Pas un mais plusieurs sommets

le 19 octobre 2008 à 10h00 , mis à jour le 19 octobre 2008 à 11h10

Le premier devrait avoir lieu aux Etats-Unis, "peu après les élections américaines" du 4 novembre.

[Expiré] [Expiré] Bush Sarkozy Barroso © AFP

Face à la tempête boursière et à la crise financière qui gangrènent l'économie mondiale, Européens et Américains ont décidé de réunir non pas un mais plusieurs sommets, dont le premier pourrait avoir lieu à New-York dès novembre.
 
Lors d'entretiens dans la retraite présidentielle américaine de Camp David samedi, George W. Bush Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sont convenus de consulter les autres dirigeants internationaux cette semaine "avec l'idée de commencer une série de sommets pour répondre aux difficultés auxquelles est confrontée l'économie mondiale". Le premier de ces sommets, au niveau des chefs de gouvernement, aurait pour objet de "discuter de la crise financière actuelle et de formuler des principes qui guideraient les suivants", a précisé un porte-parole de la Maison Blanche. Cette rencontre aurait lieu aux Etats-Unis, "peu après les élections américaines" du 4 novembre, selon le communiqué final de la réunion de Camp David. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a offert d'accueillir ce premier sommet au siège de l'ONU, à New-York.

"Préserver le capitalisme démocratique"

Mais, si le président américain a cédé à la pression des Européens, venus à Camp David lui arracher un sommet, le nouvel ordre financier mondial qui pourrait émerger reste flou. Les Européens veulent une réforme profonde du système actuel, une sorte de Bretton Woods bis, du nom des accords qui gouvernent depuis 1944 la finance internationale. De même les Européens proposent une supervision mondiale des marchés, qui pourrait échoir au Fonds monétaire international (FMI). Mais alors que le président français veut construire "le capitalisme de l'avenir", M. Bush a lui répété qu'il était "essentiel que nous préservions les fondements du capitalisme démocratique", soit le capitalisme actuel.
 
En attendant ces futurs sommets, la crise financière a remis au goût du jour la lutte contre les paradis fiscaux, qui sera au menu d'une réunion internationale mardi à Paris, à l'initiative de la France et de l'Allemagne. Selon l'ONG Transparence International France, il y aurait une "cinquantaine" de paradis fiscaux dans le monde, dans lesquels "plus de 400 banques, deux tiers des 2000 hedge funds (fonds spéculatifs) et deux millions environ de sociétés écran" géreraient quelque "10.000 milliards de dollars d'actifs financiers". Soit quatre fois le PIB de la France.
 
La réunion de Camp David est intervenue après une semaine de yo-yo sur des marchés financiers totalement "maniaco-dépressifs", selon les termes du prix Nobel d'économie 2008, Paul Krugman.   Malgré ces montagnes russes, Paris a regagné 4,8% sur la semaine, comme Londres (+3,3%), Francfort (+5,2%) et New-York (+4,7%). Le Dow Jones a cependant terminé dans le rouge sur la seule séance de vendredi, avec une baisse de 1,4% à Wall Street.

(D'après agence)

le 19 octobre 2008 à 10:00
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1 Commentaires

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  • Bernard, le 19/10/2008 à 10h53

    On devrait plutot appeler les paradis fiscaux des 'parasites fiscaux': ils vivent de l'économie des pays normaux et ils n'ont plus aucun raison d'exister maintenant que les capitaux circulent librement sur toute la terre.

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