La chancelière allemande et le président français le 11 octobre 2008A la veille d'un sommet crucial de l'Eurogroupe à Paris, la France et l'Allemagne voulaient montrer leur "parfaite identité de vue" -selon les mots de Nicolas Sarkozy- pour dissiper les inquiétudes autour de la crise financière, en célébrant samedi les 50 ans d'une rencontre historique entre De Gaulle et Adenauer. Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel ont inauguré ensemble, samedi matin, un mémorial dédié à l'ex-président Charles De Gaulle, dans le village de Colombey-les-Deux-Eglises, qui fut à la fois le fief et la retraite du général.
Marchés financiers : Merkel et Sarkozy accordent leurs violons
Après leur rencontre avortée de lundi, les deux dirigeants signent une lettre commune demandant à la commission européenne "d'accélérer ses travaux" pour un "encadrement renforcé" des marchés financiers.
Publié le 09/06/2010
Merkel boude Sarkozy et serre la vis en Allemagne
La chancelière allemande a reporté in extremis une rencontre prévue lundi avec Nicolas Sarkozy pour défendre un budget 2011 enfanté dans la douleur, le plus rigoureux de l'après-guerre.
Publié le 08/06/2010
La rencontre Merkel-Sarkozy reportée d'une semaine
Nicolas Sarkozy devait retrouver ce lundi la chancelière allemande à Berlin pour un dîner de travail portant notamment sur la coordination économique européenne. La rencontre a été annulée au dernier moment.
Publié le 07/06/2010
Merkel-Sarkozy : le couple désuni se retrouve à Berlin
Alors que les relations France-Allemagne sont loin d'être au beau fixe et que les rapports personnels entre leurs dirigeants sont détestables, Nicolas Sarkozy se retrouve ce lundi à Berlin pour une réunion suivie d'un dîner de travail.
Publié le 07/06/2010
Après cette cérémonie destinée à célébrer le couple franco-allemand, les deux dirigeants se sont retrouvés pour un déjeuner de travail, puis ont donné une conférence de presse. Durant une demie-heure, les deux dirigeants ont fait montre d'unité. "Il n'y a pas l'ombre d'un désordre" entre la France et l'Allemagne, a commencé Nicolas Sarkozy. "L'Allemagne et la France sont sur la voie d'une réponse coordonnée de l'Eurozone à la crise", qui ne "sera pas un fond commun", a enchaîné Angela Merkel, à la veille du sommet de l'Eurogroupe à l'Elysée. Et "la réponse à la crise sera claire lundi", a-t-elle assuré. "La France et l'Allemagne travaillent, l'Eurogroupe travaille et s'il devait y avoir des décisions prises l'Allemagne et la France annonceraient ces décisions en même temps et veilleraient à ce qu'elles rentrent concrètement et opérationnellement en vigueur en même temps", a ajouté le président français.
Brown à l'Elysée dimanche avant l'Eurogroupe
En tous cas, a promis Nicolas Sarkozy : "la France et l'Allemagne annonceront et mettront en oeuvre en même temps les éventuelles décisions", sans dévoiler l'issue du sommet de l'Eurogroupe convoqué en urgence dimanche à Paris, et tandis que, selon la presse allemande, le gouvernement allemand prépare un plan de sauvetage du secteur bancaire avec une loi adoptée en urgence par le Parlement. La chancelière Angela Merkel a estimé que l'Allemagne devait injecter de l'argent dans les banques mais a précisé que ce soutien ne pouvait pas prendre une forme permanente, tandis que Nicolas Sarkozy réaffirmait n'avoir jamais réclamé la création d'un "fonds européen". Le président français a aussi déclaré qu'il recevrait le Premier ministre britannique Gordon Brown dimanche à l'Elysée, avant la réunion de l'Eurogroupe.
Avant la conférence de presse, Nicolas Sarkozy avait déjà affirmé que "l'Europe, bousculée par une crise sans précédent, ne gardera son unité et ne sera capable d'agir que si la France et l'Allemagne travaillent ensemble dans la confiance la plus totale". "Ce que nous vivons en ce moment est (...) un excès des marchés qui doit être corrigé (...) Nous n'y arriverons que si la France et l'Allemagne travaillent étroitement ensemble", avait de son côté affirmé Angela Merkel.
Dans la lignée du G7
Mercredi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy "sont convenus que les actions de l'Allemagne et de la France relatives à la crise financière seront totalement coordonnées". Les autorités allemandes, qui rejetaient jusqu'à présent tout plan de sauvetage global des banques, ont assoupli leur position vendredi soir, ouvrant la porte à une action concertée européenne.
Les dirigeants européens pourraient se rapprocher d'une initiative commune de grande envergure, faisant écho au plan Paulson de 700 milliards de dollars annoncé la semaine dernière par les Etats-Unis. Elle s'inscrirait dans la lignée du plan d'action adopté vendredi par les grands argentiers du G7 qui se sont engagés à empêcher toute faillite de banque importante.
Quelle solution ?
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, -à qui Nicolas Sarkozy a rendu hommage samedi, saluant son "talent" dans la gestion de la crise- a déclaré samedi, depuis Washington, qu'une des pistes étudiées par l'Eurogroupe dimanche pourrait être une entrée plus importante des Etats européens dans le capital des banques, mais que ce n'était "pas nécessaire" actuellement en France (Lire notre article).
Précédemment, Paris a reproché à l'Allemagne, à mots à peine couverts, de jouer cavalier seul et de bloquer toute démarche qui engagerait des moyens financiers communs à toute l'Europe. Le Canard Enchaîné a publié des propos peu amènes du président français à l'égard d'Angela Merkel, qui auraient été tenus lors de réunions avec ses collaborateurs. "Elle a dit : chacun sa 'merde'", aurait déclaré le président français à propos de la chancelière allemande, en soulignant qu'après avoir taillé en pièces les projets européens, elle avait dû gérer à Berlin la quasi-faillite de la banque allemande Hypo Real Estate.
De leur côté, l'Islande et les Pays-Bas ont trouvé un accord sur leur différend concernant les clients de la banque islandaise Icesave en vertu duquel le pays nordique s'engage à rembourser chaque épargnant jusqu'à 20.887 euros maximum, selon un communiqué commun publié samedi. Les Pays-Bas avaient déjà annoncé cette semaine qu'ils garantiraient jusqu'à 100.000 euros les épargnes des clients néerlandais de la banque en ligne Icesave, filiale de l'islandaise Landsbanki nationalisée mardi.
(D'après agence)
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