© sxc.huEntre lundi et vendredi, les Bourses mondiales ont connu le pire comme le meilleur. Et vendredi matin, suivant la hausse de Wall Street jeudi, la plupart des Bourses mondiales sont reparties à la hausse, grâce à une ruée sur les actions rendues bon marché par la dégringolade des cours. En Europe, après un bon début de séance à 5,15%, Paris réduisait sa remontée à +1,1% à 16 heures. A Francfort, le Dax est lui repassé dans le rouge tandis que Londres, qui avait grimpé en début de séance, effaçait tous ses gains à la mi-journée, le Footsie étant même repassé brièvement dans le rouge. Quant à Wall Street,, le Dow Jones a ouvert vendredi en baisse de 2,48% et le Nasdaq de 2,26%.
L'évolution des marchés américains étant devenue totalement imprévisible, les investisseurs restent cependant prudents. Ils craignent de perdre leur chemise s'ils restent exposés trop longtemps, explique un analyste chez Shinko Securities à Tokyo. De nombreux groupes américains (Microsoft, Ford, Apple, Boeing...) doivent publier leurs résultats trimestriels la semaine prochaine. La saison des résultats démarre la semaine suivante au Japon. Google et IBM ont eux publié des résultats supérieurs aux attentes du marché, mais la banque Citigroup avait annoncé un quatrième trimestre consécutif de pertes et Merril Lynch s'est également enfoncé dans le rouge. Aux Etats-Unis, la production industrielle, en recul de 2,8% en septembre, a enregistré sa plus forte baisse depuis décembre 1974. Le secrétaire américain au Trésor a cependant assuré que le plan de 700 milliards de dollars adopté pour sauver les banques permettait de s'attaquer au coeur de la crise financière, y compris l'immobilier.
Sarkozy rencontre Bush samedi
En Europe, l'Allemagne a drastiquement révisé en baisse sa prévision de croissance pour 2009 à 0,2% au lieu de 1,2%. L'Irlande, elle, est déjà entrée en récession. Signe que la santé du système bancaire européen reste chancelante, la Suisse a entrepris à son tour de recapitaliser ses banques. Au sommet de Bruxelles, les 27 pays de l'Union européenne (UE) sont tombés d'accord pour prendre toutes les "mesures nécessaire pour soutenir la croissance et l'emploi". Mais ils ne sont pas convaincus de l'opportunité d'un véritable plan de relance européen.
Les Européens veulent en outre obtenir une "réforme réelle et complète" du système financier international et entendent s'attaquer aux paradis fiscaux, aux agences de notation et aux fonds spéculatifs. L'UE tente d'obtenir de Washington la tenue dès novembre d'un sommet associant les huit membres du G8 (Etats-Unis, Japon, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, France et Russie) et les grandes économies émergentes. Washington en a accepté le principe "dans un avenir proche", sans s'engager sur une date ni un lieu. La question sera abordée samedi lors d'une rencontre à Camp David entre le président George W. Bush, son homologue français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
D'après agence
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