Nicolas Sarkozy au sommet de l'Asem © LCILors de la clôture du sommet Asie-Europe, Nicolas Sarkozy a promis que le sommet sur la crise financière du 15 novembre à Washington, qui doit réunir les grandes puissances industrialisées et émergentes du G20, serait "conclusif". "Chacun a bien compris qu'il n'était pas possible de se réunir uniquement pour parler. Des décisions seront prises", a-t-il affirmé.
Le président en exercice de l'UE a précisé que lors de ce sommet, ou lors de ceux qui suivront, la question des changes sera abordée. "Il me semble impossible d'évoquer la question fiscale, la crise financière sans parler des monnaies, de la façon dont elles évoluent les unes par rapport aux autres", a-t-il souligné.
"Entreprendre une réforme réelle"
De son côté, le Premier ministre chinois Wen Jiabao a appelé à une plus grande régulation du système financier mondial. "Nous avons besoin d'une plus grande régulation financière pour assurer la stabilité financière", a-t-il déclaré. "L'économie virtuelle doit être coordonnée avec l'économie réelle", a-t-il ajouté, ajoutant que les mesures prises pour faire face à la crise actuelle n'étaient pas "suffisantes". La Chine a d'ailleurs confirmé qu'elle participerait au sommet de Washington. "Nous prendrons une part active. Nous sommes prêts à mener une coopération pragmatique pour trouver une solution à la crise. Nous espérons que ce sommet portera ses fruits", a souhaité le chef du gouvernement chinois.
Venu dans la capitale chinoise avec pour ambition de rallier l'Asie à sa croisade pour la "refondation" du capitalisme et l'organisation d'un Bretton Woods de la finance mondiale, le président en exercice de l'Union européenne (UE) en est donc reparti avec la satisfaction du devoir accompli. "Les pays asiatiques ont pris conscience de la gravité de la crise et de la nécessité d'y réagir, insiste-t-on dans le camp français. "Il y a encore ceux qui sont dans le bain et ceux qui commencent à avoir les pieds dans l'eau", a commenté un diplomate, "mais les Asiatiques commencent à être touchés et se disent qu'ils doivent apporter leur contribution".
Les 43 pays de l'Asem s'étaient déjà formellement "engagés" vendredi à "entreprendre une réforme réelle et de fond des systèmes internationaux monétaire et financier". Les 27 pays de l'Union européenne et 16 pays d'Asie, qui représentent près de 60% du PIB mondial, ont également jugé que cette réforme passait par un rôle accru du Fonds monétaire international (FMI) "dans l'assistance aux pays sérieusement touchés par la crise, à la demande de ces derniers".
D'après agence
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