

  • Lelfa, le 09/10/2008 à 13h55

    C'est un vrai scandale,les prix de l'immobilier ont fait un bond de 150% en 10 ans,les promoteurs se sont enrichis et maintenant on licencie,c'est une honte

  • Cédric, le 09/10/2008 à 13h20

    Il faut juste voir qu'avec les prix actuels, ils doivent se faire des marges inavouables. Il y a 10 ans un logement neuf coutait 2 fois moins cher ... est-ce que le prix des parpains, du ciment et des ouvriers à doublé ??? Faut pas tout inverser, la crise ce n'est pas la baisse des prix car on reviendrait à des fondamentaux normaux (c. f. courbes de friggit). La crise c'est plutôt les prix exorbitants auxquels étaient les logements jusqu'au milieu de l'année.

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