Trichet : "il faut tout réviser, comme une automobile"

Par D.H., le 19 octobre 2008 à 19h32 , mis à jour le 19 octobre 2008 à 22h59

La "choquante" affaire de la Caisse d'Epargne prouve, selon le président de la BCE que "d'immenses progrès sont à faire dans la gestion des risques" bancaires.

BCE, Jean-Claude TrichetLe président de la BCE, Jean-Claude Trichet, le 19 octobre 2008 © TF1-LCI

"Il faut tout réviser, comme on révise une automobile de A à Z, sans aucun tabou." Invité du Grand Jury, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a appelé dimanche à réviser le système financier, face à la crise. Il s'est d'ailleurs dit "choqué" par la perte de 600 millions d'euros à la Caisse d'Epargne ("Bien sûr, je comprends que ça puisse choquer, ça me choque évidemment"), une affaire qui prouve, selon lui, que "d'immenses progrès sont à faire dans la gestion des risques" bancaires.
 
"C'est d'ailleurs une des leçons de la crise", a-t-il poursuivi. "Nous sommes en présence d'un système qui a manifestement dysfonctionné", et "il faut tout réviser, sans aucun tabou et sans bouc émissaire", a-t-il dit. Jean-Claude Trichet a en outre estimé que nous étions "dans une période de fort ralentissement de la croissance", tout en considérant que les conditions étaient réunies pour un "retour à la confiance".
 
Quant à l'enquête au sein du FMI pour une affaire de népotisme présumé de la part de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Claude Trichet s'est dit "persuadé" que le directeur général du FMI n'avait "pas abusé de son pouvoir" (lire notre article).

Par D.H. le 19 octobre 2008 à 19:32
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